Derrière les guerres n’oublions pas les conséquences environnementales et sanitaires

En dehors de l’aspect gravissime de ce nouveau théâtre de guerre, celui ci est un gigantesque émetteur de carbone. Les avions militaires sont de grands consommateurs de kérosène, . La guerre en Ukraine a déjà émis l’équivalent de 311 millions de tonnes de CO2. De façon plus globale, les armées du monde sont responsables de 5,5% des émissions annuelles de gaz à effet de serre, un chiffre qui place le complexe militaro-industriel juste derrière les plus grands pays pollueurs de la planète.

Les incendies pétroliers que connait actuellement le Moyen -Orient libèrent en effet un mélange complexe de polluants : les polluants générés par ces incendies comprennent le monoxyde de carbone, le dioxyde de soufre, les oxydes d’azote, les composés organiques volatils, les particules fines, comme la suie, ainsi que des métaux tels que le vanadium. Certains sites stockaient du mazout, un combustible riche en soufre et particulièrement polluant.Ces substances peuvent provoquer une pollution durable de l’air et contaminer l’environnement.

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé a également mis en garde contre les risques sanitaires liés à ces destructions. Ces substances peuvent provoquer une pollution durable de l’air et contaminer l’environnement. Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé a également mis en garde contre les risques sanitaires liés à ces destructions.« Les dommages aux installations pétrolières en Iran risquent de contaminer la nourriture, l’eau et l’air – des dangers pouvant avoir de graves impacts sur la santé, notamment pour les enfants, les personnes âgées et les personnes souffrant de maladies préexistantes », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus. Parmi les nombreuses préoccupations sanitaires, des habitants se plaignent de sensations de brûlures sur la peau… Une partie de ces polluants se déposent ensuite dans les sols et peuvent contaminer les cours d’eau, alors que ces pays connaissent déjà de graves problèmes en matière de sécurité et de disponibilité de la ressource en eau.

Ces incendies nombreux produisent aussi d’importantes quantités de particules fines. Comme le rappelle l’ONG Global Witness, la combustion du pétrole libère notamment du carbone noir et des hydrocarbures aromatiques polycycliques, deux types de polluants capables de pénétrer profondément dans les poumons et d’augmenter les risques de maladies respiratoires et cardiovasculaires.

Au-delà de l’escalade militaire et de la flambée des prix de l’énergie, ces attaques rappellent une dimension souvent ignorée des conflits modernes : leurs dégâts environnementaux. L’observatoire des conflits et de l’environnement a recensé plus de 300 menaces pour les populations et les écosystèmes.