Tous les articles par Jacqueline Collard

Conférence organisée par l’ANSES sur l’exposition prénatale aux toxiques et la programmation du foetus

Cette conférence a été l’occasion de discuter de la programmation développementale et de la toxicité, ainsi que des équilibres et interactions fascinantes qui existent entre nutriments, substances toxiques et prédispositions génétiques. La question majeure à laquelle il conviendra de répondre est la suivante : comment des expositions à des substances chimiques survenant au début du développement affectent-elles les fonctions et les risques de maladie ultérieurs ? Cette rencontre sur la programmation prénatale et la toxicité sera consacrée aux « Maladies liées aux stress environnementaux au cours du développement : preuves et mécanismes ».

L’objectif de cette conférence est d’examiner les données expérimentales et humaines concernant certaines maladies, ainsi que certains systèmes organiques et mécanismes spécifiques et de discuter de l’état actuel de nos connaissances de la vulnérabilité des premiers stades de la vie et des implications en termes de protection sanitaire et de prévention contre les maladies. Cette conférence de trois jours sera la troisième à explorer cette nouvelle frontière de la toxicologie. La première conférence s’est tenue en 2007, la deuxième en 2009. Comme les conférences précédentes, PPTox III rassemblera des scientifiques venus du monde entier pour se pencher sur ces questions.

Cette conférence a reçu le soutien en France d’Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé (Aviesan) et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

Les sponsors de cette conférence sont : l’Agence nationale de sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), l’Alliance Nationale Pour Les Sciences de la Vie et de la Santé, l’Agence Européenne pour l’Environnement (AEE), le National Institute of Environmental Health Sciences (NIEHS), le National Center for Toxicological Research (NCTR), la Société de Toxicologie et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Institut de recherche en santé publique (IRESP), la Région Ile-de-France (domaine santé-environnement-travail), l’Université Paris-Descartes.

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Synthése de l’analyse INRA sur les biocarburants ; bilan mitigé

Dans une synthèse de résultats d’analyses économiques récentes, publiée en mars 2012, l’Inra dresse un bilan mitigé des « agrocarburants » de première génération, « que ce soit du point de vue énergétique et environnemental, du point de vue des politiques de soutien à leur développement et du point de vue des tensions et perturbations potentiellement induites sur les marchés internationaux et, par suite, sur la sécurité alimentaire mondiale ».

Concernant le bilan énergétique, l’Inra note que la variabilité du rapport entre l’énergie consommée et l’énergie dégagée alimente la controverse quant aux bénéfices escomptés des agrocarburants. Cette notion dépend de la variabilité des « productivités » des matières premières utilisées.

Actuellement, c’est la canne à sucre et la betterave à sucre qui permettent d’obtenir les meilleurs rendements en matière de production d’éthanol. « La controverse est renforcée par le fait que les coproduits issus de la production de biocarburants ne sont pas toujours intégrés dans les analyses, explique l’Inra. Ils sont pourtant une composante importante du bilan économique et énergétique des agrocarburants, notamment par leur valorisation en alimentation animale ».

L’institut de recherche révèle aussi dans sa synthèse, qu’en termes de bilan environnemental, « lorsque le changement d’affectation des sols est considéré, l’écart entre le bilan gaz à effet de serre des agrocarburants de première génération et celui des carburants fossiles est significativement réduit. Par conséquent, l’intérêt des agrocarburants en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre devient beaucoup moins évident ».

Les phtalates seraient accusés de promouvoir le diabète de type 2

Selon une étude suèdoise portant sur 1000 personnes  les phalates trés présents dans notre quotidien( plastiques, parfums, emballages alimentaires, produits ménagers etc..)favoriseraient le dévelopement du diabète de type 2.

Déjà identifiés commme perturbateurs endocriniens ayant des effets négatifs sur la production de la testostérone et le développement des organes sexuels masculins, ils seraient impliqués dans le développement du diabéte de type 2.*

En effet des chercheurs ont corrélé de fort taux de métabolites ( en particulier le MiBP: mono-isobutylphtalate) issus des phtalates dans le sang ou dans l’urine des malades concernés.

