Tous les articles par Jacqueline Collard

Alors que s’ouvre la Cop 30 les signaux sont inquiétants

10 ans après l’Accord de Paris, le constat est inquiétant: Les émissions de CO2 s’emballent et les records de chaleur se multiplient, comme le liste un rapport sur l’état du climat planétaire publié par l’Organisation météorologique mondiale, alors qu’est annoncée la COP30.Ce  rapport sur l’état du climat mondial vient d’être publié le 6 novembre par l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

« Cette série sans précédent de températures élevées, combinée à l’augmentation record des niveaux de gaz à effet de serre de l’année dernière, montre clairement qu’il sera pratiquement impossible de limiter le réchauffement planétaire à 1,5 °C ces prochaines années sans dépasser temporairement cet objectif », a déclaré la secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo.

Toutes les zones de l’océan sont désormais affectées par les activités humaines, selon un rapport du programme européen Copernicus Marine : hausse de la température de surface, pollution plastique et perte de la biodiversité. Premier constat : depuis le début des mesures par satellite, en 1982, sa température de surface n’a cessé d’augmenter, avec au printemps 2024, elle atteignait  un niveau record de 21 °C. Ce rapport émis par plus de 70 scientifiques internationaux contribue à cette synthèse qui documente, en s’appuyant sur des données des deux dernières années, le déclin continu de la santé de l’océan.

Pour la première fois en 2025, révèle le  rapport : le dépassement de la 6éme limite planétaire a été franchie ; l’acidification des océans. L’acidité de l’eau à la surface de l’océan a augmenté de 30 à 40 % depuis l’ère préindustrielle, alertent les auteurs du rapport: en effet l’océan a la capacité de dissoudre une partie du CO2 atmosphérique, qui,  dissout dans l’eau conduit, par réactions chimiques, contribue à augmenter l’acidité de l’océan: ce qui est fort néfaste pour bon nombre d’ organismes marins.

Les six premières limites (changement climatique, cycle de l’eau, biodiversité, perturbations du cycle de l’azote et du phosphore, déforestation et changement d’utilisation des sols, pollution terrestre par des milliers de substances synthétiques) sont non seulement déjà dépassées, mais leur situation continue de s’aggraver.

https://marine.copernicus.eu/access-data/ocean-state-report

Lancement de l’étude d’imprégnation aux PFAS de la population sud lyonnaise

Comme vous nous l’annoncions lors de l’officialisation du collectif citoyen, les mesures d’expositions vont être rapidement mises en place et nous en sommes très satisfaits et vous communiquons les éléments de contexte.

PERLE, lancement de l’étude de bioimprégnation humaine aux PFAS dans le sud lyonnais 
Nous sommes heureux de vous donner rendez-vous pour une nouvelle série d’ateliers afin d’échanger autour du prochain lancement de la campagne de prélèvements. Ce sera l’occasion de visionner la version finale de la vidéo prenant en compte vos commentaires des précédents ateliers, suivi d’un échange ouvert avec les participant.e.s autour des prochaines étapes !
Ils se dérouleront sur deux sessions, en novembre et début décembre et sans inscription au préalable pour y assister :
    • Lundi 17 novembre 2025 à 12h – Oullins-Pierre-Bénite
      (Salle du Caveau, 7 rue Parmentier – 69 600 Oullins).
    • Lundi 17 novembre 2025 à 18h – Saint-Fons
      (Salle Spot, Rue Pierre Dupont – 69 190 Saint-Fons).
    • Mardi 18 novembre 2025 à 12h – Givors
      (Salle G. Brassens, Avenue Anatole France – 69 700 Givors).
    • Lundi 1er décembre 2025 à 18h – Solaize
      (Salle de réunion, salle polyvalente, Rue du Mourin – 69 360 Solaize).
    • Mardi 2 décembre 2025 à 12h – Lyon
      (Maison de la Guillotière, salle 3 – 25 Rue Bechevelin – 69 007 Lyon).
Comme lors des précédents ateliers, l’Institut Ecocitoyen pour la Connaissance des Pollutions sera accompagné des partenaires scientifiques (Sciences Po, ENTPE et CNRS).
Au plaisir de vous y retrouver.

 A très bientôt,  L’équipe projet PERLE.

Le Forum OSH (One Sustainable Health) 2025 s’est tenu à Lyon du 2 au 5 novembre

À l’occasion de la Journée Mondiale One Health, Lyon a accueilli du 2 au 5 novembre 2025 le Forum Une Santé Durable pour Tous (OSH for All Lyon 2025).    Il s’agit de la 3e Conférence mondiale One Sustainable Health, un événement international majeur qui réunit des experts de plus de 30 pays autour des enjeux de santé humaine, animale et environnementale. L’objectif est de promouvoir une approche intégrée et durable de la santé, en lien avec les Objectifs de Développement Durable (ODD).

