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Le nouveau plan national pour une amélioration de la qualité de l’air vient de paraître

Le plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques (Prépa), dans sa version actualisée a été publié, ce 16 décembre.

Attendu au tournant sur ce dossier, le gouvernement envisage  de nouvelles mesures sectorielles pour améliorer la qualité de l’air pour les quatre prochaines années (2022-2025), et  répondre ainsi aux exigences de la directive européenne 2016/2284. ce qui correspond à  une mise à jour du plan d’action interministériel adopté en 2017, ceci en lien avec le CITEPA .

Sans surprise, les mesures incitatives sur les mobilités actives et les transports partagés figurent en bonne place : poursuite du déploiement du forfait mobilité durable dans les secteurs public et privé (notamment covoiturage et autopartage avec des véhicules à faibles émissions), plan vélo et mobilités actives pour soutenir les collectivités dans leurs projets d’aménagements cyclables, mise en place d’infrastructures et subvention du covoiturage par les autorités organisatrices de la mobilité (AOM)

Pour le secteur du bâtiment, le plan valorise le décret tertiaire (n°2019-771 du 25 juillet 2019), dont les obligations seront rendues effectives dès 2023, et la mise en œuvre des mesures de la loi Climat et Résilience, en matière de rénovation des “passoires thermiques” et d’accompagnement à la rénovation.

Dans l’annexe de l’arrêté, figure un tableau des actions de réduction des émissions à mettre en œuvre dans tous les secteurs et à renforcer pour améliorer la qualité de l’air pour les quatre prochaines années. Il prévoit également “des actions d’amélioration des connaissances, de mobilisation des territoires, et de financement”, relève le ministère.

La liste des actions à mettre en œuvre pour respecter les objectifs du Plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques (Prepa) est parue au Journal officiel. Précisée dans l’arrêté du 8 décembre 2022, elle comprend toutes les dispositions susceptibles de réduire les émissions annuelles de cinq polluants d’ici à 2025 (par rapport à leurs niveaux en 2005) : – 66 % pour le dioxyde de soufre (SO2), – 60 % pour les oxydes d’azote (NOx), – 8 % pour l’ammoniac…Arrêté du 8 décembre 2022 établissant le plan national de réduction des émissions

https://www.banquedesterritoires.fr/pollution-de-lair-le-plan-national-dactions-2022-2025

Le vendredi 16 décembre, Grégory Doucet, Maire de Lyon et Jean-Pierre Farandou, SNCF ont signé un protocole de coopération.

La Ville de Lyon engagée dans la neutralité climatique de son territoire en 2030

La Ville de Lyon, lauréate du programme “100 Villes climatiquement neutres et intelligentes de la commission européenne, a fait des mobilités un marqueur de son action. La municipalité veut permettre aux Lyonnais mais aussi plus largement aux habitants de l’agglomération lyonnaise et aux touristes de venir et de se déplacer à Lyon en privilégiant des alternatives aux mobilités carbonées. Avec la Métropole de Lyon, elle adapte l’espace public.

« Les solutions aux enjeux climatiques ne peuvent être que collectives, solidaires et au plus près des besoins des Lyonnais. Le protocole entre la Ville de Lyon et la SNCF que nous signons aujourd’hui doit nous permettre d’accélérer la décarbonation des mobilités et de l’économie, l’intermodalité pour toutes et tous, la transformation des sites ferroviaires présents dans la ville de Lyon. C’est en coopérant et en définissant des objectifs communs que nous atteindrons la neutralité climatique en 2030 »   Grégory Doucet, Maire de Lyon.

« Par sa situation géographique, par ses connexions, la ville de Lyon est capitale pour la SNCF. Plus de 11 000 collaborateurs sont basés sur la Métropole, dont près de 10 000 sur la Ville de Lyon. La SNCF veut faire de Lyon la vitrine de sa relation aux territoires et témoigne avec cette signature de son engagement pour les Villes » Jean-Pierre Farandou, Président Directeur Général du Groupe SNCF.

Le fonds réparation sur les produits électroniques et électriques entre enfin en vigueur

Annoncé depuis un an selon la loi anti-gaspillage (fev 2021) pour une économie circulaire (Agec) le fonds de réparation entre en vigueur ce jeudi 15 décembre 2022,  pour aide à la réparation des équipements électriques et électroniques (EEE) sur 31 familles de produits.

