Tous les articles par Jacqueline Collard

Mais que deviennent donc les mégots abandonnés?

Alors que les mégots sont de plus en plus pourchassés, dans les villes, comme sur les lieux de villégiature et donc les plages, les responsables des collectivités renforcent la communication sur l’aspect environnemental de ses déchets qui semblent anodins pour certains. Chaque année, c’est plus de 6.000 milliards de cigarettes qui sont fumées dans le monde, pouvant conduire à plus d’un demi-million de tonnes de mégots rejetés dans notre environnement.

On en trouve partout, dans les rues des villes, dans les campagnes et dans les océans. Des déchets toxiques et polluants, plus que les sacs plastiques ou les pailles, ce sont les mégots de cigarettes qui pollueraient le plus les océans, ils représentent 40% des déchets ramassés sur les plages méditerranéennes.Si l’on ajoute à cela le fait qu’un seul mégot peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau, l’ampleur du désastre est évidente.

Imprégnés de substances chimiques (près de 4000) dont une cinquantaine sont réellement toxiques, comme la nicotine, les mégots doivent être « dépollués » avant de pouvoir être recyclés: d’où l’on perçoit l’incohérence.

Lorsque ces mégots sont jetés au sol, il devient alors très compliqué de les récupérer. Pour éviter cela, quelques projets sont mis en place : des cendriers adaptés ou des mesures plus contraignantes pour lutter contre cette pollution, comme une éco-contribution pour les fabricants. Leur élimination n’est aucunement réglementée à travers le Monde ainsi leur destination vers les eaux usées et plus loin mers et océans est inévitable.

De plus en plus de travaux de recherche les concernent, un collectif s’est d’ailleurs crée pour cette cause: il s’agit du Cigarette Butt Pollution Projet mais aussi Le Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (CEDRE) qui  lui est partenaire d’un projet de recherche européen dont l’un des volets vise précisément à mesurer l’impact que pourraient avoir les mégots sur les espèces marines.

Sources :

Etude des filières de collecte et de traitement des mégots de cigarettes

Document du ministère de l’Ecologie relatif aux mégots

Rapport européen sur les déchets marins

Une nouvelle culture du risque s’avère indispensable

L’économiste Pierre-Noël Giraud s’exprime face aux dernières crises qui ont impacté la population française , crises tant industrielles que sanitaire.

Personne n’est à l’abri de la survenance d’une crise même les plus protégés. La clé d’une meilleure gestion de crise est l’anticipation. En élaborant une stratégie dans le calme avec une équipe de communication, la réactivité pourra opérer en temps de crise. La gestion de crise doit être une démarche permanente qui doit s’intégrer dans tous les échelons de responsabilité.

« Il reste incontestable que la liste des risques extrêmes s’allonge et que leur probabilité d’occurrence augmente. Il nous faut donc adopter une vision d’un monde où alterneront, avec une fréquence probablement croissante, deux régimes très différents. Le régime « normal » (« business as usual »), gouverné par des tendances lourdes, et des périodes, plus brèves espérons-le, de crises violentes.

Les principaux organes du pouvoir, en premier lieu les Etats mais aussi les grandes entreprises, doivent développer une « culture du risque » constituée d’une part de l’élaboration et de la révision permanentes d’une vision stratégique, et d’autre part de la mise en place d’organisations spéciales de gestion des crises.

Par ailleurs, une vision stratégique n’est utile et accessible qu’à des organisations dont la durée d’exercice de leur pouvoir est longue. Or l’horizon des gouvernements élus ne dépasse guère cinq ans, dix si la Constitution le permet. Du côté des entreprises, il n’y a rien à attendre des banques et autres institutions financières : car la finance est intrinsèquement « court-termiste ».

Un nouveau rapport du Haut Conseil du climat ( HCC) cible les priorités

Le Haut Conseil pour le climat  HCC a rendu public, le 8 juillet, son rapport annuel intitulé « Redresser le cap, relancer la transition : Urgence climatique : l’accélération des mesures toujours en attente ».

