Tous les articles par Jacqueline Collard

Espérance de vie et santé publique : Le RES nous donne un éclairage différent

La santé est la traduction de la qualité de la relation de la personne humaine à son écosystème.

Cela permet de dire comment on arrive à cet état de bien être :

1) par une action sur l’écosystème (l’ex-prévention primaire et la vision classique de la santé publique)

2 ) par une éducation de la personne humaine pour lui permettre de gérer cette relation à son écosystème

3 ) lorsque l’équilibre est rompu intervient le système de soins.

Cette définition a le mérite de mettre les 3 aspects sur un même plan alors qu’aujourd’hui il y a une confusion entre santé et soins.

Cela rappelle la définition de la santé de l’OMS : la santé est un état de bien être physique, mental et social…. il y en a donc beaucoup des gens autour de nous qui n’ont pas la santé.

Le RES (Réseau Santé-Environnement) donne une autre définition de la santé : la santé c’est la vie dans le silence du corps et des organes. En tout cas c’est certain que les pathologies chroniques grèvent beaucoup la santé.

En médecine du travail, elles sont responsables de nombreuses inaptitudes témoins de la dégradation de la santé avant l’âge de la retraite.

Le RES nous parle de  cette notion d’indicateur de l’espérance de vie en bonne santé comme arguments pour les retraites, mais aussi pour justifier de décider de vivre (et produire) autrement !

« Espérance de vie » : cette expression est un abus de langage

Tout démontre que l’espérance de vie en bonne santé et encore plus l’espérance de vie tout court sont menacées par la montée des maladies chroniques qui se sont substituées aux maladies infectieuses comme cause dominante de mortalité et de morbidité.

C’est ce qu’il est convenu d’appeler « la transition épidémiologique ».

L’OMS qualifie cette « épidémie » de maladies chroniques comme « l’un des principaux défis du XXIe siècle ».

La France n’est pas épargnée, comme le montre la croissance des affections de longue durée (ALD) du régime général de l’assurance-maladie (90 % de la population), dont les maladies cardio-vasculaires, les cancers et le diabète représentent les trois quarts. L’augmentation actuelle de l’espérance de vie à la naissance est essentiellement celle des personnes nées au début du XXe siècle, principalement en milieu rural, dans un environnement peu pollué et avec un mode de vie plutôt sain au moins jusqu’à l’âge adulte.

La tendance actuelle, en matière d’espérance de vie, risque de s’inverser lorsque les générations nées après guerre vont vieillir. Ces dernières ont vécu dans un univers totalement différent de celui de leurs aînés. Polluées dès la vie foetale par les substances chimiques de synthèse, elles ont mangé, souvent dès la naissance, une nourriture plus ou moins déséquilibrée (trop de sucre, d’aliments raffinés, de produits appauvris par des transformations industrielles, etc.), effet amplifié par le développement de la sédentarité.

Ainsi les prédictions de l’Insee, pour qui l’espérance de vie va continuer à croître au moins jusqu’en 2050, reposent sur des données fondées sur l’impact du recul des maladies infectieuses, sans prendre en compte la réalité actuelle des maladies chroniques.

Un peu comme l’état-major de l’armée française avant- guerre croyait aux vertus de sa ligne Maginot sans voir que l’environnement avait changé depuis le précédent conflit. Avec le résultat qu’on sait.

2010 Année Internationale de la biodiversité

Qu’est-ce que l’Année internationale de la biodiversité ?

Nous vous invitons à découvrir en quelques mots pourquoi les Nations unies ont déclaré 2010 « Année internationale de la biodiversité ».

Le Sommet de la Terre (à Rio de Janeiro, en 1992) a consacré l’existence de la convention sur la diversité biologique (CDB), première convention internationale concernant la biodiversité.

Cette convention est ratifiée à ce jour par environ 190 pays.

L’Organisation des Nations unies a proclamé 2010, Année internationale de la biodiversité pour alerter l’opinion publique sur l’état et les conséquences du déclin de la biodiversité dans le monde.

Le secrétariat de la CDB a fixé les objectifs principaux suivants pour cette année 2010 :

renforcer la prise de conscience des citoyens sur l’importance de sauvegarder la biodiversité ainsi que sur les menaces qui pèsent sur elle ;

sensibiliser l’opinion à propos des réalisations déjà menées à bien par les communautés et les gouvernements pour sauvegarder la biodiversité ;

encourager les personnes, les organisations et les gouvernements à prendre les mesures immédiates nécessaires pour stopper la perte de biodiversité ;

promouvoir des solutions innovantes pour réduire les menaces envers la biodiversité ;

initier un dialogue entre les parties prenantes au sujet des mesures à prendre pour la période post-2010.

