Tous les articles par Jacqueline Collard

5-6-7 février journées mondiales sans portables

C’est la 21e édition des Journées mondiales sans smartphone proposées par Phil Marso, sans imaginer certainement l’impact qu’a pris cet appareil dans le vie du plus grand nombre : c’est l’occasion de s’interroger sur le rapport que nous avons avec cet appareil, comment nous l’utilisons, à quelle fréquence et pour quel usage ? la place qu’il prend dans nos vies ?

Il faut reconnaître son coté pratique, utile, on dit même simplificateur de vie : il rend tellement de services (GPS, prises de note, photos, contacts de toutes natures, moyens de paiement, de reconnaissance etc..) tant qu’on ne peut plus s’en passer, c’est ce qu’on  appelle la nomophobie.

Quelques chiffre : 67% des Français se disent dépendants de leur smartphone, de leur tablette ou de leur ordinateur si ce n’est des trois ! et 29% se disant totalement dépendants.

 Selon la sociologue Catherine Lejalle professeur à l’ISC Paris (Institut supérieur du Commerce) qui vient d’écrire le livre : « j’arrête d’être hyperconnecté, 21 jours pour réussir sa détox digitale » aux Editions Eyrolles

Elle détaille les écueils à éviter surtout pour la génération qui l’a côtoyé depuis très jeune, et qui en fait une usage immodéré (on parle de plus de 5 heures par jour, alors que la moyenne qui n’est pas vraiment significative est pourtant de 2h30 par jour). Elle s’exprime ainsi : « le principal écueil de la personne hyperconnectée et de ne plus profiter de l’instant présent, à force de photographier, partager, commenter en permanence ce qu’elle fait. Résultat: elle n’est plus connectée avec ses 5 sens, elle passe son temps à sortir d’une situation, elle  a besoin du regard des autres pour se dire : » le moment que  je vis est formidable » c’est tout de même dommage.

Dans ce cas il est urgent de laisser son portable éteint le plus souvent possible, de passer des moments sans lui, mais plus encore de le laisser éloigner de son lit, de son lieu de repos, d’éviter de le regarder avant  de s’endormir : des conseils simples mais combien précieux. D’autant plus qu’il est reconnu comme source de stress et d’angoisse.

A l’heure où les chiffres nous montrent de plus en plus accros, faut-il faire une détox complète ? Où se situe la juste mesure ? Il serait urgent de profiter de ses journées pour essayer !

« Laisser la perte de biodiversité serait irresponsable »

Lors de la leçon inaugurale de la nouvelle chaire annuelle Biodiversité et écosystèmes du Collège de France, Chris Bowler nouveau titulaire la  chaire consacrée à la biodiversité au Collège de France a déclaré « Laisser la perte de biodiversité se poursuivre serait irresponsable.

Il y a souligné l’urgence aujourd’hui à traiter les sujets liés à la biodiversité, au climat, à l’état de santé de la terre et des océans. Et il y a urgence aujourd’hui à traiter les sujets liés à la biodiversité, au climat, à l’état de santé de la terre et des océans, comme  d’aborder ces questions de manière scientifique, en élaborant des hypothèses puis en donnant à la fois des résultats et donc des conclusions.

Une analyse des résultats de l’expédition de Tara Océans a bien démontré qu’il est nécessaire de se pencher sur les micro-organismes qui ont beaucoup à nous apprendre, alors que jusqu’alors avait été privilégié la vie du monde macroscopique. Dans l’océan par exemple, le phytoplancton effectue autant de photosynthèse que les plantes et les forêts terrestres. En effet ces micro-organismes  sont pour  la plupart  essentiels de notre survie !

L’endocrine Society remet en cause les analyses de l’EFSA à propos des perturbateurs endocriniens

Cette « société savante »(L’Endocrine Society,) forte de 18 000 chercheurs à l’échelle internationale vient de publier un rapport remettant en cause les analyses de l’EFSA au niveau de l’Europe et tout particulièrement le  projet de rapport de l’agence soumis à une consultation publique sur les perturbateurs endocriniens .

En effet ces « Découvertes » l’ont été depuis  le début des années 1990, pour ces substances capables d’interférer avec le système hormonal omniprésentes dans l’alimentation (pesticides, additifs, plastifiants, etc.) ou dans les objets du quotidien (traitements des meubles et des textiles, jouets, ustensiles ménagers, emballages,cosmétiques, détergents, etc.).

Cette commission d’experts du système hormonal vont jusqu’à écrire:« Les principes scientifiques de l’endocrinologie n’ont pas été inclus dans l’expertise », et ne reflète pas « le consensus scientifique le plus à jour ». Il semblerait que les autorités n’aient pas changer leur principe, fort ancien désormais que « la dose fait le poison », et n’aient pas intégré d’une relation «  dose-effet “non monotone”, avec une augmentation de l’effet à faibles doses, suivie d’une diminution à un point dit de rupture », telle que l’a décrit depuis longtemps les travaux d’Ana Soto.

