Tous les articles par Jacqueline Collard

La nécessité de réduire son empreinte carbone

La plupart des citoyens ont déjà mis en place les écogestes les plus faciles. Pour atteindre l’objectif 2050 de neutralité carbone, il faut aller vers une division par 4 ou 5 de notre empreinte carbone individuelle. Aussi est il intéressant de  calculer l’empreinte écologique et toutes les pistes d’amélioration pour réduire son empreinte carbone.

Quelques chiffres d’abord afin de voir quelles pistes à améliorer:

Les Français émettent en moyenne 11 tonnes équivalent CO2 par an, réparties ainsi :

  • 2,8 tonnes pour l’alimentation,
  • 2,8 tonnes pour le transport,
  • 2,2 tonnes pour le logement,
  • 1,8 tonnes « divers »,
  • 1,1 tonne comme usager des services publics,
  • 217 kg en usages numériques.

Pour cela l’ADEME et ABC, l’Association Bilan Carbone, met à votre disposition un outil de calcul désigné « Nos Gestes Climat ».

Quelques exemples:  Un trajet en train de 800 km émet moins de 3 kg CO2eq, contre plus de 400 en avion et plus de 300 seul dans sa voiture.

L’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) a publié une étude, vendredi 21 novembre dernier, qui présente un scénario à l’horizon 2030 d’une réduction de 17% de l’empreinte carbone totale des Français. Afin de réduire les impacts environnementaux, l’Ademe propose d’« adopter un usage plus raisonné des équipements électroniques de loisirs » et d’« inciter les consommateurs à aller vers les loisirs à faible impact et les plus dématérialisés ».

Le CIGREF et l’ADEME se sont mobilisés pour aider les professionnels du secteur à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et publient aujourd’hui le guide « Bilan Gaz à effet de serre des Technologies Numériques ».

Un guide inédit pour réduire l’empreinte carbone des TIC

Des nouvelles du climat après le rapport du Giec

Le rapport du Giec porté à connaissance le 9 Août, a de quoi alerter plus encore de la dérive des températures sur notre planète.

En effet , le groupe d’experts de l’ONU que Valérie Masson-Delmotte  copréside au Giec a ainsi indiqué que la planète pourrait se réchauffer de 1,5 °C vers 2030… soit dix ans plus tôt que prévu. Et elle ajoute: « La climatologie est la seule discipline dans laquelle les chercheurs espèrent se tromper », aime-t-elle à répéter.« J’ai le devoir moral d’alerter », dit-elle. Mais alerter ne veut pas dire paniquer.

Le constat est sans appel , basé sur des connaissances et des données scientifiques rigoureuses, il devrait faire réagir l’ensemble des responsables politiques. Il est absolument vital que les gouvernements s’alignent sur un objectif à 1,5°C et revoient leurs plans en conséquence.A la lecture de ce nouveau rapport du GIEC, toute inaction de leur part serait d’autant plus coupable. Chaque dixième compte. Or, d’après les analyses, en l’état actuel des politiques (ou de l’absence de politique) climatiques, nous nous dirigeons tout droit vers un scénario catastrophe à +2,9°C. Même si toutes les promesses des gouvernements étaient tenues, avec la mise en œuvre de mesures adéquates, la probabilité de dépasser une hausse de 2°C serait de 80%.

Gageons que la COP 26 soit en mesure d’accélérer les décisions !

Une bonne nouvelle  pourtant nous est arrivée par la revue scientifique Nature : à savoir qu’une équipe internationale de scientifiques a cherché à savoir quel aurait été l’état de notre planète si le protocole de Montréal, n’avait pas interdit les substances détruisant la couche d’ozone, comme les chlorofluorocarbures (CFC) . Ce scénario   dépeint une vision d’une Terre où les CFC seraient encore d’actualité. « Nous avons voulu savoir si le protocole de Montréal avait été efficace, explique Paul Young, climatologue de l’Université de Lancaster et premier auteur de l’étude. La meilleure façon de le faire est de modéliser un monde où ce protocole n’a jamais existé et de le comparer à un monde où il existe. » Leurs travaux révèlent que si les produits chimiques destructeurs d’ozone n’avaient pas été contrôlés, leur utilisation continue aurait contribué à une augmentation de la température globale de 2,5 °C d’ici la fin du siècle.

Selon l’étude, l’interdiction des CFC a protégé le climat de deux manières. Tout d’abord en réduisant l’effet de serre de ces gaz, qui aurait contribué à une augmentation de 1,7 °C. Mais également en protégeant les plantes du rayonnement ultraviolet

Quelques données de santé publique en France pour l’année 2020

Certes nous savons bien que la Covid 19 a occupé et occupent majoritairement nos responsables institutionnels et on le comprend.

Cependant bien d’autres pathologies sont depuis ce début 2019 occultées et pourtant les malades sont bien présents  et trop souvent délaissés par manque de disponibilité des soignants, aussi quelques petits rappels s’imposent.

