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Les énergies renouvelables en hausse à travers le monde

Selon un nouveau rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), paru le 6 décembre, la capacité de production d’énergie renouvelable devrait devenir la première source de production d’électricité d’ici 2025, devant les centrales à charbon,  cependant les renouvelables semblent, pour le moment, s’additionner aux sources d’énergie fossile plutôt que les remplacer.

La part des renouvelables dans le mix électrique mondial devrait augmenter de 10 points de pourcentage d’ici 2027, pour atteindre 38 %. Au cours des cinq prochaines années, selon le scénario central de l’AIE, la capacité installée du solaire et de l’éolien devrait croître d’environ 2 400 gigawatts (GW) et de  nouvelles capacités sont attendues au cours des cinq prochaines années  tant par les États-Unis, l’Inde, Chine. tout comme avec la communauté européenne.

Les Vingt-Sept pays de la CE ont en effet prévu, dans leur  plan Repower.EU,  de porter la part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie finale à 45 % en 2030.

https://www.iea.org/reports/renewables-2022

https://france.representation.ec.europa.eu/informations/repowereu-un-plan-visant-reduire-rapidement-la-dependance-legard-des-combustibles-fossiles-russes-et-2022-05-18_fr

Les chartes d’engagements sur les pesticides reconnues insuffisantes

Voici le communiqué de  notre partenaire Générations futures

Le 13 décembre 2022, Générations Futures et le collectif d’ONG qu’elle coordonne, ont attaqué en justice les 43 premières chartes publiées par arrêté préfectoral en 2022. Deux exemples de leur caractère illégal : alors que les distances de non traitement à respecter par l’agriculteur entre les habitations et les parcelles traitées sont déjà ridiculement faibles, ces chartes prévoient qu’il peut les réduire s’il estime que les habitations sont peu occupées. Quant aux mesures d’information préalable des populations sur les épandages, elles peuvent se limiter à une information générique sur le site des chambres d’agriculture..
Une décision claire du Conseil Constitutionnel : des chartes illégales
Le 19 mars 2021, et à la demande des organisations, le Conseil Constitutionnel a déclaré contraires à la Constitution les dispositions portant sur l’élaboration des chartes qui encadrent l’usage des pesticides près des habitations. Les sages ont jugé que la loi EGALIM qui avait créé ces « chartes » méconnaissait le principe d’information et de participation du public érigé à l’article 7 de la Charte de l’environnement, puisqu’elles ont une incidence directe et significative sur l’environnement “dès lors qu’elles régissent les conditions d’utilisation à proximité des habitations des produits phytopharmaceutiques, lesquels ont des conséquences sur la biodiversité et la santé humaine ».
Depuis la rédaction de ces chartes, nos organisations dénoncent les dérogations qu’elles permettent et notamment la réduction des distances d’épandage vis-à-vis des propriétés. Cette réduction crée des disparités territoriales infondées, alors que la priorité doit rester la santé publique.
Ceci d’autant plus qu’elles ont été adoptées par un processus de concertation très insuffisant voire inexistant : restriction de la concertation aux seuls représentants des riverains, absence d’informations officielles, concertations uniquement en ligne, observations des participants non prises en compte…
Les préfets doivent maintenant abroger ces chartes : 45 recours gracieux déposés
Avant de saisir la Justice, nous avons d’abord déposé 51 recours gracieux auprès des préfets des départements où une charte a été publiée. En l’absence de retours, nous avons agi juridiquement.

La Cop 15 sur la biodiversité s’est ouverte au Canada sous l’égide de la Chine

La COP15 Biodiversité  la 15ème conférence des 196 parties (195 pays + UE)qui ont  ratifié la Convention sur la diversité biologique (CBD), un traité international juridiquement contraignant qui a trois principaux objectifs : la conservation de la diversité biologique, l’utilisation durable de la diversité biologique et le partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques. Avec pour défi majeur de protéger 30 % de la planète… et les 70 % restants.

La biodiversité, c’est le tissu vivant de notre planète. Elle offre des biens irremplaçables et services indispensables à notre quotidien. Cependant, la biodiversité se dégrade dans le monde : 75 % des milieux terrestres et 40 % des écosystèmes marins sont fortement dégradés et 1 million d’espèces sont menacées d’extinction.l’Union internationale de conservation de la nature (UICN) a actualisé la liste rouge des animaux menacés d’extinction. Les espèces marines apparaissent comme particulièrement vulnérables.

Problème : les régions les plus riches en biodiversité sont celles où vivent encore des peuples autochtones. Elles seront les premières zones ciblées par les mesures de conservation.

Décrite comme la COP de la décennie, elle doit fixer de nouveaux objectifs au niveau mondial pour enrayer la perte de biodiversité à l’horizon 2030, dont le but est d’enrayer la perte de biodiversité au niveau mondial d’ici 2030, afin de “vivre en harmonie avec la nature” à l’horizon 2050. Elle était initialement prévue en Chine mais se déroule à Montréal depuis le 7 décembre, où se trouve le siège de la CBD, La Chine, qui préside la conférence, n’a invité que les ministres et responsables d’ONG à y participer, mais aucun chef d’état, pas plus que son président lui même ne s’y rendront!.

