Tous les articles par Jacqueline Collard

Un guide pour tous sur les technologies sans fil

Sous la direction du Pr. Dominique BELPOMME 
A paraître : janvier 2021
Huit contributeurs apportent leurs connaissances sur les causalités entre les champs électromagnétiques et les troubles de la santé.
Les auteurs :
– Dominique Belpomme, Professeur de cancérologie au Centre Hospitalier Universitaire Necker-Enfants malades
– Olivier Cachard, Avocat à la Cour, Professeur agrégé des facultés de Droit
– Philippe Irigaray, Docteur ès Sciences en Biochimie
– François Lafforgue, Avocat au Barreau de Paris et Docteur en droit
– Gérard Ledoigt, Professeur émérite de Biologie à l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand
– Pierre Le Ruz, Docteur d’État en physiologie
– André Vander Vorst, Physicien, professeur émérite à l’Université catholique de Louvain (Belgique)
Pour en savoir plus et lire des extraits :
https://lelivrenoirdesondes.fr/
Les dangers des technologies sans fil et comment s’en protéger
Un guide pour tous

« Cette expertise scientifique collective validée au plan international met fin aux controverses qui ébranlent nos sociétés sur la dangerosité des ondes électromagnétiques.

Tout d’abord, elle s’adresse à tous, en premier lieu aux malades, c’est-à-dire ceux atteints d’électrohypersensibilité ou encore de cancer, de maladie d’Alzheimer, de maladies du système nerveux ou du cœur, ou même d’infertilité, pour lesquels un effet nocif des ondes électromagnétiques a été mis en évidence, afin qu’ils prennent les précautions nécessaires ; mais elle s’adresse aussi aux bien-portants pour qu’ils se protègent et protègent leurs enfants et petits-enfants, des impacts des ondes issues des téléphones portables, DECT, Wifi, … et de la 5G !

Selon le communiqué de presse :

1/ Il s’adresse en priorité aux malades, en particulier ceux atteints d’électrohypersensibilité « Les oubliés de la république », aux non malades qui veulent se protéger et protéger leurs enfants des ondes électromagnétiques et également aux professionnels de santé et aux juristes.

2/Il démontre preuves à l’appui que les champs électromagnétiques sont extrêmement dangereux pour la santé et l’environnement. Il en résulte que le développement de la 5G s’annonce comme une catastrophe sanitaire et environnementale.

3/Les champs électromagnétiques dépriment l’immunité et favorisent la prolifération et la mutation des virus… Ils pourraient intervenir dans la propagation de la pandémie actuelle.

ISBN : 978-2-87434-184-7 — 416 pages


La nécessité de développer la culture scientifique

Renaud Hétier et Nathanaël Wallenhorst sont enseignants-chercheurs en sciences de l’éducation et notamment auteurs de « Résistance, résonance – Apprendre à changer le monde avec Hartmut Rosa » (Le Pommier, 2020).

Ces 2 enseignants chercheurs en sciences de l’éducation interpellent le Ministère très conscients du fossé qui s’installent entre les décideurs et les profanes citoyens. Ils pensent qu’il est urgent d’y remédier. Ceci dans un souci de démocratie et surtout à un moment où le virage de notre société s’impose. Il faut développer fortement notre culture scientifique : éducation au climat et à ses interactions avec le vivant, compréhension du fonctionnement systémique de la biosphère, intégration des limites planétaires à ne pas franchir pour ne pas courir le risque d’emballements irréversibles…

Nous sommes au cœur d’un changement climatique majeur, d’un appauvrissement de la vie sur Terre et de phénomènes de pollution, de plus en plus destructeurs. Nous avons chaque jour l’expérience d’une zoonose devenue pandémique, de migrations climatiques qui s’intensifient, de records de douceur hivernale et de canicule estivale, d’une intensification de tempêtes et d’ouragans, etc.

Mais, face à ces réalités, nous n’avons pas l’air de croire en ce que nous savons. Nous savons, mais nous ne voulons pas savoir.

Ils proposent ainsi de revoir de toute urgence les programmes scolaires, particulièrement au collège et au lycée, de chacune des matières enseignées pour que nous enseignions l’ampleur de l’altération du système Terre de nature anthropique et travaillions à assurer la pérennité de l’aventure humaine à partir d’une transformation de sa relation au vivant. Enfin, il s’agit de chercher par tous les moyens possibles à apprendre d’autres types de relation au monde : en renonçant à faire du vivant seulement une « ressource » pour générer des gains, ou encore en apprenant à écouter le monde et non pas uniquement à le manipuler techniquement.

« Il faut développer fortement notre culture scientifique », demandent les auteurs.

Le nouvel indice de qualité de l’air est opérationnel depuis le 1er janvier

La baisse des émissions amorcée il y a plusieurs années, suite à la mise en place de différentes stratégies et plans d’action, a permis une amélioration globale de la qualité de l’air. Cependant même si  les concentrations moyennes annuelles de polluants diminuent, et que les dépassements des seuils réglementaires de qualité de l’air pour la protection de la santé à long terme,  affectent moins de zones : ce n’est pas encore assez, pour être en conformité avec les exigences européennes et encore moins pour celles de l’OMS.

