Tous les articles par Jacqueline Collard

Risques et tourisme – 2 événements sur Grenoble, les 14 et 15 octobre

Risques et tourisme : des événements à Grenoble pour sensibiliser et agir

Communiqué de presse :

Dans le cadre des travaux sur l’adaptation du tourisme aux risques majeurs, l’AFPCNT (Association Française pour la Prévention des Catastrophes Naturelles et Technologiques), en partenariat avec la Préfecture de l’Isère, le PARN (Pôle Alpin d’Études et de Recherche pour la Prévention des Risques Naturels),
la Métropole de Grenoble, le Commissariat du Massif des Alpes et le Cluster Montagne, vous invitent à deux événements majeurs à Grenoble les 14 et 15 octobre 2024.

Ces événements visent à sensibiliser les professionnels du tourisme, les acteurs locaux, les étudiants, et le grand public aux enjeux de la culture du risque, et à engager une réflexion collective sur l’adaptation du secteur face aux menaces croissantes du changement climatique.

14 octobre 2024 : Représentation théâtrale Risk.com par la compagnie Essentiel Éphémère
Dans un cadre artistique et convivial, la pièce de théâtre Risk.com interroge notre rapport
aux risques majeurs (inondations, séismes, avalanches…). Mêlant humour et pédagogie,
cette représentation invite le public à réfléchir sur les menaces environnementales qui nous entourent, tout en suscitant des échanges et des prises de conscience.
Après la représentation, un cocktail convivial permettra de prolonger les discussions dans
une ambiance détendue.
Lieu : Espace Vie Étudiante, 101 place du Torrent, 38400 Saint-Martin-d’Hères

15 octobre 2024 : Colloque « Le tourisme s’adapte face aux risques”
Le 15 octobre, la seconde édition du colloque « Le tourisme s’adapte face aux risques :
entre adaptation, résilience et attractivité dans un contexte de changement climatique » réunira des experts, des professionnels du tourisme, des acteurs locaux et des élus pour débattre des enjeux cruciaux liés à la gestion des risques naturels dans les territoires touristiques. Ce colloque d’une journée sera articulé autour de différentes sessions faisant intervenir acteurs des risques, élus, professionnels du tourisme,ministères, associations, chercheurs, etc. Si de nombreux types de risques et de problématiques pourront être abordés, la tenue du colloque sur le territoire grenoblois permettra l’organisation d’une session spéciale sur les territoires de montagne. Il sera possible d’y assister en distanciel.

Les discussions seront structurées autour de trois grands axes :

Le tourisme résilient dans un contexte multirisque

Les professionnels du tourisme comme acteurs de la culture du risque

L’attractivité et la mutation du tourisme face aux défis contemporains

Infos pratiques

Lieu
: Stade des Alpes, 38000 Grenoble

Heure
: 09h30 – 16h30

Inscription obligatoire
:
Inscription ici

Des substances interdites retrouvées dans les cheveux et les urines d’enfants

Des pesticides, interdits ou préoccupants, ont été retrouvés dans des analyses de cheveux et d’urine de 71  d’enfants de six communes de l’agglomération de La Rochelle, (vaste étendue agricole et céréalière) alors que dans cette même région sont diagnostiqués des cancers pédiatriques en grande importance.

L’Association Avenir Santé Environnement créée en 2018 dans la plaine d’Aunis est à l’origine de cette démarche, afin d’élucider les éventuelles causes de cette épidémie inquiétante. Son président ajoute « On a eu plusieurs épisodes de pollution de l’eau avec des pesticides, de nombreux points de captage ont été fermés. Et on retrouve énormément de pesticides dans l’air de nos communes. Certaines molécules ont même été retrouvées dans des concentrations records. Tout ça a fini par aiguiser notre inquiétude. »

Les parents qui se battent depuis des années  trouvent ainsi une confirmation : des pesticides, interdits ou considérés comme préoccupants ont bien été retrouvés dans les cheveux et les urines de de ces enfants, âgés  de 3 à 17 ans,  « D’autres molécules peuvent correspondre à un usage domestique, comme le DEET, qu’on trouve notamment dans les répulsifs antimoustiques », explique Laurence Huc, directrice de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) qui a analysé les résultats pour l’association. C’est cette association qui a financé les analyses, pour découvrir pas moins de 45 molécules qui ont été retrouvées dans les cheveux des enfants et 14 dans leurs urines, qui pour certaines  sont interdites.

Selon un expert de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), interrogé par franceinfo, « l’interprétation sanitaire de ce type d’informations est difficile, car il n’existe pas, malheureusement, de seuil pour les résidus de pesticides dans les urines ou les cheveux. Il n’empêche que ces données sont intéressantes, et qu’il faut aller les chercher, car elles permettent de dresser un état des lieux de l’exposition des populations à toutes ces molécules ».

Ce 12 octobre est l’occasion d’une manifestation organisée par Avenir Santé Environnement, à 14h à La Rochelle. Il s’agit de la    2ème édition de  l’appel de la Rochelle  pour alerter sur la présence de ces pesticides et sur les risques, avec une marche à La Rochelle appelant à  une véritable transition agricole  et à  un plan de sortie des pesticides de synthèse.

Le 8 octobre à Grenoble s’est tenue la journée de culture sur les risques majeurs

Une journée consacrée à  la culture du risque , s’est tenue  à la Maison du Tourisme à Grenoble avec la préfecture, la DREAL, le SPPPY, l’IRMA et les services des villes avoisinantes.

 Objectifs de la journée : évoquer les différents risques majeurs, évaluer la campagne d’information menée en 2023 et penser les prochaines actions pour renforcer la culture du risque.Grenoble École de Management ( GEM)  avait  mené une enquête en questionnant les habitants sur leurs perceptions des risques. La 1ere préoccupation reste la qualité de l’air, à part pour les personnes qui se rappellent de la campagne « les bons réflexes » qui placent le risque industriel en 1er.

