Tous les articles par Jacqueline Collard

Recycler les plastiques, lesquels et pourquoi ?

Dans un pays comme la France, où chaque habitant produit entre 450 et 550 kg de déchets par an, il est essentiel de trouver des façons de recycler, voire de  réutiliser les produits comme le plastique.

Le plastique représente 11 % des déchets. Au total, 21% des emballages plastiques sont recyclés. Les «gisements» de matières plastiques  soit la quantité de matières en fin de vie sont en outre diffus et dispersés, car présents en faible quantité dans de nombreux produits hétérogènes.Les faibles taux s’expliquent par la très grande variété de matières plastiques, majoritairement incompatibles entre elles à cause de leur structure chimique.

Contrairement à ce que pensent les consommateurs, le sigle avec flèches verte et blanche enchâssées ne signifie pas que le produit est recyclé, mais que le fabriquant paie une taxe à des sociétés agrées qui collectent les déchets.

Il est important de recycler le plastique du fait de sa provenance : fabriqué à partir de pétrole, il est issu de ressources non renouvelables. Le recyclage du plastique est un enjeu de plus en plus crucial au fil du temps. Il ne peut donc pas être fabriqué à l’infini et il pose d’énormes problèmes de pollution lors de la fin de vie. En effet, le plastique met entre 100 et 1000 ans à se dégrader dans la nature. Cela peut avoir des conséquences sur la faune et la flore, mais aussi sur la biodiversité dans son ensemble.

En ce qui concerne le recyclage, il y a deux types de plastique qui peuvent être facilement recyclés: ce sont ceux qui sont aussi les plus utilisés :

les PET pour polyéthylène Téréphtalate, c’est-à-dire les plastiques transparents

les PEHD, pour Polyéthylène Haute Densité, généralement opaques.Le recyclage de ces emballages plastiques permet de fabriquer de nombreux objets de la vie courante.

Dans de nombreux cas, nos déchets finiront dans la terre, dans les mers ou dans l’air, la plupart sous forme de particules invisibles à l’œil nu. Le cycle de l’eau prend le relais: l’eau s’évapore, s’accumule dans les nuages, retombe en pluie, répandant des microplastiques un peu partout. Une équipe de chercheurs américaine* a évalué la quantité de microplastiques ingurgitée par l’homme serait de 50 000  par an à travers son alimentation.

Le développement du recyclage des plastiques passe par une prise de conscience des enjeux liés à la gestion des déchets en fin de vie. Alors que les déchets plastiques envahissent nos sols, nos cours d’eau et nos océans, les gouvernements promeuvent le recyclage comme solution miracle. Sauf que moins de 2 % des plastiques usagés sont recyclés idéalement en circuit fermé. Ce mirage éclipse la seule et vraie solution : la réduction de la production de plastique.

* Etude : Human Consumption of Microplastics

https://pubs.acs.org/doi/abs/10.1021/acs.est.9b01517

L’hyperconnexion des parents préjudiciable aux relations avec leur enfant

Véritable doudou numérique, le smartphone des parents devient un objet transitionnel dévoyé, le portable s’interposant sournoisement au sein de la relation parent-enfant.

Dans une tribune du Monde récemment deux psychologues  Marilyn Corcos* et Brigitte Bergmann* ont analysé ce phénomène de plus en plus fréquent dans une société hyperconnectée  où le temps de captation des écrans  a dépassé les 4 heures par jour.

Elles alertent sur les dangers d’abandon invisible, les effets de détresse grave sur le tout-petit, causés par l’absorption de leurs parents dans leur portable, inattentif à la demande des enfants qui n’attendent que reconnaissance ou compréhension de leurs envies.

La relation entre un parent et un enfant est l’une des plus importantes dans la vie d’une personne. Étant donné qu’il s’agit de l’un des tout premiers liens qu’un enfant entretient, la relation parentale est essentielle aussi ne faut-il pas gâcher les moments privilégiés et surtout dans la petite enfance. ll est très important que vous puissiez passer du temps ensemble. Vous devez aussi pouvoir lui consacrer un créneau pendant lequel vous focaliserez votre attention sur lui. Le bébé est un être profondément sociable, qui se construit dans l’échange avec son environnement. Il est vrai que les parents sont le plus souvent occupés, mais vous devez aussi vous assurer que votre enfant sache que vous accordez de l’importance à ce qu’il a à dire. En effet, les rapports positifs entre parents et enfants favoriseront pour plus tard l’autonomie, l’estime personnelle, la curiosité et de meilleures habiletés de prise de décision.

Aussi notre intérêt pour les informations reçues de  nos écrans ne doivent pas nous faire oublier l’essentiel pour le devenir heureux de nos enfants.

*Marilyn Corcos est psychologue-psychanalyste au Centre médico-psycho-pédagogique Claude-Bernard et membre de la Société psychanalytique de Paris.
*Brigitte Bergmann est psychologue-psychanalyste au Centre médico-psychologique Alfred-Binet, PMI Croix-Rouge et membre de Société de psychanalyse freudienne.

 

Portion de message joint

 

Il est urgent de s’interroger sur la gestion de crise des catastrophes naturelles

Il n’est plus anecdotique d’entendre par les médias qu’une nouvelle catastrophe naturelle s’est abattue sur une région, proche, peut-être la notre, ou plus lointaine comme en Californie, Indonésie ou Australie, etc.. Ces phénomènes,  des ouragans, des inondations, des incendies gigantesques, etc.. deviennent légion mais comment réagissons nous ? que faisons nous ? changeons nous nos comportements ?…

Nos sociétés sont confrontées à des situations inédites et  démontre pour ceux qui ne l’avaient pas encore ressenti que les modifications climatiques s’affirment chaque jour plus intensément. Les prédictions scientifiques et en particulier celles du GIEC s’affirment. Le changement climatique vient fragiliser ou aggraver des situations locales qui étaient déjà difficiles.

