Tous les articles par Jacqueline Collard

Un kit d’urgence toujours prêt : c’est ce que suggère la Croix Rouge

Face aux défis climatiques qui s’avèrent de plus en plus nombreux et variés, en particulier pour les catastrophes naturelles, la Croix-Rouge française lance un appel à l’action. L’organisation humanitaire recommande la préparation d’un « sac d’urgence » pour chaque foyer. Une étude du Credoc met en évidence  qu’une majorité écrasante de Français se sent démunie et par conséquent que cette culture nouvelle doit lui être fournie

Effectivement, la capacité d’une société à faire face aux catastrophes dépend en grande partie de la préparation individuelle de ses membres : c’est en fait ce que le Japon largement soumis à des risques sismiques a mis en place dés l’école. C’est dans ce contexte que la Croix-Rouge a élaboré une série de recommandations, dont la préparation d’un kit de survie, pour renforcer la résilience de la population.

Ce kit de survie est conçu pour couvrir les besoins vitaux d’une famille pendant 24 à 48 heures en cas de situation critique. L’objectif est de permettre aux citoyens de faire face aux premières heures d’une catastrophe, avant l’arrivée des secours ou l’évacuation vers un lieu sûr.

L’ appel de la Croix-Rouge à préparer un sac d’urgence, ne doit pas être interprété comme un signe d’alarmisme excessif. Il s’agit plutôt d’une invitation à la responsabilité individuelle et collective et une préparation sans stress!

Nous vous proposons pour vous aider ce récapitulatif , de ce que ce kit doit contenir :

2ème campagne de mesures de l’air intérieur présenté par l’ANSES (OQEI)

L’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI), devenu l’observatoire de la qualité de l’air intérieur OQEI, a présenté les résultats de la 2ème campagne de mesures sur la qualité de l’air intérieur dans 571  logements ( CNL2)situés dans  321 communes en France .Cette étude a révélé la présence de plus de 170 polluants parmi lesquels on trouve : COV, COSV, NO2, Particules et Radon.

Il en ressort une amélioration globale de la qualité de l’air intérieur en ce qui concerne les COV chlorés, aldéhydes et particules, cependant “ Les concentrations mesurées dans l’air intérieur appellent à maintenir la vigilance, voire à renforcer les efforts pour limiter les émissions de polluants associés à des effets cancérogènes comme le benzène, le tétrachloroéthylène et le benzo(a)pyrène (issu du trafic routier et d’activités de combustion) »et « par ailleurs, la baisse du nombre de fumeurs dans les logements enquêtés est sans doute une des causes principales de la diminution de la concentration intérieure en particules fines », comme précise le rapport.

Par ailleurs, l’Anses a financé des mesures spécifiques aux pesticides dans l’air intérieur et dans les poussières, dont les résultats seront publiés au second semestre 2025.

documents de référence :

CNL1 : OQAI/ CSTB : la première référence disponible sur la qualité de l’air intérieur du parc de logements en France. période 2003- 2005 représentant l’air intérieur respiré représentatif de 24 millions d’habitants

 

https://www.anses.fr/sites/default/files/Presse-10-07-25.pdf

Mobilisation exceptionnelle contre la loi Duplomb

La loi Duplomb ne fait pas l’unanimité loin s’en faut! Jamais une loi n’a connu une mobilisation de cette envergure (et surtout en plein été) mais ajoutons : elle  concentre un grand nombre de régressions face aux exigences environnementales et sanitaires !

La loi Duplomb, adoptée début juillet 2025, a été adoptée sans débat à l’Assemblée nationale, or elle représente une menace grave pour notre santé, notre environnement et l’avenir de l’agriculture. Ce texte controversé réintroduit certains néonicotinoïdes interdits depuis 2018, favorise les élevages intensifs et facilite le stockage de l’eau dans des mégabassines, au détriment de la biodiversité et de la santé publique c’est une des raisons qui fait cette mobilisation sans précédent!

Cette vague citoyenne montre le rejet massif de cette loi, qui menace notre santé, notre biodiversité et l’avenir de notre agriculture en réintroduisant des pesticides néonicotinoïdes, comme l’acétamipride, toxiques pour les abeilles et l’environnement, en facilitant l’appropriation de la ressource en eau (mégabassines) au profit de quelques grosses entreprises agricoles et l’agrandissement de fermes-usines tout  en cherchant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur.

Mais c’est aussi sans compter sur le positionnement de l’ANSES avec un compromis sur son rôle (l’Agence nationale de sécurité sanitaire), qui  reste « indépendante » mais devra tenir compte des circonstances « agronomiques, phytosanitaires, et environnementales, y compris climatiques qui prévalent sur le territoire national ». D’autant qu’un décret du même jour (8 juillet) vient préciser les modalités de traitement des demandes d’autorisations de mise sur le marché (AMM) des produits phytopharmaceutiques par l’Anses « afin de renforcer l’information et l’harmonisation des conditions de délivrance des moyens de protection des cultures »

A ce propos  lors d’avis de 2016 et 2017, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) concluait que « ses travaux ne mettaient pas en évidence d’effet nocif pour la santé humaine » des six principales substances néonicotinoïdes, dont l’acétamipride. Pourtant renchérissait Sylvie Bertoli, toxicologue à l’Inserm « Les néonicotinoïdes sont des pesticides qui ont été peu étudiés sur leurs effets pour les humains », auprès de l’AFP, alors que l’agence sanitaire européenne (EFSA), évoquait en 2024 des « incertitudes majeures » concernant les effets neurodéveloppementaux de l’acétamipride.