La réparation s’inscrit pleinement dans cet enjeu. En allongeant la durée de vie des produits, elle permet de « réduire la production de déchets, de limiter la consommation des ressources et de participer au maintien et au développement d’emplois locaux », listait l’Ademe dans une étude préalable à la mise en place de ce fonds, de juin 2021. « Les consommateurs renoncent souvent à la réparation lorsqu’elle coûte en moyenne plus de 30 % du prix du neuf », rappelle l’association Halte à l’obsolescence programmée (HOP).

Le taux de réparation des EEE tombant en panne [hors garantie] est seulement de 10 %, toujours selon l’Ademe. La loi Agec fixe l’objectif de 60 % d’ici à 2026. Pour y parvenir, un gros chantier vise à baisser le coût de la réparation. Autre précision de taille : pour profiter de ces forfaits, il faudra se rendre chez les réparateurs agréés par Ecosystem et Ecologic, les deux éco-organismes à qui a été confiée la gestion du fonds. Ils seront identifiés par le label « QualiRépar ».

La transition écologique doit entrainer la transition sanitaire dans son sillon

Une tribune du Président du Collectif écoresponsabilité en santé et du comité Transition écologique en santé de la FHF ( Fédération hospitalière de France)nous interpelle.

Alors qu’il représente 8 % des gaz à effet de serre en France, l’adaptation de notre système de santé aux enjeux environnementaux devient un défi majeur et nécessite un pilotage national pour y parvenir, estiment Arnaud Robinet et Patrick Pessaux, au nom de la Fédération hospitalière de France.

Dans le même ordre d’idée la dégradation de l’environnement s’accompagne d’une détérioration de la santé, observe le médecin Jean-David Zeitoun Docteur en médecine et en épidémiologie clinique qui nous alerte de la concomitance des facteurs environnementaux et sanitaires. La pollution doit se comprendre au sens large, ce qui inclut la pollution de l’air et la pollution chimique qui augmentent toutes les deux dans le monde.

Cependant n’oublions pas que les sociétés contemporaines, ont disséminé les ingrédients d’une régression depuis des années, et donc peut-être d’une nouvelle transition épidémiologique dans le mauvais sens. Elles ont, en effet, produit des risques : environnementaux, comportementaux et métaboliques. La pollution et le métabolisme sont liés, car les produits chimiques environnants augmentent la probabilité d’obésité, ce qui en fait une maladie environnementale et pas seulement comportementale. La pollution et le risque métabolique sont les deux risques les plus problématiques à cause de leur envergure et de leur croissance hors de contrôle. Beaucoup des changements nécessaires jouent pour les deux transitions.

Les premiers secours en santé mentale (PSSM) s’installe en France

Plus que jamais, les Français ne se sentent pas bien: un constat encore plus accentué suite à la crise sanitaire, vectrice d’instabilité émotionnelle. Les troubles de santé mentale concernent tout le monde : 15 % des Français montrent des signes d’état dépressif, 23 % présentent des signes d’un état anxieux et 10 % ont eu au cours de l’année 2021 des pensées suicidaires.

La santé mentale devient un enjeu d’utilité publique en France, un pays qui fait face à une crise nationale de santé mentale. Les mêmes Assises de la santé mentale et de la psychiatrie se sont fixées à l’issue de cette réunion comme objectif de former 60 000 secouristes d’ici à 2023 pour faire face à ce mal-être national: cette formation  a été récemment encouragé et soutenu par les services de l’Etat et la Fondation de France. Ce programme se met en place partout sur le territoire avec un programme identique..

Peu à peu, compte tenu de la demande croissante de soins liés à un trouble de santé mentale, qui est devenue le premier poste de dépenses de l’Assurance Maladie (soit 23 milliards d’euros par an pour des soins liés à une détresse psychique ou un trouble de santé mentale), l’association PSSM France gagne de l’importance.

L’association PSSM France lance la formation de premiers secours en santé mentale, dédiée aux jeunes et aux adolescents. Si vous souhaitez en savoir plus vous rendre sur le site de la structure dédiée.