Tous les articles par Jacqueline Collard

Avec la canicule la climatisation est de nouveau en question

Alors que nous retrouvons un épisode caniculaire il est tentant de penser à un investissement en matière de climatisation. Le confort thermique se dégrade avec des températures plus élevées en particulier la nuit, entraînant un risque sanitaire pour les personnes âgées. L’augmentation de la température aggrave également la pollution atmosphérique et les problèmes respiratoires pour les personnes vulnérables. Le besoin de rafraîchissement génère souvent  la mise en marche des climatisations, qui a un impact global fort sur l’environnement et la demande en énergie. Pour lutter contre ces futurs étés de plus en plus chauds, la solution semble alors toute indiquée : la climatisation, encore faut-il y réfléchir quant aux impacts environnementaux et sanitaires.

Or, ces systèmes d’air conditionné, s’ils refroidissent à merveille l’intérieur des bâtiments, possèdent plusieurs contraintes. En premier lieu, ceux-ci aggravent la situation lors des vagues de chaleur. En effet, pour fonctionner, les appareils de climatisation libèrent de l’air chaud en dehors des bâtiments qu’ils refroidissent. Pendant la canicule de 2003, d’après les simulations de l’étude, la température dans les rues d’Île-de-France aurait augmenté de 2,4°C simplement à cause des appareils de climatisation.

De plus, les climatiseurs sont très énergivores et peuvent augmenter considérablement la production d’énergie, principalement non renouvelable, dans le monde.

 Il est donc indispensable de réviser notre stratégie d’urbanisation ou de rénovation énergétique en rapport avec les programmations pluriannuelles de l’énergie (PPE), outils de pilotage de la politique énergétique qui ont été créées par la loi de transition énergétique pour la croissance verte. Ceci autant pour l’aspect chauffage que l’effet climatisation dans la mesure où l’isolation thermique des bâtiments devient une nécessité prioritaire mis en avant par la Convention citoyenne sur le climat.

Abus d’écrans : notre cerveau en danger ? un reportage sur France 5

Un reportage d’Enquête de santé () sur

Cette surexposition, notamment chez les plus jeunes, reste inquiétante, tout comme chez les adolescents qui déjà avant le confinement passaient près de 8 heures par jour devant un écran, contre 5 heures en moyenne chez les adultes. Cette consommation massive alarme le monde de la santé qui constate de véritables addictions et l’apparition de troubles tels que le sommeil, l’anxiété, les troubles de l’attention, la difficulté de mémorisation et le retard d’apprentissage chez les plus jeunes. Ce nouveau syndrome a été baptisé « EPEE » pour Exposition Précoce et Excessive aux Ecrans. En France, un projet de loi est dans les cartons pour limiter l’exposition des enfants.

La Convention citoyenne sur le climat (CCC) a rendu sa copie

Nous revenons sur cette initiative proposée par le Président de la République mis en place en Octobre (revoir nos articles des 3 octobre, 12 avril et 2 juin) auprès de Français tirés au sort qui ont auditionné 140 experts pour les  aider à élaborer leurs propositions, afin de répondre à la question : comment réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 dans un esprit de justice sociale ?

A partir de leur troisième session de travail,donc  dés novembre 2019, ces citoyens avaient bénéficier  également d‘ un groupe d’appui, composé de 14 experts, pour élaborer leurs propositions,ainsi qu’un comité de six juristes chargés de mener auprès d’eux pour le  travail de transcription légistique de leurs mesures.

