Tous les articles par Jacqueline Collard

Les villes One Health dont Lyon s’associent lors du One Health Summit

Leurs  présentations ont mis en valeur l’ampleur des défis auxquels les villes One Health sont confrontées, de la gouvernance urbaine et de la transition climatique à Lyon et à Port Moresby, en passant par la gestion de la qualité de l’air à Casablanca, la gouvernance basée sur la biodiversité à Curridabat et les systèmes de santé et d’alimentation urbains intégrés à Montpellier. c’est ainsi qu’ont été réunis 50 maires et hauts responsables locaux représentant les villes des cinq continents.

Des perspectives ont également été fournies par des villes telles que Akonolinga, Apartadó, Paris, Singapour, Marseille, Izmir, Liège, Bouaké et Lahti.

Une  coalition internationale (One Health for Cities) de 15 villes pendant 3 ans souhaite s’organiser pour relever les défis et les voies communs pour une action collective afin de bâtir des communautés plus saines et plus résilientes, en identifiant les priorités.

L’existence de liens entre santé humaine, animale et environnementale est évoqué dès l’époque romaine. Malgré l’hyperspécialisation et la segmentation des recherches, une approche interdisciplinaire s’impose pour en comprendre les interactions à différentes échelles. La Ville de Lyon grâce au projet « One Health 4 Cities » contribue à l’évolution des politiques territoriales en faveur de la santé des citoyens pour aujourd’hui et demain.

https://www.lyon.fr/actions-et-projets/lyon-ville-sant%C3%A9/One-Health-une-approche-de-sant%C3%A9-globale

État des lieux des masses d’eaux dans le bassin Rhône Méditerranée Corse

L’eau, c’est la vie.
Sans eau disponible en qualité et en quantité, plus d’alimentation en eau potable, plus d’irrigation, plus d’activité économique… et un déclin de la biodiversité.

Le pourcentage des cours d’eau en bon état est de 48 % pour le bassin Rhône-Méditerranée et de 91 % en Corse. Seuls 45 % des cours d’eau du bassin Rhône Méditerranée sont en bon ou très bon état écologique

Le nombre de cours d’eau en bon état a plus que doublé au cours des 25 dernières années. La moitié des rivières ne passe toutefois par la barre du bon état à cause des pollutions par les pesticides et des dégradations physiques qu’elles ont subies.

Sur les bassins Rhône-Méditerranée et de Corse, 51 % des rivières et 90% des eaux souterraines sont en bon ou très bon état. 

Le suivi de l’état des milieux aquatiques s’effectue dans le cadre du programme de surveillance de la directive cadre européenne sur l’eau (DCE).

Les prestations analytiques et hydrobiologiques de ce programme sont réalisées sous la maîtrise d’ouvrage de l’agence de l’eau, avec la contribution :

  • des Directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) des bassins Rhône‐Méditerranée et de Corse pour l’hydrobiologie hors poissons ;
  • de l’Office français de la biodiversité (OFB) pour les poissons ;
  • de l’Institut méditerranéen d’océanologie (MOI) pour les flux à la Méditerranée ;
  • de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (IFREMER) pour les eaux côtières et de transition ;
  • du Syndicat mixte de gestion de la nappe de la Vistrenque pour cette nappe souterraine.

L’état des lieux 2025 du bassin Rhône-Méditerranée a été adopté le 11 décembre 2025 par le Comité de bassin, puis approuvé par la préfète coordonnatrice de bassin le 19 décembre 2025. Il établit un diagnostic des activités humaines et de leurs impacts sur l’eau et les milieux aquatiques, ainsi qu’une analyse économique de la tarification de l’eau et de la récupération des coûts. Ce document est le socle des travaux d’élaboration du prochain SDAGE et de son programme de mesures pour la période 2028-2033.