Enquête analysée par Laurence Creton, sociologue de la ville de Grenoble . Elle la qualifie comme efficace, avec 19% des personnes interrogées qui se souviennent de la campagne d’information.Cette  campagne d’information2023  était composée de flyers distribués dans les boites aux lettres mais aussi d’une campagne numérique sur les réseaux, gérée par Magazine & Fils.

Elle a regroupé un grand  nombre d’acteurs qui ont apporté leur compétence et retour d’expérience sur la survenance d’événements majeurs, qu’ils soient d’origines naturelle ou technologique, et mis en lumière la nécessité d’alerter efficacement les populations exposées à un danger imminent.

En France, cette responsabilité incombe aux pouvoirs publics, qui ont mis en place un dispositif spécifique pour répondre à cet enjeu  : les sirènes ( vérifiées chaque premier mercredi du mois ) et le système FR-ALERT. Déployé depuis 2022, cet outil vise à informer en temps réel les citoyens présents dans une zone menacée par un danger grave. La complexité des risques auxquels nous sommes confrontés, l’évolution rapide des technologies et l’impératif d’une information efficace à l’heure des réseaux sociaux nous incitent à questionner en profondeur les outils et les méthodes employés et a anticiper les risques afin de savoir mieux y répondre le cas échéant.

 C’est dans cet aspect que SERA est fort impliquée dans ces réflexions préventives et propose aux collectivités leur soutien..

Un nouveau parlement est né à Grenoble: celui de la Rivière Isère

Le Parlement de l’Isère est né de l’inquiétude de la population concernant l’eau, sa raréfaction  , ses usages, ses pollutions et l’accaparement de cette ressource dans le contexte du changement climatique,

Plusieurs associations sont à l’origine de ce dispositif: la FNE Isère, avec des associations  citoyennes en proposant des ateliers de réflexions afin d’élaborer les diverses orientations à donner à ce Parlement pour l’ensemble du bassin versant de l’Isère.

Son objectif: s’organiser pour protéger l’eau, se réapproprier démocratiquement les enjeux de l’eau, reconnaitre le droit à la rivière et assurer une base documentaire des données de la rivière.

Les dimensions du Parlement :

  • Une dimension politique et citoyenne : Créer un espace public de discussion sur l’eau ouvert à tous·tes pour élargir la participation citoyenne et porter la parole citoyenne auprès des institutions.
  • Une dimension scientifique : Constituer un observatoire de l’eau qui rassemblerait et vulgariserait de manière neutre et indépendante les données disponibles sur l’eau.
  • Une dimension juridique : Engager une réflexion sur les droits de la nature et considérer la rivière comme une entité ayant une valeur intrinsèque et pouvant prétendre à la personnalité juridique et morale.

 L’Isère fait aujourd’hui face à 3 menaces principales: l’accaparement de l’eau pour des usages industriels, la pollution de nappe de Grenoble ville avec un long passé industriel, et la raréfaction de la ressource prévisible avec le réchauffement climatique trés soumis à la fonte des glaciers alpins.

La première session  s’était  déroulée , le 28 septembre, avec une soixantaine de participants.Une assemblée citoyenne est intéressante pour permettre aux habitants de s’approprier la connaissance de leur environnement et des biens communs que sont les rivières afin de mieux les préserver.

https://parlement-isere.org

Les fleurs elles même porteuses de pesticides ? L’envers du décor de la rose

Très peu d’études sont  faites sur la contamination des fleurs coupées et des plantes ornementales par les pesticides. En manipulant des fleurs coupées traitées aux pesticides,( dont 85% proviennent de l’étranger dans une production intensive sans aucune protection des salariés) , une maman française a contaminé son bébé alors qu’elle était enceinte., celle ci ayant été exposée dès ses 20 ans à de nombreux herbicides dans le cadre de sa profession,

Une ancienne fleuriste a demandé, mercredi devant la cour d’appel de Rennes, la reconnaissance du préjudice subi par sa fille Emmy , morte à l’âge de onze ans d’une leucémie diagnostiquée à 5 ans et  liée à son exposition aux pesticides durant la grossesse.« Une contamination qui, malheureusement, passe la voie placentaire au moment de la grossesse et qui entraîne la contamination des fœtus », a expliqué Me Lafforgue.

Une étude belge avait déjà pu démontrer le risque encouru par les fleuristes.« Le risque pour les fleuristes est même plus important que celui encouru par les agriculteurs, car ils sont exposés à un cocktail de très nombreux pesticides, avec un nombre de substances très élevé sur chaque bouquet, y compris des substances interdites en Europe. Pourtant, ils ne sont pas informés. Et contrairement aux agriculteurs, ils sont exposés six jours sur sept, toute la journée, toute l’année ! », conclut Bruno Schiffers* professeur honoraire à l’Université de Liège, qui a piloté cette étude.

Le Fonds d’indemnisation des victimes de pesticides (FIVP) a reconnu « le lien de causalité entre la pathologie » de la petite Emmy et « l’exposition aux pesticides durant la période prénatale », a-t-il indiqué.

Contrairement aux fruits et légumes, il n’existe pas de réglementation européenne permettant de fixer des limites maximales de résidus de pesticides dans les fleurs.

* Bruno Shiffers, ingénieur agronome spécialisé en Protection des Végétaux, professeur honoraire de phytopharmacie et ancien responsable de Laboratoire de Phytopharmacie de Gembloux Agro-Bio Tech à l’Université de Liège en Belgique.

https://www.researchgate.net/publication/333760805_Biological_monitoring_of_exposure_to_pesticide_residues_among_Belgian_florists