Tous les articles par Jacqueline Collard

Une consultation publique sur les perturbateurs endocriniens est ouverte

Le gouvernement a ouvert une consultation publique sur les priorités d’actions et son plan dans la lutte contre les perturbateurs endocriniens (PE). Il se décline en 20 actions pour six thématiques; elle est ouverte  jusqu’au 8 mai 2026 inclus, visant à atteindre un objectif de zéro exposition aux PE.

La particularité de ces substances chimiques est leur mode d’action qui perturbe le fonctionnement hormonal « normal » d’un individu et/ou de ses descendants.

Priorité 1 : Agir au plus près des citoyens en accompagnant les acteurs locaux pour
favoriser des environnements plus sains vis à vis des PE

Priorité 2 : Former, informer, communiquer pour donner à chacun sa capacité d’agir

Priorité 3 : Protéger et prendre en charge les populations les plus exposées et les plus vulnérables

Priorité 4 : Actionner tous les leviers règlementaires pour protéger la population des PE

Priorité 5 : Surveiller l’impact des PE sur notre santé et notre environnement

Priorité 6 : Fédérer les acteurs de recherche et d’expertise sur les PE pour une approche une seule santé

Plus de précisions sur le site :

www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/projet_plan_actions_pe_vconsultation.pdf

Pour une meilleure connaissance des pollutions PFAS dans les eaux et donc les sols

Depuis janvier 2026, l’analyse de 20 PFAS dans l’eau potable est obligatoire en France, en application d’une directive européenne.

La directive prévoit 100 nanogrammes maximum par litre d’eau du robinet pour la somme des concentrations de 20 polluants éternels. Le Haut Conseil de la santé publique recommandait en 2024 de retenir un « seuil de 20 ng/L pour la somme des concentrations de quatre PFAS (PFOA, PFOS, PFNA et PFHxS) », dont la surveillance est considérée comme prioritaire.

Mais dés cet été il deviendra obligatoire de mesurer les teneurs en PFAS dans les stations d’épuration et leurs boues utilisées pour l’épandage agricole, qui permettent  de fertiliser les sols, et  ces rejets sont parfois contaminés par les polluants éternels.

Les 1 100 stations qui devront réaliser ces tests représentent 6% des stations d’épuration dans le pays, mais produisent 85% des boues épandues en France. Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP), instance qui conseille le ministère de la Santé, travaille actuellement pour définir les normes de teneurs en PFAS dans les boues d’épurations, car il n’en existe pas pour l’instant.

Un arrêté ministériel du 3 septembre 2025 impose aux stations de traitement des eaux usées urbaines (STEU) de plus de 10 000 équivalents-habitants de réaliser, d’ici fin 2026, une campagne de mesure des substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) dans leurs eaux d’entrée et de sortie. Un pas décisif pour mieux comprendre l’ampleur de cette pollution émergente et renforcer la protection sanitaire.

Une suite du plan d’actions interministériel sur les PFAS (avril 2024) et de la loi du 27 février 2025 visant à protéger la population des risques liés aux PFAS, l’arrêté du 3 septembre 2025 détaille les modalités de surveillance des PFAS dans les eaux traitées par les STEU.

Sont concernées toutes les stations de plus de 10 000 équivalents-habitants, soit environ 1 300 installations en France. Ces dernières devront réaliser, avant le 31 décembre 2026, trois campagnes de prélèvements et d’analyses, espacées d’un mois, sur des prélèvements moyens 24 heures.

Les limites de quantification imposées sont strictes :

  • 50 ng/L pour chaque PFAS en entrée de station ;
  • 20 ng/L pour chaque PFAS en sortie ;
  • 2 µg/L pour le fluor organique adsorbable (AOF), indicateur de la charge globale en PFAS.

À notre santé ! ouvrage sur les bénéfices sanitaires de l’action écologique

L’épidémiologiste Kévin Jean, chercheur à l’École normale supérieure de Paris, liste les bienfaits scientifiquement prouvés de l’action en faveur de l’environnement pour augmenter l’espérance de vie, le bien-être, et limiter les maladies.