Accéder aux données pour le bassin Rhône-Méditerranée

https://www.eaurmc.fr/jcms/vmr_36033/fr/etat-des-eaux

https://www.eaurmc.fr/upload/docs/application/pdf/2024-11/rapportetatdeseaux-situation2024-web.pdf

Anti Toxique : un livre de l’ASEF pour nous aider à nous protéger

  Editeur :  chez Albin Michel

Sans le savoir, chaque jour nous sommes exposés à des centaines de produits et substances toxiques : dans l’air, l’eau, les aliments, les objets du quotidien, les produits ménagers, les soins cosmétiques… Face à cette pollution invisible, une question s’impose : que pouvons-nous faire ?

Dans cet ouvrage, un ensemble d’experts et de médecins démontre qu’il est urgent d’agir pour rendre nos espaces de vie plus sains. Conçu comme un guide pratique et accessible, ce livre nous accompagne pour faire des choix éclairés et devenir des consommateurs avertis.

Un guide complet :

Un plan d’action pièce par pièce : salon, cuisine, salle de bains, chambre…

Des alternatives produit par produit : vêtements, chaussures, cosmétiques, hygiène, linge et literie, jouets…

Des conseils pour le quotidien : grossesse, école, crèche, maison de retraite, voiture, téléphone…

Un décryptage des normes, labels et matériaux à privilégier.

Des centaines de ressources, recettes et astuces simples à mettre en œuvre.

Ne subissez plus la pollution invisible : consommer et acheter avec discernement pour un logement plus sain, pour préserver sa santé et celle de toute sa famille, c’est possible ! Cet ouvrage salutaire nous montre que nous avons le pouvoir d’agir au quotidien.

Le Dr Pierre Souvet est médecin cardiologue et cofondateur de l’association Santé Environnement France (ASEF) qui informe le grand public de l’impact de la pollution environnementale sur la santé.

L’Anses produit une étude sur l’air intérieur des logements: Pestiloge

L’étude PESTILOGE élaborée par l’Observatoire de la qualité des environnements intérieurs (OQEI), porté par le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) et l’Anses, nous présente ces  résultats.

L’étude PESTILOGE a été menée entre novembre 2020 et février 2023, sur toutes les saisons.Elle fait suite à une 1ère campagne désignée CNL 1 et s’intitule CNL2

Ont été analysés dans cette nouvelle série de mesures de l’air, 571 logements répartis dans 321 communes et 84 départements (sur la France hexagonale ). Cette campagne a porté sur plus de 170 polluants, sélectionnés en fonction de leur fréquence de présence dans les logements et de leur dangerosité pour la santé. L’étude s’est notamment concentrée sur des polluants répartis en plusieurs grandes familles :

Composés organiques volatils (COV) : formaldéhyde, toluène, benzène…,

  • Composés organiques semi-volatils (COSV) : phtalates, muscs synthétiques, retardateurs de flamme…,
  • Particules fines (PM2,5),
  • Dioxyde d’azote (NO₂),
  • Radon (en collaboration avec l’IRSN),
  • Dioxyde de carbone (CO₂),
  • Température et humidité relative.

La comparaison avec les résultats de la 1ère campagne nationale de 2003-2005 (CNL1) témoigne d’une nette baisse de concentrations de la plupart des polluants, notamment celles des COV chlorés (comme le trichloroéthylène, le tétrachloroéthylène, et le 1,4-dichlorobenzène), ainsi que du benzène, des particules fines et du formaldéhyde.

Par ailleurs 81 pesticides ont été recherchés dans l’air et 92 dans les poussières.

Des dépassements de valeurs sanitaires toujours observés

Si les concentrations ont globalement diminué par rapport à la CNL1, plusieurs polluants dépassent encore les seuils de référence fixés pour protéger la santé :

  • 70 % des logements dépassent l’objectif cible de 10 µg/m³ fixé pour les particules fines (PM2,5) par le Haut conseil de la santé publique (HCSP) à échéance de 2025,
  • 11 % des logements montrent un dépassement de la valeur d’action rapide de 50 µg/m³ en PM2,5 fixée par le HCSP,
  • Le radon dépasse le niveau réglementaire de 300 Bq/m³ dans 8 % des logements,
  • Le formaldéhyde dépasse la valeur de gestion provisoire de 30 µg/m3 fixée par le HCSP dans 6 % des cas,
  • Un dépassement de la valeur guide journalière de 25 µg/m3 de NO2 recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est observée pour 3 % des logements,
  • La valeur repère de gestion de 6 µg/m3 de benzène recommandée par le HCSP est dépassée dans près de 1,4 % des logements.
  • Une vigilance reste de mise pour certains polluants associés à des effets sanitaires sans seuil comme le benzo(a)pyrène et le tétrachloroéthylène.

