Tous les articles par Jacqueline Collard

Un livre blanc associatif répond à la consultation de l’ANFR

UN LIVRE BLANC ASSOCIATIF S’OPPOSE AU RELÈVEMENT DU SEUIL D’EXPOSITION DE LA POPULATION AUX CHAMPS électromagnétiques

La consultation publique sur la proposition de l’ANFR (Agence Nationale des Fréquences) d’augmenter le seuil des points atypiques de 6 V/m à 9 V/m s’est conclu le 19 septembre dernier. L’ANFR reconnaît que l’exposition subie par la population a augmenté dans les villes et propose pour éviter la multiplication des points atypiques où l’exposition des populations aux champs électromagnétiques est trop forte… de relever les seuils anciennement en vigueur, car considérés comme trop restrictifs pour le déploiement opérationnel de la 5G !

Au lieu de garantir la sobriété électromagnétique en France comme la loi de 2015 dite « Abeille » le stipule, au lieu de réduire l’exposition de tous aux rayonnements électromagnétiques, la proposition de l’ANFR de relever le seuil fait le jeu des opérateurs de la téléphonie mobile. Nous, les associations membres de CEMAPHORE et signataires de ce communiqué, nous ne pouvons accepter cette fuite en avant dans l’exposition de la population aux pollutions électromagnétiques.

Les associations d’alerte sur la pollution électromagnétique et celles de défense des personnes qui en souffrent, regroupées au sein de l’Union CEMAPHORE, s’opposent à tout relèvement de ce seuil.

Lire le communiqué de presse 

Livre blanc des associations consultation ANFR 07.10.25

 

Le 13 octobre journée de mobilisation sur les risques majeurs : avez vous pensé à votre sac ?

En souhaitant ne pas en avoir besoin, il vaut mieux le préparer plutôt que d’être pris le court le jour où ce serait utile!

Alors que les événements climatiques extrêmes deviennent une réalité de plus en plus tangible en France, comme l’ont montré ces derniers mois.

Selon le Credoc qui analyse les comportements des Français une majorité écrasante de Français se sent démunie face aux catastrophes naturelles, c’est dans ce cadre  que nous  vous avons déjà proposé le kit de survie .

N’hésitez à en parler autour de vous! Cette journée internationale est là pour que chacun s’interroge devant une situation difficile qu’il pourrait rencontrer.

Si le sac d’urgence constitue une première étape cruciale, la Croix-Rouge souligne l’importance d’une approche plus globale. Pour se faire elle propose des formations « aux gestes qui sauvent ». Ces compétences pourraient significativement réduire le nombre de victimes lors de catastrophes naturelles, en permettant aux citoyens d’agir efficacement en attendant l’arrivée des secours professionnels.

Il n’est jamais trop tard de s’y intéresser !

Une nouvelle étude sur l’alimentation de EAT-Lancet confirme la précédente

Une centaine de scientifiques internationaux renforcent leur position lors de cette nouvelle parution du  3 octobre, avec une étude publiée (Nouvelle fenêtre) par la revue américaine The Lancet.

Ils l’avaient déjà affirmé en 2019, ils le redisent aujourd’hui : on mange mal dans le monde et il existe de grandes disparités d’accès à l’alimentation.

« Alors qu’on produit suffisamment de nourriture pour tous et  pourtant près de la moitié de la population mondiale, environ 3,7 milliards de personnes, n’ont pas accès aujourd’hui à une alimentation saine, c’est-à-dire pas assez de nourriture, ou alors de la malbouffe, un environnement « propre » ou un salaire décent. Cela entraîne, selon ces chercheurs, des maladies comme le diabète de type 2, des maladies cardiovasculaires, des cancers et des maladies neurodégénératives, soit 15 millions de décès prématurés chaque année dans le monde.

Pour un accès équitable à une alimentation saine, il existe des solutions et notre futur dépend des choix que nous faisons aujourd’hui, selon le rapport. Pour nourrir tout le monde de façon durable, saine et juste, il faut viser moins de pertes et de gaspillage alimentaires, davantage de pratiques agricoles durables et écologiques.Cela signifie, selon ces chercheurs, « beaucoup de végétaux et peu transformés, donc plus de fruits et de légumes, 500 grammes par jour et par personne, plus de céréales complètes et de noix aussi. Et à l’inverse, une consommation plus modérée de viande, de viande rouge notamment, 15 grammes par jour seulement. Enfin, moins de produits laitiers, et le moins possible de sucres ajoutés, de graisses saturées et de sel ».

Pour nourrir tout le monde de façon durable, saine et juste, il faut viser moins de pertes et de gaspillage alimentaires, davantage de pratiques agricoles durables et écologiques.