Le cadre comprend 21 objectifs et 10 étapes proposées pour 2030, en vue de vivre en harmonie avec la nature d’ici 2050. Ces principaux objectifs comprennent :

  • veuillez à ce qu’au moins 30% des zones terrestres et maritimes dans le monde (en particulier dans les zones d’importance particulière pour la biodiversité et ses contributions aux populations) soient conservées grâce à des systèmes d’aires protégées efficaces, équitablement gérés, écologiquement représentatifs et bien connectés (et d’autres mesures de conservation) ;
  • empêcher ou réduire le taux d’introduction et d’établissement d’espèces exotiques envahissantes de 50%, et contrôler ou éradiquer ces espèces pour éliminer ou réduire leurs impacts ;
  • réduire les nutriments perdus dans l’environnement d’au moins la moitié, les pesticides d’au moins deux tiers et éliminer les rejets de déchets plastiques ;
  • utiliser des approches écosystémiques pour contribuer à l’atténuation et à l’adaptation au changement climatique en contribuant au moins 10 gigatonnes de CO² équivalent par an à l’atténuation et veiller à ce que les efforts d’atténuation et d’adaptation évitent les impacts négatifs sur la biodiversité ;
  • rediriger, réaffecter, réformer ou éliminer les incitations nuisibles à la biodiversité de manière juste et équitable, en les réduisant d’au moins 500 milliards de dollars par an ;
  • augmenter les ressources financières de toutes les sources d’au moins 200 milliards de dollars par an et augmenter les flux financiers internationaux vers les pays en développement d’au moins 10 milliards de dollars par an.

Sur les vingt-deux cibles du projet d’accord, la cible 3, qui prévoit une augmentation de la superficie des aires protégées, est encore loin de faire consensus. « Les aires protégées sont la partie visible de la conservation, confirme Didier Bazile, chargé de mission biodiversité au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). Pour les Etats, augmenter leur surface est un moyen facile de montrer qu’ils sont enclins à protéger la biodiversité.

Espérons qu’avant le 19 décembre,  fin de l’événement, des accords cruciaux seront conclus.

Le collectif Secrets toxiques auditionné à l’Assemblée Nationale

Ce jeudi 8 décembre avait lieu le colloque “Evaluation de la toxicité des produits pesticides : carences et conséquences” à l’Assemblée Nationale. Organisé en partenariat avec les députés Loïc Prud’homme, Marie Pochon et Elsa Faucillon, ce colloque a permis de porter les enjeux de notre campagne au cœur de l’Assemblée, dont la mission est de faire la loi mais également de contrôler l’action du gouvernement.

Un premier panel a permis de présenter les questions portées par la campagne Secrets Toxiques, ses enjeux politiques, scientifiques, juridiques, sanitaires et environnementaux. Puis un second panel a permis un tour d’horizon complet (bien que forcément non exhaustif) des conséquences des carences que nous dénonçons depuis maintenant 2 ans : exposition des agriculteurs, des riverains, impacts sur la biodiversité, sur la santé, et sur la sécurité sociale.

Ont été remerciés grandement les intervenantes et intervenants du Collectif Victimes des Pesticides de l’Ouest, de Générations Futures, de l’Inserm, de l’Inrae, de l’Ifremer et de la Mutuelle Familiale qui nous ont fait l’honneur de leur présence et de leur présentations de grande qualité.

Vous pouvez retrouver le replay de cet événement en cliquant ici

Météo France annonce 2022 l’année la plus chaude jamais enregistrée

Les températures très élevées de l’année 2022, en France, ont eu des conséquences notables dans de nombreux domaines. Le rapport de Météo France vient d’être présenté pour l’année en cours d’achêvement.

Le résultat est sans appel. « Les épisodes estivaux remarquables de 2022 auraient été hautement improbables et nettement moins intenses sans l’effet du changement climatique », peut-on lire dans leur dossier de presse. Entre mai et août 2022, l’anomalie de température moyenne a atteint 3,78 °C. Un épisode rendu environ 500 fois plus probable avec le changement climatique.

Les canicules ont aussi été exceptionnelles, avec un record de trente-trois jours de vague de chaleur enregistré.La barre des 40 °C a été franchie dans le Finistère Nord.

La pluviométrie annuelle devrait présenter un déficit de 15 à 25 %. Ce constat dramatique mais pas vraiment étonnant au regard des épisodes de canicule et de sécheresse qui se sont abattus sur l’ensemble du territoire. « 2022 sera l’une des années les plus sèches que la France a connue depuis le début des mesures, c’est-à-dire depuis 1959 pour les précipitations. Nous devrions terminer l’année avec un déficit pluviométrique d’environ 20 à 25 % par rapport aux normales 1991-2021. ». Cette sécheresse 2022, qui a duré huit mois, est la troisième la plus longue jamais connue en France.

Pour Météo France, cette année exceptionnelle va devenir la norme d’ici 2050. Nous terminerons 2022 avec une température moyenne, sur l’année écoulée, entre 14,2 et 14,6°C, ce qui représente une anomalie thermique de + 1,1 à +1,5°C par rapport aux normales 1991-2020, anticipe Météo France. Cet été et cet automne ont été particulièrement chauds cette année.Elle rappelle aussi que les températures en France se sont réchauffées de 1,7 °C par rapport à 1900. Enfin, « même si décembre se révèle froid, voire très froid, 2022 terminera au rang n°1 des années les plus chaudes en France, très devant 2020 qui détenait le record, assure déjà Matthieu Sorel climatologue de Météo France.

https://meteofrance.com/sites/meteofrance.com/files/files/editorial/comm_presse_bilan_2022_site_internet.pdf

https://www.vie-publique.fr/en-bref/287494-bilan-climatique-2022-une-annee-tres-chaude-selon-meteo-france