Le livre « À notre santé ! » de Kévin Jean explore comment les actions écologiques améliorent notre santé et qualité de vie dès maintenant, en se basant sur des travaux scientifiques récents.

La lutte contre le changement climatique n’est pas celle que vous croyez : Le changement climatique ne parvient pas à mobiliser les gens : trop loin dans le temps et dans l’espace, il semble que le public ne voit pas l’urgence de la lutte pour laquelle les scientifiques ne cessent d’alerter.

Alors que le climat se réchauffe, et l’inaction climatique entraîne un coût humain et sanitaire déjà lourd et qui ne peut qu’augmenter. C’est un consensus scientifique documenté depuis des années, et pourtant, personne ne bouge. De fait, être écolo ne fait pas envie : des efforts colossaux pour des améliorations futures ou lointaines.
Et si, au contraire, on pouvait démontrer que les mesures écologiques améliorent notre santé et notre qualité de vie, ici et maintenant ?

Collection:  Essais Payot   ISBN:   978-2-228-94119-8    EAN:    9782228941198
Parution:  mars, 2026  224 pages   Prix:    19,90€

7 avril journée mondiale de la santé

Unissons-nous pour la santé. Soutenons la science: tel est le mot d’ordre de l’OMS

La Journée mondiale de la santé 2026, qui sera célébrée le 7 avril, vise à susciter partout un soutien en faveur de la science.

La Journée de cette année, qui aura pour thème « Unissons-nous pour la santé. Soutenons la science », marque le lancement d’une campagne d’un an qui met en avant les atouts de la collaboration scientifique pour protéger la santé des personnes, des animaux, des plantes et de la planète. La campagne met en lumière à la fois les réalisations scientifiques et la coopération multilatérale nécessaire pour transformer les données factuelles en mesures concrètes – en mettant fortement l’accent sur l’approche « Une seule santé ».

La campagne 2026 sera marquée par deux grands événements de portée mondiale :

le Sommet international « Une seule santé » (le 7 avril), organisé par le Gouvernement français, dans le cadre de la présidence française du G7, et le tout premier Forum mondial des centres collaborateurs de l’OMS (du 7 au 9 avril), qui réunira des représentantes et des représentants de près de 800 institutions scientifiques de plus de 80 pays. Ces deux événements, qui réuniront le plus grand réseau scientifique jamais constitué autour d’une institution des Nations Unies, montreront que des partenariats axés sur la science permettent d’envisager un avenir plus sain et plus sûr pour toutes et tous.

Lyon One Health Summit rencontres internationales autour d’une seule santé

A l’occasion de la présidence française du G7, Lyon accueille, du 5 au 7 avril, le sommet international One Health, à l’initiative du Président de la République. Cet événement réunira de nombreuses délégations étrangères, des représentants d’ONG, des scientifiques… avec l’ambition de définir et financer des solutions concrètes autour de la santé globale (humaine, animale, environnementale).   C’est le 9e sommet de la série des « One Planet Summits », sommets internationaux consacrés à la lutte contre le changement climatique. Après les Océans, les forêts tropicales, l’eau, c’est le 1er  One Planet Summit consacré à la santé.

 L’Anses a publié le communiqué de presse sur le colloque scientifique One Health, One Science avec  la synthèse des recommandations que vous pourrez ainsi consulter:

Dans le cadre du One Health Summit, le colloque scientifique « One Health, One Science » s’est tenu le 6 avril 2026 à Lyon et a permis d’établir des recommandations pour renforcer une approche unifiée « One Health » (OH) des enjeux de santé. Sur l’ensemble du sommet, la communauté scientifique explique que seule une action intégrée, collective et transformative permettra d’anticiper, de prévenir et de répondre efficacement aux crises sanitaires évolutives d’un monde de plus en plus interconnecté.

Veuillez  trouver ci-après le lien vers l’actualité et le communiqué.