Et  comme dit Marc Billaud, cancérologue et chercheur émérite au CNRS, les preuves sont là : c’est une molécule qui est dangereuse à manipuler. » Selon lui, les premières personnes qui seront exposées à cette dangerosité « sont les agriculteurs eux-mêmes, leurs enfants, les riverains ». « Pour moi, les preuves sont suffisamment fortes et je ne vois aucune raison solide pour qu’on réintroduise une molécule qui est dangereuse pour la santé humaine et pour l’environnement. »

Tout ceci  va à l’encontre des principes de précaution et de la promotion d’un modèle agricole durable, respectueux de l’environnement en évitant de s’attaquer aux vrais enjeux agricoles (transition écologique, adaptation climatique, régulation foncière), et de la santé publique.

C’est un déni de la loi constitutionnelle n° 2005-205 du 1er mars 2005 relative à la Charte de l’environnement (JORF n°0051 du 2 mars 2005 page 3697) (annexée à la Constitution de 1958) dans son chapitre 1er :« Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé. Tout comme l’obligation de précaution, pourtant consacrée par le principe n°15 de la Déclaration de Rio et repris dans notre droit.

Soyons vigilants des suites (plus d’1,5 millions de signatures ont été envoyées sur la plateforme de l’Assemblée nationale) qui seront  données aux parlementaires et  à ce propos, demandons une consultation citoyenne des acteurs de la santé, de l’agriculture, de l’écologie et du droit.

Petit rappel réglementaire

Les pétitions ayant recueilli au moins 100 000 signatures sont mises en ligne sur le site de l’Assemblée nationale pour plus de visibilité. Après attribution de la pétition à une commission, les députés de la commission désignent un député-rapporteur qui propose ensuite soit d’examiner le texte au cours d’un débat faisant l’objet d’un rapport parlementaire, soit de classer la pétition. La Conférence des présidents de l’Assemblée nationale peut également décider d’organiser un débat en séance publique sur une pétition ayant recueilli au moins 500 000 signatures, issues d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer.

La loi n°2025-712 du 8 juillet 2025, dite « loi Duplomb

Dossier législatif : Lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur

Décret n° 2025-629 du 8 juillet 2025 portant diverses dispositions relatives à l’autorisation des produits phytopharmaceutiques https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051871973

Les 11 et 15 juillet 2025, le Conseil constitutionnel a été saisi de la proposition de loi par plus de 120 députés.

L’HAS publie des recommandations pour les « personnes trans » afin d’ améliorer leur prise en charge

Depuis 2018, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ne considère plus « l’incongruence de genre » – c’est-à-dire l’inadéquation entre le genre assigné à la naissance et l’identité de genre ressentie –  comme un trouble mental. Cette reclassification dans les « affections liées à la santé sexuelle » marque une rupture importante avec une approche pathologisante qui perdurait depuis des décennies.

En France, plus de 22 000 personnes sont actuellement suivies pour des soins de transition et nombreuses sont celles qui sont sans suivi médical. Un chiffre en constante augmentation: Une étude récente révèle qu’une personne trans sur cinq souffre de dépression. S’ajoutent à ces difficultés sanitaires les discriminations quotidiennes qui exposent cette population à un surrisque de violences.

L’HAS vient donc de produire un guide visant à harmoniser les pratiques et à garantir des soins de qualité à une population souvent confrontée à l’errance médicale.Les nouvelles recommandations de la HAS s’inscrivent dans cette logique en prônant une approche respectueuse de l’autodétermination et de la personnalisation des soins. « L’identité de genre ne doit pas faire l’objet d’une évaluation psychiatrique spécifique », précise clairement l’autorité sanitaire.

https://www.has-sante.fr/jcms/p_3636735/fr/transidentite-prise-en-charge-de-l-adulte

L’ADEME reconnue par ses apports de qualité

La ministre de la Transition écologique, a défendu  l’action de l’Ademe, l’agence de la transition écologique, qui a-t-elle dit « apporte des solutions concrètes aux exploitations agricoles, aux entreprises, aux collectivités locales pour mettre en place du chauffage bas carbone compétitif ou qui permet de produire du bio-méthane ».

Elle a mis en avant les « solutions » développées par l’Ademe, « bonnes pour le revenu, bonnes pour le pouvoir d’achat », rappelant que « 5 millions de logements aujourd’hui bénéficient d’un accès à des réseaux de chaleur » financés avec le soutien de l’agence.

Crée en 1992 l’Ademe est issue de la fusion de l’Agence pour la qualité de l’air, de l’Agence française pour la maîtrise de l’énergie et de l’Agence nationale pour la récupération et l’élimination des déchets.Selon l’Inspection générale des Finances, l’Ademe « est le premier opérateur de la transition écologique des entreprises en termes de financements publics.Selon son rapport annuel, l’Ademe a accompagné « directement, financièrement et techniquement, 5.000 entreprises et 2.000 collectivités en 2024.

Notre association collabore avec intérêt aux divers travaux de l’ADEME ce que nous apprécions au mieux car la source des informations et des fiches et de plus haut niveau et nous permet d’enrichir tant notre site que les événements auxquels nous participons.

https://www.ademe.fr/nos-missions/

ADEME Infos