La climatologue Françoise Vimeux de l’IRD (institut de recherche pour le développement) interviewée sur les ravages des incendies en Australie nous donne son avis sur ces événements graves : « il est très clair que ces phénomènes, habituels dans un cadre naturel, deviennent plus nombreux à cause du réchauffement climatique. Pourquoi ? Parce que ce réchauffement va favoriser des vagues de chaleur plus fréquentes, plus importantes, plus intenses et peut-être plus longues, ce qui implique des températures très élevées, parfois jamais atteintes sur un territoire. Le réchauffement climatique a aussi un impact sur les régimes de pluie. Quand un feu est déclenché, l’absence de précipitations favorise sa propagation. La végétation brûle très vite ou va permettre aux incendies d’avancer très rapidement ».

On commence à voir les limites des organisations  de gestion de crise, voire de prévention, pour un certain nombre de risques. Elles semblent ne plus être  adaptées à la fréquence et aux menaces comme à l’évolution des sociétés. Les dynamiques démographiques, économiques, sociales, l’urbanisation ont transformé nos sociétés et nous demandent de réfléchir collectivement à la manière d’assurer, de façon juste et efficace, la sécurité des personnes et des biens, comme nous ne l’avons à ce jour,  peu pensé.

Il ne suffit pas de diffuser les mesures de sauvegarde pour qu’elles soient appliquées ; il ne suffit pas de connaître les « bons comportements » pour les mettre en pratique. Il est urgent  de se préparer et de réfléchir, collectivement, aux mesures que nous voulons mettre en œuvre, à l’arbitrage entre liberté et équité, au partage des coûts et à la responsabilité de chacun.

En France, il y des  enjeux majeurs  qui devraient  faire l’objet d’une attention soutenue : le renouvellement urbain, qui concerne de nombreux territoires exposés à des menaces et qui demandent de réfléchir à la façon de rebâtir, de rénover, de transformer l’existant mais aussi le devenir d’espaces menacés à court, moyen ou long terme  par le changement climatique et sans oublier la corrélation avec la perte de biodiversité préjudiciable (faune et flore) à l’ensemble de l’humanité.

Le Dioxyde de titane (additif) « enfin » interdit dans l’alimentation

Le dioxyde de titane (TiO2) existe sous différentes formes, micrométriques et nanométriques. Il est notamment utilisé sous forme de poudre, pour ses propriétés d’absorption des rayons ultraviolets mais aussi comme colorant alimentaire (son caractère colorant blanc) . Le TiO2 présente également d’autres propriétés telles que la résistance aux produits chimiques, une stabilité thermique et un potentiel photocatalyseur. Il est utilisé dans de nombreuses applications (additif alimentaire, cosmétiques, pigments).

Par ailleurs, l’apparition de tumeurs pulmonaires chez le rat après inhalation ou instillation de TiO2 a amené l’Anses, le 20 mai 2015, à soumettre à l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) une proposition de classement du dioxyde de titane en tant que substance cancérogène de catégorie 1B (substance dont le potentiel cancérogène pour l’être humain est supposé) par inhalation, dans le cadre du règlement CLP.

Concernant les nanomatériaux, de nombreux travaux sont menés par l’Anses depuis 2006, tant sur l’alimentation humaine et animale que sur les produits de consommation ou l’exposition des travailleurs. L’Agence rappelle la nécessité de développer des protocoles d’étude de toxicologie pertinents (bonne caractérisation physico-chimique, protocole détaillé et reproductible, etc.) et des études d’exposition pour évaluer les risques sanitaires des produits contenant des nanomatériaux.

En 2017, le Comité d’Evaluation des Risques (CER ou RAC pour risk assessment committee) de l’ECHA a conclu que le TiO2 sous toutes ses formes devrait être classé comme cancérogène suspecté pour l’homme de catégorie 2 par inhalation. Si cette proposition est entérinée par la Commission européenne, les industriels auront obligation d’informer, par l’apposition d’un étiquetage approprié, des risques encourus par les travailleurs lors de la manipulation des produits contenant du TiO2. En janvier 2018, 39 % des produits alimentaires ( on en trouve dans les yaourts, les confiseries, les glaces, les céréales, etc. ) contrôlés par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ne mentionnaient pas la présence de nanoparticules sur leur étiquetage.

Effets promoteurs de cancer, reprotoxicité, génotoxicité, l’Anses pointe la nécessité d’acquérir rapidement de nouvelles données pour « statuer sur les différents signaux observés« .Par ailleurs, l’Anses travaille sur un rapport plus global sur les nanomatériaux dans les produits destinés à l’alimentation, l’interdiction du Ti O2 en est un premier pas.

Les ministères de l’Economie et de la Transition écologique ont tranché : le dioxyde de titane E171 sera interdit dès le 1er janvier 2020. Cette décision se base sur un avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire qui pointe le manque de données.Malgré l’interdiction, la vigilance reste néanmoins de mise : dans un système globalisé, le suivi d’un bout à l’autre de la chaîne de production et la garantie d’une absence de contamination ne sont pas évidentes. De la même manière que le respect des obligations de la présence des nanoparticules par l’étiquetage présentes dans les produits alimentaires demeure un enjeu dont on est en droit d’attendre depuis longtemps.

 

La métropole de Lyon propose une systématisation du tri des emballages

Dès le 1er janvier 2020 dans la Métropole de Lyon,tous les emballages et les papiers se trient Au 1er janvier 2020le tri devient donc  plus simple: à chacun de profiter de ces possibilités qui sont de plus en plus indispensables

guide-tri

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