Willett, W ∙ Rockström, J ∙ Loken, B ∙ et al.    Lancet. 2019; 393 :447-492
Alimentation dans l’Anthropocène: la commission EAT– Lancet sur les régimes alimentaires sains issus de systèmes alimentaires durables
The Lancet Commissions Online first October 02, 2025

The EAT–Lancet Commission on healthy, sustainable, and just food systems

Un rapport inquiétant de Copernicus sur l’état de l’océan

Le rapport de l’État de l’océan du service maritime Copernicus est un rapport de référence de l’Union européenne.  Plus de 70 scientifiques internationaux ont contribué à cette synthèse qui documente, en s’appuyant sur des données des deux dernières années, le déclin continu de la santé de l’océan.

Le rapport Ocean State s’appuie sur une analyse d’experts et fournit une vue en 4D (systèmes de réanalyse), d’en haut (par le biais de données de télédétection) et directement de l’intérieur (mesures in situ) du bleu (par exemple, hydrographie, courants), blanc (par exemple, glace de mer) et vert (p. ex. Chlorophyll) océan mondial et mers régionales européennes.

Premier constat : depuis le début des mesures par satellite, en 1982, sa température de surface n’a cessé d’augmenter. Au printemps 2024, elle a atteint un niveau record de 21 °C. Les scientifiques du programme Copernicus ont également constaté que le réchauffement de l’eau redéfinissait les limites des provinces biophysiques de l’océan, c’est-à-dire des régions dont les caractéristiques écologiques (notamment le micronecton(1), un groupe d’organismes de 2 à 20 centimètres formant un maillon crucial de la chaîne alimentaire) sont similaires.

2ème constat:  En ce qui concerne l’acidification — c’est-à-dire la diminution du pH des océans, provoquée par nos émissions de dioxyde de carbone — les voyants sont plus que jamais au rouge. Depuis 1985, l’acidité des eaux de l’Atlantique nord a augmenté de 16,5 %, souligne le rapport — ce qui met en péril la capacité de beaucoup d’espèces de coraux, de mollusques et de crustacés à fabriquer leurs coquilles et squelettes. À travers le monde, 10 % des points chauds de biodiversité marine s’acidifient plus rapidement que la moyenne, remarquent les chercheurs.C’est ainsi par cette acidification des océans aurait été franchie  la septième des neuf limites planétaires.

The 9th edition of the EU Copernicus Ocean State Report (OSR) 

https://marine.copernicus.eu/access-data/ocean-state-report/ocean-state-report-9

(1) Les micronectons sont de petits organismes vivants présents dans les océans et qui jouent un rôle crucial dans la pompe biologique, essentielle pour réguler le climat de la Terre en transférant le carbone et en absorbant le surplus de CO2 anthropique causé par les activités humaines.

Attention à l’utilisation d’aliments ultra-transformés avec les enfants

Une enquête menée par le mensuel 60 millions de consommateurs nous indique que sur 43 produits analysés, « 81 % ciblent les enfants  et sont en réalité des aliments ultratransformés. Les aliments ultra-transformés représentent une part importante de notre alimentation, et il peut être difficile de savoir par où commencer si l’on veut les éliminer.

Qu’appelle – t-on   aliment ultra-transformé ? ( AUT) parmi lesquels on  va trouver des boissons énergisantes,les sodas et boissons sucrées aromatisées, des en-cas emballés, certains  pains pré-emballés, des céréales sucrées pour le petit-déjeuner, brioches  pré-emballées, les soupes de légumes instantanées en poudre, les barres chocolatées, les biscuits apéritifs, les sodas et boissons sucrées aromatisées, et les nuggets de volaille et de poisson, les viandes fumées et/ou avec des nitrites et des conservateurs ajoutés, comme les saucisses et le jambon, sont classées comme « aliments ultra-transformés , de nouilles instantanées et des pizzas surgelées.

Ils se caractérisent par des processus de préparation industriels et l’ajout d’au moins un ingrédient de nature synthétique.

La plupart des experts utilisent le système de classification NOVA pour regrouper les aliments en quatre catégories : les aliments non transformés et peu transformés tels que les fruits et le lait ; les ingrédients culinaires transformés tels que les huiles et le sel ; les aliments transformés tels que les légumes en conserve et les fromages simples ; et les aliments ultra-transformés qui sont fabriqués à l’aide de techniques industrielles de masse.

Formulés pour être agréables et microbiologiquement sains, ils se caractérisent souvent par une qualité nutritionnelle plus faible : ils sont, en général, plus riches en sel, sucre et acides gras saturés, et plus pauvres en fibres et vitamines. Par ailleurs, ces aliments contiennent souvent des additifs alimentaires,
Quelques études épidémiologiques ont retrouvé des associations entre la consommation d’aliments ultra-transformés selon la classification NOVA et un risque accru de développer des troubles métaboliques et l’apparition de maladies chroniques comme les dyslipidémies, le surpoids, l’obésité, et l’hypertension artérielle.Il est donc important d’adopter une vigilance accrue à l’égard des enfants et veiller à la composition des produits alimentaires.
 La cohorte Nutrinet-Santé en est un exemple intéressant.
Effect of ultra-processed food consumption on male reproductive and metabolic health, Cell Metabolism (2025) https://doi.org/10.1016/j.cmet.2025.08.004