Communiqué de presse émis à Paris, le 8juillet 2020

Ce rapport fait le point sur l’évolution des émissions de gaz à effet de serre en France, et sur les politiques climatiques mises en place. Il constate des progrès dans la gouvernance, un accroissement des annonces mais pas d’avancée structurelle quant au rythme de baisse des émissions et  s’inquiète des retards pris par la France concernant les émissions des gaz à effet de serre.

La réduction des émissions de gaz à effet de serre est insuffisante pour respecter les budgets carbone futurs. Les émissions de la France ont diminué de 0,9% en 2019, ce qui est similaire aux années précédentes et loin des –3%attendus dès 2025. Les quatre grands secteurs émetteurs, le transport (30%) suivi de l’agriculture, le bâtiment et l’industrie, ont tous raté le premier budget carbone(2015-2018). La baisse temporaire des émissions lors du confinement est marginale par rapport aux efforts à accomplir.

Le HCC identifie plusieurs mesures de sortie de crise qui sont compatibles avec les objectifs climat, en particulier:

-La rénovation énergétique des bâtiments,

-Les investissements dans les transports publics et les infrastructures de mobilité douce,

-Les mesures d’efficacité énergétique et d’électrification et la R&D dans l’industrie,

-L’augmentation du stockage de carbone dans les sols et le développement des protéines végétales,

-Le déploiement des énergies renouvelables.

La Convention citoyenne pour le climat a démontré que des personnes d’horizons géographiques, sociaux, politiques et culturels ci-différents peuvent pleinement percevoir l’urgence climatique et converger en quelques mois sur de nombreuses propositions d’envergure pour le climat et la justice sociale.Leurs propositions doivent être valorisées, mais l’État reste le garant de la mise en œuvre des politiques publiques climatiques et de leur équité, ainsi que de l’atteinte des objectifs climatiques de la France. La transition juste est un enjeu politique qui appelle une redevabilité exemplaire de l’Etat.

https://www.hautconseilclimat.fr/wp-content/uploads/2020/07/communiqu-de-presse_rapport-annuel_hcc.pdf

Notre système immunitaire sert à nous protéger des agents infectieux

Des millions de bactéries, virus, parasites et champignons essaient de pénétrer en permanence dans notre corps. Tous ces micro-organismes doivent franchir des barrières pour y arriver.
Notre système immunitaire est un rempart contre les infections, les virus… et chaque jour il peut être très sollicité.

Notre système immunitaire est là pour nous protéger du virus SARS-Coronavirus-2 (SARS-CoV-2) et de la maladie COVID-19 induite
Mais comment fonctionne-t-il, comment l’aider à se maintenir à un bon niveau de performance?
Des millions de bactéries, virus, parasites et champignons essaient de pénétrer en permanence dans notre corps. Tous ces micro-organismes doivent franchir des barrières pour y arriver. Nos protections sont la peau, les muqueuses du système respiratoire et l’acidité de l’estomac (pH de l’ordre de 1,5). Quand ces obstacles sont franchis, les intrus sont pris en chasse par la « police locale » de notre organisme, le système immunitaire.

Mais de quoi est fait notre système immunitaire ? Comment fonctionne-t-il ? De quoi a-t-il besoin pour bien fonctionner ? Quels ont les derniers protocoles de prévention de 2020 ? Que faire dans cette période au niveau individuel ?
Lire le dossier  élaboré par l’association ATC toxicologie-chimie

Les feux d’artifice certes attirants, mais n’ont-ils pas d’effets sur la qualité de l’air

Une étude américaine montre que les métaux émis par ces évènements altèrent les cellules humaines.

Ainsi une équipe de la NYU Grossman School of Medicine (New York) a analysé la qualité de l’air dans une douzaine de sites à travers les Etats-Unis tout au long de l’année, lors de ces festivités . Ils ont ainsi constaté des niveaux de métaux toxiques plus élevés – parmi lesquels du titane, du strontium, du cuivre et du plomb.

Résultat, une toxicité supérieure à celle des polluants habituels observés en ville, normalement . Un danger pour la santé des habitants donc « même si ces expositions sont en théorie très ponctuelles, et ne sont constatés qu’à certaines dates de l’année »,ce qui fait perdre de l’intérêt de ces festivités.

Source : NYU Langone Health/NYU School of Medicine, 2 juillet 2020