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Leçons d’un siècle de vie Edgar Morin

Edgar Morin un grand humaniste, sociologue et philosophe qu’il fait bon lire et écouter!   Des invitations à la lucidité et à la vigilance: s’attendre à l’inattendu!

La joie de vivre chevillée au corps, Edgar Morin a fêter ses  100 ans le 8 juillet 2021. L’homme est vif-argent et toujours curieux d’aujourd’hui. Le penseur est complexe, questionnant l’imprévu et l’incertain, et d’autant plus précieux en temps de crises. Une grande œuvre (soixante ouvrages), docteur honoris causa de trente-huit universités à travers le monde, ce monument national n’a pourtant pas vraiment fait école en son pays. Intellectuel médiatique avant l’heure, peut-être a-t-il dérouté des disciples pour embrasser trop de champs ?

Loin des chapelles et sans frontières, théoricien et militant, il a traversé le siècle, à contre-courant quand il le fallait. Il a pensé sa vie et vécu sa pensée, toujours là où ça se passe, aux premières loges de l’histoire. La politique a surgi chez lui à l’âge de 13 ans, au choc de la manifestation antiparlementaire du 6 février 1934. Résistant (sous le nom de Morin pour ses camarades) pendant la Seconde Guerre mondiale, il publie en 1946 son premier livre, « l’An zéro de l’Allemagne », en rupture avec l’antigermanisme d’alors. Jusqu’en 1947, il partage un appartement rue Saint-Benoît avec Marguerite Duras, Robert Antelme, Dionys Mascolo, sortant le soir pour écouter Boris Vian trompetter au Tabou ou Juliette Gréco au Vieux-Colombier (« Marguerite cuisinait des déjeuners franco-vietnamiens et des dîners de fête réunissant les Queneau, les Merleau-Ponty, les René Clément, Georges Bataille »).

Le sociologue et philosophe estime que la course à la rentabilité comme les carences dans notre mode de pensée sont responsables d’innombrables désastres humains causés par la pandémie de Covid-19. Or, l’arrivée d’un imprévisible était prévisible, mais pas sa nature. D’où sa maxime permanente : « Attends-toi à l’inattendu. »

Ces dernières œuvres:

  • Sur la crise : Pour une crisologie suivi de Où va le monde ?, Paris, Éditions Flammarion, coll. Champs, 2020, réunion de deux textes anciens, le premier datant de 2016 le deuxième de 1981.
  • Changeons de voie : Les leçons du coronavirus , Paris, Éditions Denoël, 2020.
  • L’entrée dans l’ère écologique, Paris, L’Aube, 2020.
  • Frères d’âme, entretien avec Pierre Rabhisur des questions de Denis Lafay, Paris, L’Aube, 2021.
  • Leçons d’un siècle de vie, (2021), Paris : Denoël,

Une plainte est déposée contre l’exposition au plomb des riverains de la cathédrale Notre Dame de Paris

Le 15 avril 2019, près de 460 tonnes contenues dans la toiture et la flèche de la cathédrale de Paris étaient parties en fumée avant de se disperser autour du monument et au-delà, dans le sillage de l’immense panache de fumée. Jusqu’à 500 000 microgrammes par mètre carré (µg/m2) avaient été mesurés sur le parvis ou encore 20 000 µg/m2 autour de la très fréquentée fontaine de la place Saint-Michel (jamais fermée au public). Rappelons que le plomb est une substance très toxique, même à faible dose, particulièrement pour les jeunes enfants et les femmes enceintes.

Deux ans après l’incendie de Notre-Dame, une nouvelle plainte pour mise en danger de la vie d’autrui a été  déposée contre X, mardi 6 juillet, devant le tribunal de Paris.
Elle émane de l’Union départementale CGT de Paris (UD CGT 75), de l’Association Henri Pézerat et de deux familles dont les enfants ont été exposés aux retombées de plomb à leur domicile et à l’école. En avril, l’association Robin des Bois avait déposé une plainte similaire après un premier recours infructueux en août 2019.
Le dépôt de cette nouvelle plainte intervient alors que les poussières de plomb polluent toujours l’environnement de la cathédrale.

En effet  depuis 2 ans l’association Henri Pézerat réclament un confinement du chantier et des études complémentaires détaillant les points contaminés et demandant un suivi sanitaire des personnes qui ont été exposées (pompiers, riverains  et travailleurs du chantier).

			

Lien fort entre pesticides et pathologies graves

L’Inserm a rendu un nouveau rapport sur les conséquences sur la santé des pesticides. La survenue de plusieurs maladies présente un lien de “présomption fort” avec l’exposition à ces substances, selon l’Institut.

Son dernier rapport datait de 2013. L’Inserm vient de rendre de nouvelles conclusions sur les liens entre l’exposition aux pesticides et la survenue de maladies. Ce rapport issu d’une expertise collective analyse les nouvelles données parues dans la littérature scientifique depuis huit ans. En tout, plus de 5.000 études ont été passées en revue pour tirer des conclusions par maladie. En 2013, l’Inserm concluait déjà qu’une association semblait exister entre les pesticides et la maladie d’Alzheimer, le cancer de la prostate, ainsi que certaines formes de cancer comme les les lymphomes non hodgkiniens (LNH), le myélome, le cancer de la prostate, la maladie de Parkinson, les troubles cognitifs et la BPCO  broncho-pneumapathie chronique obstructive.   Ce rapport affirme la nécessité de préserver les femmes enceintes à des expositions éventuelles  à ces produits toxiques.

