Tous les articles par Jacqueline Collard

Le potentiel oxydant : nouvel indicateur de la pollution de l’air

La pollution atmosphérique est un problème invisible, mais bien réel, mais dont les connaissances s’affinent. Et pour s’attaquer à ce problème, il faut  mesurer ses divers composants.

C’est le travail de Cécile Tassel, doctorante à l’Université Grenoble-Alpes, et Gaëlle Uzu, directrice de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Ces géochimistes de l’atmosphère sont à l’origine d’une étude inédite tout juste parue dans la revue« Nature ». Elles y présentent un indicateur pour mesurer les dommages causés par les particules fines jusqu’ici peu utilisé : le potentiel oxydant.. En réunissant des données issues de 43 sites répartis dans toute l’Europe, les chercheuses ont constitué la base de données la plus complète jamais réalisée sur le sujet.

En 1996, en France, la loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie (dite loi Laure) a rendu obligatoire la mesure des particules fines, et l’indicateur réglementaire de référence a depuis lors été la concentration massique des particules en fonction de leur diamètre. La France était à l’époque pionnière, et l’UE s’est beaucoup inspirée de cette loi pour élaborer la directive européenne. Ces données sont bien sûr capitales, car nos poumons sont censés ne voir entrer et sortir que des flux de gaz lors de la respiration. Mais ces particules fines, de par leur taille, peuvent entrer dans les poumons et perturber le fonctionnement de ces organes. La taille est donc bien sûr très importante, comme la fréquence répétée d’exposition à ces particules.

Pour avoir donc plus d’informations sur les caractéristiques physiques et chimiques des particules et leur dangerosité pour la santé, elles ont utilisé un autre indicateur : le potentiel oxydant.Cet indicateur permet de mesurer le stress oxydatif dans les poumons.Les deux principales sources de stress oxydatif sont le trafic routier et le chauffage au bois.

Du côté des institutions, ce nouvel indicateur a été recommandé dans la nouvelle directive européenne sur la qualité de l’air, fin 2024.

L’étude parue dans Nature https://www.nature.com/articles/s41586-025-09666-9

l’Institut des géosciences de l’environnement (UGA Isère)

Des associations dénoncent un rapport entaché de reformulations

Plusieurs ONG dénoncent, dans une lettre ouverte adressée le 6 novembre au Premier ministre Sébastien Lecornu, les agissements du Ministère de l’Agriculture dévoilés le 30 octobre dans le journal du Monde.

En effet selon des sources sures, le rapport du Haut-Commissariat au plan défavorable aux pesticides, aurait été revu et corrigé avant d’être publié,  par ce ministère,  dans des conditions qui font scandale. Des pressions hiérarchiques sur les auteurs (menace de sanction, signalement aux ressources humaines), «demandes d’ajout ou de suppression de certains passages, reformulations» auraient été  commises.

« Ces interventions sont extrêmement préoccupantes. Elles portent atteinte à la crédibilité des institutions publiques, au droit des citoyens à une information indépendante et à la sécurité sanitaire nationale. C’est un signal d’alerte politique », écrivent les cosignataires, parmi lesquels figurent Générations futures, Secrets toxiques et Alerte des médecins sur les pesticides.

Le dit rapport : strategie-plan.gouv.fr/publications/les-politiques-publiques-de-sante-environnementale

Alors que s’ouvre la Cop 30 les signaux sont inquiétants

10 ans après l’Accord de Paris, le constat est inquiétant: Les émissions de CO2 s’emballent et les records de chaleur se multiplient, comme le liste un rapport sur l’état du climat planétaire publié par l’Organisation météorologique mondiale, alors qu’est annoncée la COP30.Ce  rapport sur l’état du climat mondial vient d’être publié le 6 novembre par l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

« Cette série sans précédent de températures élevées, combinée à l’augmentation record des niveaux de gaz à effet de serre de l’année dernière, montre clairement qu’il sera pratiquement impossible de limiter le réchauffement planétaire à 1,5 °C ces prochaines années sans dépasser temporairement cet objectif », a déclaré la secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo.

Toutes les zones de l’océan sont désormais affectées par les activités humaines, selon un rapport du programme européen Copernicus Marine : hausse de la température de surface, pollution plastique et perte de la biodiversité. Premier constat : depuis le début des mesures par satellite, en 1982, sa température de surface n’a cessé d’augmenter, avec au printemps 2024, elle atteignait  un niveau record de 21 °C. Ce rapport émis par plus de 70 scientifiques internationaux contribue à cette synthèse qui documente, en s’appuyant sur des données des deux dernières années, le déclin continu de la santé de l’océan.