Les phataltes peuvent être facilement ingérés par le chauffage d’emballages alimentaires par l’intermédiaire des lipides de l’alimentation.

Monica Lind de l’université d’Uppsala , Suède  Diabetes Care 12/4/2012″circulating levels of phtalate Metabolites are associated with prevalent diabetes in the Elderly »

Etude allemande sur les maillots officiels d’EURO 2012 : résultats inquiétants

Une enquête réalisée par le magazine allemand Ökotest nous pose de nombreuses interrogations et n’est pas pour nous rassurer ; en effet Ökotest a analysé 9 maillots de l’Euro 2012 qui contiendraient tous des niveaux importants de produits chimiques en plomb et en nickel, organo-étain  par exemple. Le Bureau européen des consommateurs (BEUC) lance l’alerte.

Pourtant rien n’est vraiment illégal de la part des fabricants, mais la législation est dépassée par le déferlement actuel de produits chimiques, dont 8 000 interviendraient dans la seule fabrication des vêtements ! Alors que certaines substances sont carrément interdites pour l’environnement, comment croire qu’elles puissent être inoffensives pour notre peau, via les vêtements qui les contiennent ? Après l’alimentation, les vêtements sont-ils devenus la deuxième catégorie de produits dangereux des pays occidentaux ?

« Les vêtements synthétiques contiennent souvent des toxiques comme le formaldéhyde, expliquent-ils, des produits ignifuges bromés, ainsi que des produits chimiques perfluorés comme les fibres téflon qui donnent aux pantalons, jupes et autres vêtements leurs qualités sans repassage et infroissables. » Pour l’instant, seulement quelques substances ont été étudiées et font l’objet d’un début de surveillance en Europe. »

En réalité, c’est toute l’industrie textile qui est à remettre en cause. En effet, d’après des études américaines, fibres naturelles et synthétiques sont toutes deux abusivement traitées ; sauf que les synthétiques, en plus d’être toxiques par la chimie qu’elles dégagent, empêchent également notre peau de respirer et donc d’évacuer nos toxines – une peau en bonne santé en élimine près de 500 grammes par jour. Les toxines ainsi piégées s’accumulent alors dans nos graisses et dans nos organes, et sont susceptibles alors de provoquer des maladies.

Pour se protéger, quelques gestes simples existent : privilégier les fibres naturelles avec des labels écologiques « sans solvant » ou « Oeko-Tex » (une instance de contrôle sur les substances nocives), nettoyer toujours les vêtements neufs avant utilisation, proscrire ceux qui portent des motifs en plastique et éviter les vêtements foncés ou trop colorés qui ont nécessité forcément plus de chimie pour leur fabrication.

L’hebdomadaire  » le point » du 7 juin relayait cette information

Öko-Test magazine allemand de consommateurs.

 

Des boissons énergisantes créent la polémique

L’Agence de sécurité sanitaire (ANSES) a reçu plusieurs signalements d’effets indésirables suspectés d’être liés à la consommation de boissons énergisantes. Ils sont rapportés « notamment lors de la consommation de ces boissons en association avec de l’alcool ».

Le terme de « boisson énergisante » n’est pas encadré réglementairement, rappelle-t-elle. Il recouvre des boissons supposées « mobiliser l’énergie » en stimulant le système nerveux et contenant généralement des ingrédients supposés « stimulants » tels que taurine, caféine, guarana, ginseng ou vitamines…

 Ces boissons sont censées améliorer les capacités physiques et intellectuelles par l’ajout d’une grande quantité de sucre entre autre : ce qui est un leurre , le fait que soit adjoint des excitants peut modifier notablement le rythme cardiaque et expliquer par conséquent des effets délétères. Or aucune information de mise en garde n’est indiquée sur l’emballage.