Ce qui s’ajoute au rapport d’expertises rendu le 30 juin confirmant la relation entre certaines maladies et une exposition aux pesticides. Trois substances en particulier avaient  été passées au crible : le glyphosate, le chlordécone et les fongicides SDHI.

https://www.inserm.fr/sites/default/files/2021-06/Inserm_ExpertiseCollective_Pesticides2021_Synthese.pdf

Inserm. Pesticides et effets sur la santé : Nouvelles données. Collection Expertise collective. Montrouge : EDP Sciences, 2021.
Pour accéder aux expertises collectives en ligne : https://www.ipubli.inserm.fr/handle/10608/1

http://www.inserm.fr/thematiques/sante-publique/expertises-collectives

Le bilan de la qualité de l’air a été transmis par ATMO Auvergne Rhône Alpes

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes est l’observatoire agréé par le Ministère de la Transition écologique et solidaire, pour la surveillance et l’information sur la qualité de l’air en Auvergne-Rhône-Alpes.Atmo Auvergne-Rhône-Alpes. Il regroupe environ 250 adhérents, tous concernés par  la problématique de la qualité de l’air et répartis selon 4 collèges :

• Les représentants de l’État ;
• Les collectivités territoriales et locales ;
• Les professionnels de l’industrie et du transport ;
• Les associations de consommateurs, de protection de l’environnement, dont nous faisons partie, ainsi que les personnalités qualifiées (scientifiques, professionnels de santé)

le site: https://www.atmo-auvergnerhonealpes.fr/

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes vient de publier son rapport annuel 2020 que vous pouvez donc consulter.

Dans ce contexte, 3 points d’informations et mise en lumière ont pu être présentés :

  • PRSQA 2022-2025  : présentation de la démarche en cours pour l’élaboration du nouveau Plan Régional de la Surveillance de la Qualité de l’Air
  • ZFE : le point sur les travaux  réalisées par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes
  • TerriSTORY®, un outil web de référence pour les territoires en transition
  • Captothèque © : présentation de l’extension du dispositif à 9 autres territoires prioritaires de la région
  • parmi les projets pour 2021/2022 un focus sera produit sur l’ozone : polluant qui continue sa progression favorisé par l’exposition solaire plus importante en présence du changement climatique

    L’Ozone est un polluant « secondaire », c’est-à-dire qu’il n’est pas rejeté directement dans l’air par des sources de pollution mais résulte de transformations chimiques de polluants déjà présents dans l’air, dont les deux principaux polluants précurseurs de l’ozone que sont les oxydes d’azote (NOx) et les composés organiques volatils (COV) et le méthane (CH4).

    En 2020, la moitié de la population de la  région (3 783 400 habitants) a été exposée à des valeurs supérieures à la valeur cible de la réglementation.

Nouveau volet de l’étude Esteban sur l’exposition aux métaux

 Santé publique France vient de publier ce 1er juillet les données françaises d’exposition aux métaux de la population française issues de l’étude ESTEBAN durant les périodes 2014-2016. Cette grande enquête épidémiologique Esteban (Etude de santé sur l’environnement, la biosurveillance, l’activité physique et la nutrition) est pilotée depuis plusieurs années par Santé publique France (SPF). Elle  a permis de décrire l’exposition à 27 métaux et de mesurer leur présence dans l’organisme des adultes et pour la première fois à l’échelle nationale, chez les enfants. Cette nouvelle photographie des imprégnations souligne que l’ensemble de la population est concerné. Les résultats publiés aujourd’hui concernant l’exposition aux métaux, comme le cadmium, le cuivre, le nickel ou encore le mercure, constituent le deuxième volet de cette grande étude de biosurveillance menée par Santé publique France.

Des dépassements de valeurs-guide sanitaires ont été observés au sein de la population d’après l’étude Esteban pour l’arsenic, le mercure, le plomb et plus particulièrement le cadmium avec un peu moins de la moitié de la population adulte française qui présentait une cadmiurie supérieure à la valeur recommandée par l’Anses.

Compte tenu des effets néfastes des métaux sur la santé de l’augmentation des niveaux d’imprégnation par l’arsenic, le cadmium et le chrome entre ENNS et Esteban, il est encore aujourd’hui nécessaire de poursuivre les mesures visant à diminuer les expositions de la population générale à ces substances, en agissant en particulier sur les sources d’exposition. « La surveillance de l’imprégnation de la population aux substances chimiques est un enjeu de santé publique.

“La répétition des études de biosurveillance est nécessaire pour suivre dans le temps les évolutions des expositions de la population et ainsi contribuer à estimer l’impact des politiques publiques visant à les réduire. »Geneviève Chêne, Directrice Générale de Santé publique France

CP_biosurveillance_esteban_010721-1.pdf