La conférence a été organisée par la Fondation One Sustainable Health for All en partenariat avec l’Agence Française de Développement (Groupe AFD), le Réseau Pasteur, la Fondation de France, la Fondation S, la Fondation SNCF et la Mairie de  Lyon. Cette  conférence internationale a réunit des professionnels transdisciplinaires (santé humaine et animale, santé environnementale, secteur humanitaire…) de plus de 30 pays.

L’objectif est d’échanger des connaissances, de formuler des recommandations et de proposer des projets pilotes sur la base des travaux des 10 groupes de travail internationaux (GTI). Ensemble, ils ouvrent la voie à une approche intégrée d’une santé durable pour tous, par le biais d’actions opérationnelles concertées et appropriées aux niveaux local et international.

OSH for All Lyon 2025 est placé sous le registre « Together for a Healthy Planet & Healthy Life” pour affirmer le besoin de faire converger les professionnels de la santé humaine, animale et planétaire.
Face au réchauffement climatique qui fragilise les écosystèmes et pèse sur la santé des hommes et des animaux ; aux pollutions croisées de l’air, de l’eau et des sols ; et aux crises politiques et humanitaires qui aggravent les déplacements et les inégalités de santé, l’approche One Health s’impose comme une réponse incontournable.
Elle considère les interdépendances entre la santé humaine, animale et environnementale, et invite à construire des écosystèmes robustes : si la santé des milieux naturels est menacée, c’est la santé du vivant dans son ensemble qui est impactée. Pour faire face, nous devons développer des solutions à la fois globales et locales, au service d’une santé commune.

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Traité de non-prolifération des armes nucléaires : où en est-on en France, pays signataire ?

Le Conseil de sécurité, la diplomatie française déclarait solennellement, le 28 octobre, que « les risques de prolifération nucléaires n’ont jamais été aussi élevés ». Or la ministre des Armées, Catherine Vautrin a annoncé fièrement la mise en service opérationnelle du missile nucléaire M51.3.

Le programme de modernisation du M51 lancé en 2014, précède largement la guerre entre la Russie et l’Ukraine et montre que l’État ne cherche qu’une seule chose à travers la modernisation et le renouvellement de ses systèmes nucléaires : garantir pour toujours la capacité à utiliser son arsenal.

De fait, le président de la République porte une responsabilité forte sur la crise du régime de non-prolifération nucléaire en ne respectant pas les obligations de désarmement que la France s’est pourtant engagée à réaliser au titre du TNP, le Traité de non-prolifération nucléaire. En prétendant lutter contre la prolifération tout en modernisant son arsenal, la France ne la freine pas : elle l’alimente.

La Santé environnementale érigée en priorité nationale

Un rapport qui pose des liens entre pesticides et  santé a été remis le 29 octobre à l’Assemblée nationale par le Haut-Commissariat à la stratégie et au plan, et Clément BEAUNE, Haut-commissaire au Plan et Commissaire général de France Stratégie, présente sa feuille de route après la fusion entre France Stratégie, héritière du Plan de 1946, qui a perduré en se transformant sous tous les gouvernements de deux Républiques et le Haut-commissariat au Plan. Il a été commandé dans le cadre d’une mission parlementaire d’évaluation et de contrôle pour protéger la santé publique face aux dégradations de l’environnement.

Selon l’OMS,  les facteurs environnementaux causeraient autant de décès que le tabac, soit 75 000 morts par an en France.

Pour  l’année 2025-2026, un programme de travail ambitieux et ciblé, sur trois axes prioritaires :

  • le système productif et notre modèle social ;
  • la transition écologique et l’aménagement du territoire ;
  • les reconfigurations démocratique

Ce programme cible tout particulièrement  les « politiques publiques de santé environnementale » à partir de l’étude de quatre sources de pollutions majeures, pesticides, PFAS, le bruit et les particules fines, il présente des propositions visant à renforcer la gouvernance, l’expertise et la réduction des risques. ainsi est  érigée la santé environnementale au rang de priorité nationale vitale.

Les auteurs consacrent  une partie spécifique  sur la  thématique des  « pesticides à usage agricole », rappelant les dispositifs actuellement en vigueur pour protéger les populations de ces substances : autorisation de mise en marché au niveau européen puis national, objectifs de diminution de l’utilisation, phyto-pharmaco-vigilance, zones de non-traitement…

Le rapport, de 500 pages, pointe tout particulièrement une situation préoccupante à propos des eaux potables : près d’un quart de la population française aurait bu en 2023 une eau contaminée par des pesticides, et plus de la moitié des stations fluviales signalent un risque grave pour les écosystèmes. Longtemps marginalisée, la santé environnementale s’impose aujourd’hui comme un enjeu central des politiques publiques, à la croisée de la santé publique, de l’environnement, de la justice sociale et de l’économie.