La température des océans n’a jamais été aussi élevée que lors d’un mois de juillet qu’en 2026.Dans son dernier bulletin, l’observatoire européen Copernicus alerte sur une situation “exceptionnelle”, marquée par des températures record en Europe occidentale, mettant en difficultés les milieux marins.
La Méditerranée enregistre des températures bien au-dessus des normales saisonnières, les vagues de chaleur marine deviennent de plus en plus fréquentes. En Méditerranée, on a commencé à documenter des vagues de chaleur marine dès la fin des années 1990, c’est la fréquence et la régularité de ces vagues de chaleur : depuis 2022, on est dans un état quasi permanent d’anomalie thermique, toute l’année.En 2026, les océans( 86% de la surface de la planète) ont enregistré des records historiques de chaleur, avec une température moyenne de surface atteignant 20,98 °C en juin et ce sera pire en juillet et Aout à priori.Ce nouveau pic s’explique par la combinaison de deux phénomènes. D’un côté, un réchauffement de fond, lent mais continu, lié aux activités humaines et à l’accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. De l’autre, un épisode El Niño qui agit comme un accélérateur ponctuel, réchauffant davantage encore les eaux du Pacifique tropical. Les deux effets se cumulent, ce qui explique l’ampleur inédite des relevés de cette année.
Cette température de l’eau réjouit sans doute les baigneurs ( en Méditerrannée on a enregistré un record de 24,34 °C en juin 2026) , mais cache une réalité inquiétante : celle d’une vague de chaleur marine qui a commencé et se poursuit tant dans notre pays qu’à l’échelle mondiale.
Le chercheur en écologie marine Thierry Perez alerte sur les conséquences dévastatrices de ce phénomène sur les écosystèmes « le terme «canicule marine» est assez récent – il est apparu dans un rapport du GIEC en 2019 – et qu’il n’existe pas encore de définition universelle. Ce qu’on observe en ce moment, ce sont des anomalies thermiques majeures, notamment en surface, avec des températures qui dépassent largement les normales saisonnières ».
Le réchauffement crée des conditions idéales pour certaines espèces introduites par l’homme, notamment via le canal de Suez comme le poisson lion ou le poisson lapin qui entrent en compétition avec la faune autochtone., mais aussi la surabondance de méduses qui consomment beaucoup de plancton, sachant que c’est la base alimentaire de nombreuses espèces de poissons pélagiques. Ce sont donc les écosystèmes marins qui sont le plus en difficultés.
Les océans n’ont jamais été aussi chauds : ce que révèle le dernier bilan de Copernicus