Et donc c’est après 9 mois de travail régulier  poursuivis malgré la crise sanitaire qu’ils ont été en mesure de proposer:  Cent cinquante citoyens, sept sessions de travail, neuf mois de réflexions et d’échanges, cent cinquante mesures. . Le vendredi 19 juin s’est ouvert à Paris la septième et dernière session de la  Convention citoyenne (CCC). Durant tout le week-end, la CCC a voté les propositions pour réduire d’au moins 40% les gaz à effet de serre pour la période entre 1990 et 2030.La remise de leurs propositions, dimanche 21 juin, à la ministre de la transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, ne signifie pas pour autant la fin de leurs travaux. Pour assurer le suivi de leurs mesures, mais aussi préserver le lien ainsi créé, ils ont fondé une association, Les 150, à laquelle ont adhéré entre 110 et 120 de ces citoyens. Emmanuel Macron a fait savoir aux citoyens de la Convention qu’il allait travailler sur leurs propositions et leur a donné rendez-vous le lundi 29 juin pour leur communiquer ses réponses.

Les propositions de la Convention Citoyenne pour le climat

https://propositions.conventioncitoyennepourleclimat.fr/pdf/ccc-rapport-final.pdf

 

Qui est le plus impacté par la pollution atmosphérique ?

Une étude de l’Université de Hasselt en Belgique, dans laquelle un groupe de personnes étaient équipés d’un système de mesure portatif, pendant une semaine lors de tous leurs déplacements, a démontré que quand les personnes se déplaçaient, elles étaient exposés à entre 2 à 5 fois plus de pollution que quand elles restaient chez elles.

Les plus hautes concentrations ont été mesurées par les conducteurs automobiles, les passagers automobilistes et les bus. Les concentrations auxquelles sont exposées les personnes qui se déplacent à pied ou à vélo sont environ de moitié plus basses. C’est dans le train qu’ont été mesurées les concentrations les plus basses. Il est donc conseillé de se déplacer à vélo ou à pied dans les rues avec peu de trafic, afin d’être le moins exposé.

L’avion est le mode de transport le plus émetteur de CO2 par kilomètre et par passager transporté. Un aller-retour Paris/Barcelone en avion émet 45 fois plus de gaz à effet de serre que le même trajet en TGV.

https://www.irceline.be/fr/documentation/faq/qui-est-le-plus-impacte-par-la-pollution-atmospherique-le-coureur-le-cycliste-le-conducteur-automobile-le-passager-dans-le-bus-et-pourquoi

L’ADEME se transforme et propose de nouvelles orientations

L’ADEME est un établissement public sous la tutelle du ministère de la Transition écologique et solidaire et du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Depuis le 17 avril l’ADEME,  l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie est devenue l’Agence de la transition écologique et son PDG vient de présenter les nouvelles orientations plus en accord avec les nécessités environnementales.

Une nécessité pour son président-directeur général Arnaud Leroy, qui s’en est expliqué lors d’une conférence de presse : « Nos missions ont évolué depuis de nombreuses années et sont de plus en plus variées, explique-t-il. Nous ne nous occupons plus seulement d’énergie, de déchets ou de qualité de l’air, mais aussi de mobilité, d’alimentation durable, de tourisme, de numérique, et de logement. Nous avons la capacité de prendre en compte des thématiques très différentes mais interdépendantes, pour avoir une action globale et coordonnée, et fédérer l’ensemble des acteurs ».

« Le rôle de l’agence est d’accompagner le changement en proposant des alternatives, poursuit-il. Face aux crises sanitaires, économiques ou climatiques, le maître-mot est la résilience ».

Elle vient de lancer une nouvelle plateforme numérique de services : AGIR. Un outil en ligne qui propose des « solutions concrètes » à tous les citoyens, entreprises, et collectivités, qui veulent agir pour la transition. La plateforme offre un accès simplifié à l’ensemble des contenus de l’Ademe : recherche de financements, dépôts de projets, résultats d’étude, conseils et retours d’expériences…

L’Ademe pointe la nécessité d’accélérer sur plusieurs dossiers, parmi lesquels la structuration d’une filière de réparation , synonyme également de gain de pouvoir d’achat pour les Français, ou la rénovation énergétique, avec deux éléments importants : la formation des acteurs et la simplification des procédures.

https://www.ademe.fr