Pour la première fois en 2025, révèle le  rapport : le dépassement de la 6éme limite planétaire a été franchie ; l’acidification des océans. L’acidité de l’eau à la surface de l’océan a augmenté de 30 à 40 % depuis l’ère préindustrielle, alertent les auteurs du rapport: en effet l’océan a la capacité de dissoudre une partie du CO2 atmosphérique, qui,  dissout dans l’eau conduit, par réactions chimiques, contribue à augmenter l’acidité de l’océan: ce qui est fort néfaste pour bon nombre d’ organismes marins.

Les six premières limites (changement climatique, cycle de l’eau, biodiversité, perturbations du cycle de l’azote et du phosphore, déforestation et changement d’utilisation des sols, pollution terrestre par des milliers de substances synthétiques) sont non seulement déjà dépassées, mais leur situation continue de s’aggraver.

https://marine.copernicus.eu/access-data/ocean-state-report

Lancement de l’étude d’imprégnation aux PFAS de la population sud lyonnaise

Comme vous nous l’annoncions lors de l’officialisation du collectif citoyen, les mesures d’expositions vont être rapidement mises en place et nous en sommes très satisfaits et vous communiquons les éléments de contexte.

PERLE, lancement de l’étude de bioimprégnation humaine aux PFAS dans le sud lyonnais 
Nous sommes heureux de vous donner rendez-vous pour une nouvelle série d’ateliers afin d’échanger autour du prochain lancement de la campagne de prélèvements. Ce sera l’occasion de visionner la version finale de la vidéo prenant en compte vos commentaires des précédents ateliers, suivi d’un échange ouvert avec les participant.e.s autour des prochaines étapes !
Ils se dérouleront sur deux sessions, en novembre et début décembre et sans inscription au préalable pour y assister :
    • Lundi 17 novembre 2025 à 12h – Oullins-Pierre-Bénite
      (Salle du Caveau, 7 rue Parmentier – 69 600 Oullins).
    • Lundi 17 novembre 2025 à 18h – Saint-Fons
      (Salle Spot, Rue Pierre Dupont – 69 190 Saint-Fons).
    • Mardi 18 novembre 2025 à 12h – Givors
      (Salle G. Brassens, Avenue Anatole France – 69 700 Givors).
    • Lundi 1er décembre 2025 à 18h – Solaize
      (Salle de réunion, salle polyvalente, Rue du Mourin – 69 360 Solaize).
    • Mardi 2 décembre 2025 à 12h – Lyon
      (Maison de la Guillotière, salle 3 – 25 Rue Bechevelin – 69 007 Lyon).
Comme lors des précédents ateliers, l’Institut Ecocitoyen pour la Connaissance des Pollutions sera accompagné des partenaires scientifiques (Sciences Po, ENTPE et CNRS).
Au plaisir de vous y retrouver.

 A très bientôt,  L’équipe projet PERLE.

Le Forum OSH (One Sustainable Health) 2025 s’est tenu à Lyon du 2 au 5 novembre

À l’occasion de la Journée Mondiale One Health, Lyon a accueilli du 2 au 5 novembre 2025 le Forum Une Santé Durable pour Tous (OSH for All Lyon 2025).    Il s’agit de la 3e Conférence mondiale One Sustainable Health, un événement international majeur qui réunit des experts de plus de 30 pays autour des enjeux de santé humaine, animale et environnementale. L’objectif est de promouvoir une approche intégrée et durable de la santé, en lien avec les Objectifs de Développement Durable (ODD).

La conférence a été organisée par la Fondation One Sustainable Health for All en partenariat avec l’Agence Française de Développement (Groupe AFD), le Réseau Pasteur, la Fondation de France, la Fondation S, la Fondation SNCF et la Mairie de  Lyon. Cette  conférence internationale a réunit des professionnels transdisciplinaires (santé humaine et animale, santé environnementale, secteur humanitaire…) de plus de 30 pays.

L’objectif est d’échanger des connaissances, de formuler des recommandations et de proposer des projets pilotes sur la base des travaux des 10 groupes de travail internationaux (GTI). Ensemble, ils ouvrent la voie à une approche intégrée d’une santé durable pour tous, par le biais d’actions opérationnelles concertées et appropriées aux niveaux local et international.

OSH for All Lyon 2025 est placé sous le registre « Together for a Healthy Planet & Healthy Life” pour affirmer le besoin de faire converger les professionnels de la santé humaine, animale et planétaire.
Face au réchauffement climatique qui fragilise les écosystèmes et pèse sur la santé des hommes et des animaux ; aux pollutions croisées de l’air, de l’eau et des sols ; et aux crises politiques et humanitaires qui aggravent les déplacements et les inégalités de santé, l’approche One Health s’impose comme une réponse incontournable.
Elle considère les interdépendances entre la santé humaine, animale et environnementale, et invite à construire des écosystèmes robustes : si la santé des milieux naturels est menacée, c’est la santé du vivant dans son ensemble qui est impactée. Pour faire face, nous devons développer des solutions à la fois globales et locales, au service d’une santé commune.

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