Alors que 48.000 décès prématurés par an sont causés par la pollution de l’air, le ministère de la Transition écologique a actualisé l’indice ATMO le 1er janvier 2021, dont le dernier datait de  1994.

En 2019, cinq polluants sur les douze réglementés à l’échelle européenne présentent des dépassements des seuils réglementaires de qualité de l’air pour la protection de la santé humaine à long terme. Même s’ils sont moins nombreux que par le passé, les dépassements observés pour les PM10, le NO2 et l’O3 sont récurrents et concernent, en 2019, respectivement 2, 9 et 49 agglomérations.

Le nouvel indice ATMO diffère donc sur trois points majeurs :

  • Les particules fines de moins de 2,5 micromètres (PM2,5) seront quantifiées séparément des PM10. Ce cinquième indice est particulièrement pertinent du point de vue de la santé publique, puisqu’une augmentation de 10 microgrammes par m3 des PM2.5 est associée à une augmentation de 15% du risque de mortalité.
  • La géolocalisation se fera désormais de façon plus fine au niveau de la commune, y compris en Outre-Mer. Chacun pourra donc facilement s’enquérir de l’indice du jour près de chez lui, à la manière d’un bulletin météorologique.
  • Couleurs et niveaux d’alerte sont modifiés. La qualité de l’air est désormais échelonnée selon 6 classes : bon (bleu), moyen (vert), dégradé (jaune), mauvais (rouge), très mauvais (marron) et extrêmement mauvais (violet). Ce dernier niveau négatif est une nouveauté, avec la suppression du niveau le plus positif « très bon ».
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  • https://atmo-france.org/lindice-atmo
  • https://www.vie-publique.fr/en-bref/278040-nouvel-indice-atmo-de-mesure-de-la-qualite-de-lair

> Retrouvez l’arrêté du 10 juillet 2020 relatif à l’indice de la qualité de l’air ambiant
> Retrouvez la notice technique expliquant le calcul de l’indice conformément à l’arrêté du 10 juillet 2020
> Retrouvez la qualité de l’air près de chez vous

 

Les eaux usées témoignent de la présence du Sras-cov2

Actuellement, diverses études ont détecté de l’ARN du SRAS-CoV-2 dans les eaux usées dans le monde entier avec une grande sensibilité, c’est-à-dire quelques jours seulement après l’identification du premier cas humain de Covid-19. La surveillance des eaux usées fournit un échantillon impartial de la population infectée, y compris les individus asymptomatiques. C’est devenu un nouvel outil épidémiologique développé et affiné par des scientifiques de l’environnement au cours des 20 dernières années.

Mise en place dans le cadre du réseau national de surveillance OBEPINE (OBservatoire EPIdémiologique daNs les Eaux usées) qui s’appuie sur 7 équipes de recherche affiliées à 9 tutelles, cette nouvelle approche permettrait de fournir une précieuse aide à la décision des politiques publiques.En parallèle de ce réseau national, l’unité COMETE (Covid-19 Marseille Environment Testing & Expertise) initiée par le BMPM (bataillon de marins-pompiers de Marseille) analyse quant à elle les eaux usées collectées sur Marseille. Cette technique agrège les informations sur la santé au niveau de la totalité de la population.

Ces analyses permettraient d’avoir :

  • Une amélioration des connaissances en termes d’épidémiologie des maladies infectieuses.
  • et  une surveillance de la variation génotypique du SARS-CoV-2

Plusieurs références d’études:

La myopie, une pathologie qui s’accroît chez les plus jeunes

Dés  2012, la revue The Lancet avait publié une étude chinoise qui annonçait déjà près de 90% la proportion de jeunes souffrant de ce trouble de la vision à la fin du lycée.

 Une nouvelle étude chinoise datant de cet été  a été publié dans  la revue The Lancet pour  le JAMA Ophtalmology, à partir de tests de vue réalisés entre 2015 et 2020 sur plus de 120 000 enfants âgés de 6 à 13 ans. Les résultats sont sans appel chez les enfants âgés de 6 à 8 ans : en 2020, ils ont en moyenne « perdu » 0,3 dioptries, l’unité de mesure de l’acuité visuelle. « La prévalence de la myopie a été multipliée par 1,4 à 3 en 2020 par rapport aux cinq années précédentes », commentent les chercheurs. Dans le détail, la proportion d’enfants de 6 ans atteints de myopie a dépassé les 21% en 2020 (5,7% entre 2015 et 2019) ; 26% pour les enfants de 7 ans (contre 16,2%) et 37% pour ceux de 8 ans (contre 27%).

Le chercheurs qui ont procédé à cette étude expliquent leurs résultats par la  plus grande sensibilité des plus jeunes aux changements environnementaux, sans oublier  le temps passé devant un écran avec l’école à la maison.  Ils estiment nécessaires des études supplémentaires et le suivi à long terme de ces enfants, « dans une période critique pour le développement de la myopie ». D’autres chercheurs qui ont publié dans le JAMA Ophtalmology jugent eux qu’en cas de nouveaux confinements, il serait judicieux de ne pas restreindre les jeux extérieurs des jeunes enfants, pour aider à contrer une vague de « myopie de quarantaine ».