En France on  compte par an 140 000 décès  dues à des maladies dites de civilisation: obésité, manque d’exercice, environnement , stress, tabac, alcool etc., prés de 50 000 avec la pollution atmosphérique , 157 000 par cancers, et  150 000 par accidents cardiovasculaires .

En France en 2020, ce sont  669 000 décès qui ont été enregistrés, soit 9 % de plus qu’en 2018( 609 648) ou 2019 ( 613 243). Sous réserve de réévaluation ultérieure, l’excédent de mortalité pour l’année, toutes causes confondues, s’établit à 53 900 morts.

Pour exemple l’épidémie de l’hiver 2017-2018, on a compté par exemple 14 400 morts dus seulement à la grippe  selon Santé Publique France.

Et n’oublions pas en cette année 2020, le nombre de dépressions qui « a été multiplié par deux : en 2017 on recensait 10% de malades souffrant de dépression ; on atteint  21 % aujourd’hui en 2021. Le taux d’anxiété est passé de 13,5% en 2017 à 27% en 2020. 63 % des personnes souffrant de solitude ont eu des pensées suicidaires. »

Décès et taux de mortalité | Insee

 

Le HCSP s’inquiéte de la non distribution des pastilles d’iode dans l’environnement des installations nucléaires

Cet avis fait suite à une demande de la direction générale de la santé (DGS) et a pour but d’actualiser les recommandations relatives à la protection des populations par les pastilles d’iode en cas d’accident nucléaire. L’iode stable, délivré sous forme de comprimés d’iodure de potassium, lorsqu’il est ingéré suffisamment tôt, sature la thyroïde en iode et empêche la captation des iodes radioactifs émis en cas d’accident nucléaire. En lien avec les mécanismes de division cellulaire, son intérêt est majeur pour des populations particulièrement vulnérables : populations jeunes, femmes enceintes et allaitantes.

Cet avis s’appuie sur la sixième campagne de distribution de comprimés d’iode autour des centrales nucléaires EDF s’est  déroulée en 2019-2020.  D’après le HCSP, est mis en évidence le fait que 600 000 foyers n’ont pas retiré leurs pastilles alors qu’ils en avaient le droit.

Ces campagnes  concernent les habitants et les établissements recevant du public (ERP) : écoles, commerces, entreprises, administrations, etc. des communes situées dans le rayon de 10 à 20 kilomètres autour des 19 centrales nucléaires françaises ( 59 réacteurs répartis en France), soit environ 2 200 000 personnes, 204 400 ERP dont 1 800 écoles, répartis sur près de 1 100 communes et 33 départements. À cette occasion, il est nécessaire que les citoyens soient sensibilisés au risque nucléaire, à l’ensemble des actions de protection adaptées. C’est pourquoi cette enquête était une nécessité pour diagnostiquer les failles de distribution.

Au total, le HCSP émet 20 recommandations portant sur :

  • la protection de la population par prise d’iode stable selon l’âge de la population ;
  • les traitements à base d’iodure de potassium disponibles ;
  • l’organisation de la distribution des comprimés d’iodure de potassium ;
  • la perception du risque et des comportements.

 

Qualité de l’air en cette période ensoleillée et arrivée de l’ambroisie

L’ensoleillement et les conditions météorologiques caniculaires sont favorables aux réactions photochimiques transformant les polluants automobiles et les solvants en ozone. Une augmentation significative des concentrations est attendue à compter du jeudi 12 août et pour plusieurs jours. Dans le même temps, les concentrations de particules pourraient également progresser avec l’arrivée de particules désertiques par vent de sud. Enfin, les pollens d’ambroisie vont être de plus en plus présents.

Les personnes allergiques à l’ambroisie la connaissent bien, les autres, peut-être un peu moins et pourtant le pollen d’ambroisie est un fléau puisque environ 20% de la population nationale y est allergique. Le mois d’août sonne la reprise de la saison pollinique, elle dure généralement deux mois (août/septembre).

Compte tenu des conditions météorologiques qui ont régné depuis le début de l’année, le RNSA donne la date du 11 août pour l’apparition des premiers symptômes liés au pollen d’ambroisie. Du fait de son fort pouvoir allergisant, les personnes sensibles pourront être rapidement affectées.

Face à ces nuisances polliniques, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes propose des outils pour s’informer (carte de prévision du risque allergique) et incite à l’utilisation d’une plateforme de signalement de présence de la plante, afin de lutter contre son expansion.
Pour mieux appréhender les enjeux sanitaires de cette plante envahissante, voici 5 choses à savoir sur l’ambroisie :

Comment la reconnaître ?

En quoi elle-est dangereuse pour la santé ?

Comment se tenir informer sur la prévision du risque allergique ?

Comment venir à bout de cette plante coriance ?

Quels sont les plans de lutte départementaux ?

Plus d’informations sur:

https://www.atmo-auvergnerhonealpes.fr/actualite/retour-de-la-saison-de-lambroisie-fleau-pour-les-personnes-allergiques