La France répond à cet appel en déclarant la biodiversité, cause majeure pour 2010 !

Cependant on pouvait lire au mois d’ Octobre 2010 que « Aujourd’hui, on consomme la nature sans en payer le prix »

Au cours de la Conférence des parties de la conférence sur la biodiversité,  qui s’est tenue du 18 au 29 octobre 2010, à Nagoya au Japon, a été publié un rapport qui donne des chiffres sur ce qu’on perd tous les jours, et surtout ce qu’on perdra dans le futur, économiquement, si l’on continue à laisser la biodiversité se dégrader.

Pensons à ce que nous laisserons aux générations futures si nous ne réagissons pas.

Rappel de la modification du Code des télécommunications du 12 juillet 2010

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Rappel de mesures concernant les modifications du code concernant les champs émis par le transport de l’électricité et la téléphonie mobile mais aussi l’interdiction de l’usage du téléphone portable dans les établissements scolaires

 – Le code des postes et des communications électroniques est ainsi modifié

LOI n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement (1)

TITRE V : RISQUES, SANTE, DECHETS CHAPITRE II : AUTRES EXPOSITIONS COMPORTANT UN RISQUE POUR LA SANTE

Article 183

I.    Après le 12° du II de l’article L. 32-1, il est inséré un 12° bis ainsi rédigé :
« 12° bis. ― A un niveau élevé de protection de l’environnement et de la santé de la population, conjointement avec les ministres chargés de la santé et de l’environnement ; »

Après le deuxième alinéa de l’article L. 34-9, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Les terminaux radioélectriques destinés à être connectés à un réseau ouvert au public pour la fourniture du service de téléphonie ne peuvent être commercialisés sans  un accessoire permettant de limiter l’exposition de la tête aux émissions radioélectriques lors des communication

L’article L. 34-9-1 est complété par deux alinéas ainsi rédigés : « Le résultat des mesures est transmis par les organismes mentionnés au deuxième alinéa à l’Agence nationale des fréquences, qui en assure la mise à disposition du public, et à l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail. Un recensement national des points atypiques du territoire dans lesquels les taux d’exposition dépassent sensiblement la moyenne observée à l’échelle nationale est établi en vue de sa publication au plus tard le 31 décembre 2012.

« Lorsque la mesure est réalisée dans des locaux d’habitation, les résultats sont transmis aux propriétaires et aux occupants. Les occupants des locaux peuvent s’opposer à la mise à disposition du public de ces résultats. Ces résultats doivent mentionner le nom du bureau de contrôle. Tout occupant d’un logement peut avoir accès, auprès de l’Agence nationale des fréquences, à l’ensemble des mesures réalisées dans le logement. »

 II. – Après le troisième alinéa de l’article 3-1 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Le Conseil supérieur de l’audiovisuel veille à ce que le développement du secteur de la communication audiovisuelle s’accompagne d’un niveau élevé de protection de l’environnement et de la santé de la population. »

III. – Le chapitre Ier du titre III du livre II de la cinquième partie du code de la santé publique est complété par deux articles L. 5231-3 et L. 5231-4 ainsi rédigés :
« Art. L. 5231-3. – Toute publicité, quel qu’en soit le moyen ou le support, ayant pour but direct de promouvoir la vente, la mise à disposition, l’utilisation ou l’usage d’un téléphone mobile par des enfants de moins de quatorze ans est interdite.
« Art. L. 5231-4. – La distribution à titre onéreux ou gratuit d’objets contenant un équipement radioélectrique dont l’usage est spécifiquement dédié aux enfants de moins de six ans peut être interdite par arrêté du ministre chargé de la santé, afin de limiter l’exposition excessive des enfants. »

IV. – Après l’article 17 de la loi du 15 juin 1906 sur les distributions d’énergie, il est inséré un article 17 bis ainsi rédigé :
« Art. 17 bis. – Les personnes chargées du transport de l’énergie électrique doivent réaliser un contrôle régulier des champs électromagnétiques induits par les lignes de transport d’électricité. Le résultat de ces mesures doit être transmis annuellement à l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail qui les rendra publiques. »

V. – Au chapitre III du titre V du livre IV de la quatrième partie du code du travail, il est inséré un article L. 4453-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 4453-1. – Les règles de prévention des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs exposés aux champs électromagnétiques sont déterminées par décret en Conseil d’Etat pris en application de l’article L. 4111-6.
« Ce décret se conforme aux principes de prévention fixés aux articles L. 4121-1 et L. 4121-2. »

VI. – Le chapitre unique du titre Ier du livre V de la deuxième partie du code de l’éducation est complété par un article L. 511-5 ainsi rédigé : « Art. L. 511-5. –

Dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges, l’utilisation durant toute activité d’enseignement et dans les lieux prévus par le règlement intérieur, par un élève, d’un téléphone mobile est interdite. »

VII. – Les collectivités territoriales qui procèdent à des expérimentations en matière de valeur d’exposition transmettent leurs résultats à l’Agence nationale des fréquences et à l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail.