Plus de la moitié des pesticides cibles n’ont pas ou très peu été détectés dans l’air des logements enquêtés :

  • 10 n’ont jamais été détectés :
    • 5 herbicides (destinés à détruire les mauvaises herbes) : l’acétochlore, la carbétamide, la flumétraline, l’oryzalin et le tébuthiuron ;
    • 3 insecticides (destinés à tuer les insectes) : la béta-cyfluthrine, le diméthoate et le tau-fluvalinate ;
    • 2 fongicides (destinés à détruire les champignons parasites) : le prochloraze et le triticonazole.
  • 37 n’ont été que très rarement détectés (dans moins de 5 % des logements).

En revanche, certains composés ont très souvent été identifiés :

  • 4 pesticides ont été détectés dans l’air de plus 80 % des logements :
    • 2 insecticides (destinés à tuer les insectes) : le lindane et la transfluthrine
    • 2 insectifuges (destinés à repousser les insectes) : le DEET (N,N-diéthyl-m-toluamide) et l’icaridine).

Ces pesticides, tout comme un autre insecticide (la perméthrine), ont été quantifiés dans plus de la moitié des logements ;

  • Le folpel, un fongicide utilisé dans des produits à usage phytopharmaceutique et traitement biocide, a été détecté dans plus de 60 % des logements ;
  • Le chlorprophame, herbicide principalement utilisé pour ses propriétés antigerminatives, a été détecté dans 70 % des logements.

Pour le lindane et la perméthrine, des concentrations généralement plus élevées que dans l’air extérieur ont été observées dans les logements.

Références: Consulter le communiqué de presse

https://www.oqei.fr/fr/dataset/1/download-zip

https://www.oqei.fr/fr/campagnes-et-etudes/campagne-nationale-logements-2

Atmo France publie une carte des mesures d’expositions aux pesticides

Atmo France, fédération des associations de qualité de l’air (AASQA) vient de publier  une interactive dédiée aux pesticides à partir d’outil informatique de repérage de la concentration de ces substances dans l’air, basé sur les mesures respirées par la population dans l’ année.

Baptisée PhytAtmo Dataviz, cette carte est un « outil interactif » pour rendre « accessible au plus grand nombre les données issues des mesures de pesticides respirés par la population », précise Atmo France dans un communiqué. C’est la concentration de « 12 substances actives, celles que l’on retrouve de manière assez régulière dans l’atmosphère », comme le glyphosate, qui font l’objet de ces données précise Emmanuelle Drab-Sommesous, référente pesticide pour Atmo France.

Ces données sont d’autant plus importantes « dans un contexte où il n’existe pas de valeurs réglementaires pour les pesticides dans l’air ». c’est pourquoi  selon Atmo France, elles doivent apporter « des repères » dans « la prévention » et « la décision publique ». « Ces informations ne constituent pas une évaluation sanitaire », selon Atmo France.

Les premiers résultats montrent que « des pesticides sont présents dans l’air sur l’ensemble du territoire », y compris des « molécules interdites depuis plusieurs années » comme le lindane, « interdit depuis plus de 20 ans », explique Atmo France, et met en évidence que des herbicides, insecticides et fongicides sont présents dans l’air sur l’ensemble du territoire, même en milieu urbain.

ATMOVIZ©, la nouvelle page web dédiée à la valorisation des données air :

Consulter le rapport du « Suivi national du niveau d’imprégnation de fond des pesticides dans l’air ambiant : résultats 2021-2022 » publication 2024

 Cliquez ici pour accéder à la base PhytAtmo (version juillet 2024) et sur data.gouv.fr