Cet effet paradoxal est au centre d’une étude publiée mercredi 20 mai par la revue Environmental Health Perspectives, qui est sans doute la plus pointue et la plus complète publiée à ce jour sur le sujet.C’est donc la biologiste américaine Ana Soto (Tufts University, à Boston), qui coordonnent ces travaux  fondés sur les données de l’expérience dite « Clarity-BPA », lancée dés 2012 aux USA.

Compléments : https://www.endocrine.org/advocacy/society-letters/2021/es-comments-on-efsa-draft-nmdr-opinion

Public consultation on the draft EFSA Scientific Committee :  Opinion on biological plausibility of non-monotonic dose responses and their impact on the risk assessment

La métropole de Grenoble s’engage dans une convention citoyenne climat

Alors que la justice vient de reconnaître que l’inaction climatique de l’État est illégale, tout en rejetant la réparation du préjudice écologique, elle sursoit à statuer sur la demande d’injonction à agir. Le tribunal  doit  maintenant décider si il lui ordonne de prendre des mesures supplémentaires pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre et respecter ses engagements pour le climat et ce dés le printemps: mais  à Grenoble des mobilisations politiques proposent des moyens d’actions, que nous pouvons que soutenir.

Dès l’été 2021, et pour environ une dizaine de jours, des citoyennes et citoyens de la Métropole de Grenoble, tirés au sort, seront réunis afin de proposer des politiques publiques en matière de transition écologique et énergétique.
« En complément des nombreuses initiatives métropolitaines d’ores et déjà mises en œuvre, combinant transition écologique et justice sociale, nous lançons la convention citoyenne métropolitaine pour le climat et, en parallèle, une convention des secteurs économiques pour le climat. Elles permettront de bâtir des politiques publiques, des initiatives encore plus volontaristes, afin d’accompagner toutes et tous dans le changement » affirme Christophe Ferrari, le président de la métropole.

La convention citoyenne métropolitaine pour le climat vient compléter le dispositif de mobilisation collective pour la mise en œuvre du Plan Climat Air Energie (PCAET) Métropolitain dans lequel la Métropole s’est engagée depuis octobre 2019. Elle vise à créer des lieux de discussion et d’interpellation de toutes les parties prenantes pour conduire le territoire métropolitain vers la transition bas-carbone, dans une approche inclusive et résiliente.

Les étapes de la convention citoyenne métropolitaine pour le climat
1)    Une phase d’information, de formation et d’exploration des thématiques, y compris en lien avec les communes ;
2)    Une phase de formalisation, de hiérarchisation et de validation des propositions issues de leurs réflexions collectives ;
3)    Ces propositions seront ensuite présentées à l’ensemble des élus devant le Conseil métropolitain pour être délibérées.

Parallèlement, la Métropole lancera une convention métropolitaine des secteurs économiques (entreprises, acteurs de l’ESS, agricoles, etc.) pour le Climat.
« Nous sommes convaincus que la convention citoyenne métropolitaine pour le climat peut contribuer à une action politique réellement démocratique : c’est une démarche novatrice et majeure pour nous assurer un avenir durable à nos concitoyens » conclut Pascal Clouaire, Vice-Président  chargé de la Culture, de l’Éducation et de la Participation citoyenne .

La fabrique des pandémies

Un livre à sortir le 4 février avant la possibilité de réaliser le film ( conditionné par les mesures sanitaires mondiales):

« La Fabrique des pandémies » : Marie-Monique Robin s’intéresse aux origines du problème: Il ​a toute sa place au cœur d’une actualité, celle du Covid-19, venue bouleverser le monde.

« La Fabrique des pandémies » (éditions La Découverte), dernier livre de Marie-Monique Robin, avec la complicité de Serge Morand (CNRS) et de Juliette Binoche est le fruit d’un long travail d’enquête. Pendant huit mois, la Deux-Sévrienne a échangé avec 62 scientifiques du monde entier spécialisés dans les zoonoses, ces maladies transmises par des animaux aux humains.

Tous leurs travaux démontrent que protéger la biodiversité est le meilleur moyen de protéger la santé humaine. Il faut stopper la déforestation et même inverser la tendance. Lorsque les forêts tropicales ne sont pas arrachées, les agents pathogènes des rongeurs et chauve-souris circulent à bas bruit​, explique-t-elle.

« Agir, c’est encore possible estime Marie-Monique Robin. La solution est dans les mains des politiques, en commençant par exemple par arrêter d’importer de l’huile de palme. Le gouvernement français va prochainement porter une motion sur le concept de déforestation importée. Chaque acte de consommation en Europe a un impact. Si on mange un poulet ou un cochon nourri au soja transgénique, on est responsable de la déforestation »​.

https://www.m2rfilms.com/la-fabrique-des-pandemies