VIII. – Le 2° du I entre en vigueur à l’expiration d’un délai de six mois suivant la publication de la présente loi  prévu au cinquième alinéa du I de l’article 183 de la présente loi.

LOI n° 2010-788 du 12 juillet 2010 – Article 184

184 prévu au cinquième alinéa du I de l’article 183 de la présente loi.

Convocation AG du 27 mars 2010 à Lyon (9h30-12h30)

Convocation Assemblée générale du 27 Mars 2010

Chers adhérents,

Nous vous confirmons la tenue de l’assemblée générale de SERA qui se tiendra à Lyon

9 rue du Garet (cour intérieure 2éme étage) de 9h30 à 12h 30

le samedi 27 Mars 2010 dans les locaux de la Fédération des réseaux de santé Rhône-Alpes

Nous vous proposons l’ordre du jour suivant:

à partir de 9h

Accueil,

Emargement avec décompte présents, et pouvoirs

A partir de 9 h 30

  • Rapport moral
  • Présentation du rapport d’activités discussion et vote
  • Présentation du rapport financier avec vote
  • Présentation du rapport d’orientation, discussions avenants et vote
  • Calendrier d’actions envisagées
  • Mise en place des pôles départementaux à la demande
  • Présentation du budget prévisionnel avec vote
  • Présentation des candidats au CA : nouvelles candidatures proposées
  • Elections des administrateurs
  • Questions diverses

En souhaitant vivement que vous puissiez contribuer à notre assemblée générale nous vous disons à bientôt.

La présidente par intérim:

Florence Gaillard

Communiqué du Criigen sur les effets des pesticides et OGM

 

Communiqué de presse CRIIGEN du 8 juillet 2009

LES EFFETS DES OGM ET DES PESTICIDES SYSTEMATIQUEMENT SOUS-ESTIMES:LE CRIIGEN FAIT APPEL AUX POUVOIRS PUBLICS

Les firmes d’OGM agricoles et les commissions d’évaluation négligent systématiquement les effets secondaires des OGM et des pesticides. Ceci est clairement illustré par l’EFSA et la US-FDA qui ont évalué les maïs OGM tant controversés MON863 ou MON810 qui produisent des insecticides artificiels. L’explication se trouve dans une étude réalisée par huit experts internationaux de trois continents qui vient d’être publiée.

Des tests réglementaires sont conduits avant la commercialisation au cours desquels on analyse le sang des mammifères qui ont été nourris aux OGM. La durée de ces études est généralement conduite sur une période dangereusement courte de trois mois et le nombre d’animaux testés est habituellement insuffisant pour en déterminer la sécurité.

Cependant, quand les résultats statistiques de ces tests révèlent des effets significatifs et démontrent des signes de toxicité, ceux-ci sont ignorés ou négligés. De plus, ces effets sont souvent jugés sans importance s’ils ne sont pas similaires chez les mâles et femelles, ou s’ils n’augmentent pas en fonction de la dose d’OGM administrée à l’animal. Ce biais systématique se traduit par une importante sous-estimation des signes initiaux de maladies chroniques comme des cancers, maladies hormonales, immunitaires, nerveuses, ou de la reproduction, entre autres.

Il s’agit d’une erreur inexcusable compte tenu des connaissances scientifiques modernes. En cautionnant les techniques adoptées par les firmes afin de masquer des résultats statistiques significatifs, les pouvoirs publics démontrent leur incapacité à tirer les leçons des scandales sanitaires passés. De plus toute étude réglementaire devrait être réalisée à long terme et par un organisme indépendant.

Le CRIIGEN appelle à la sécurité sanitaire des aliments et réclame immédiatement aux autorités la diffusion des analyses de sang des mammifères ou toute autre donnée de sécurité ayant servi à autoriser les OGM et les pesticides tels que le Roundup dans le passé. Si ces dernières ne permettent pas à des tiers indépendants d’accéder à ces données, alors elles se rendraient complices des nouveaux scandales sanitaires qui pourraient en découler, tout simplement parce qu’elles ont refusé d’autoriser une évaluation indépendante crédible quand il y a des raisons de douter. Les crises sanitaires pourraient s’avérer plus importantes que les crises financières internationales par manque de transparence des autorités de contrôle.