Face à la crise systémique, des centaines de milliers de citoyens ont déjà choisi et œuvrent chaque jour à une profonde transition sociale, écologique et économique de la société.
Un mouvement est en marche qui, partout, réinvente nos façons de produire, d’échanger, d’habiter, de nous nourrir, de nous déplacer ou encore d’éduquer nos enfants.
Aujourd’hui, la perspective d’un changement climatique global et brutal, nous place à un carrefour :
les scientifiques estiment que nous avons au maximum 10 à 15 ans pour agir et empêcher que le pire scénario climatique ne se produise. Cette bataille pour le climat ne se joue qu’une seule fois : elle se perd ou se gagne dès à présent. Elle est à la fois un défi qui repose sur les épaules des générations présentes, mais aussi l’espoir d’une bifurcation vers un monde meilleur et plus humain.
La multiplication des initiatives de transition dans les territoires souligne toute l’importance de l’échelle locale pour expérimenter, crédibiliser et structurer des pratiques aujourd’hui alternatives qui deviendront les normes de demain.
– à organiser un forum citoyen sur le thème “Quels premiers pas choisissons-nous pour engager la transition de notre territoire ?”
– à mettre en oeuvre, d’ici un an au plus tard, au moins 5 des mesures suivantes.
– à créer un comité de suivi des engagements, impliquant élus et citoyens, pour engager un processus de construction collective de politiques locales de transition.
Espaces de dialogue entre citoyens et politiques, accessibles et proches, les municipalités (ou leurs regroupements) disposent de nombreux outils et compétences pour soutenir les dynamiques locales de transition.
Conformément au règlement européen, les restaurateurs devront indiquer à leurs clients la présence de 14 substances allergènes présentes dans les aliments proposés.Dans les cantines, les professionnels devront tenir à jour un document écrit sur la présence d’allergènes dans les plats proposés. Il devra être facilement accessible pour le consommateur sur simple demande.
Adieu l’oreillette, le sandwich, le maquillage ou encore la musique à fond
Le kit mains libres rejoint le téléphone, c’est-à-dire en dehors de la voiture, de la moto ou même du vélo.
L’amende est salée si le conducteur est surpris en pleine communication via une oreillette : 135 euros et un retrait de trois points sur le permis de conduire. Seule la connexion intégrée dans l’habitacle est acceptée.
L’Aide à la complémentaire santé (ACS) permettait aux patients d’avancer uniquement les frais de la mutuelle. Elle s’adresse aux personnes qui touchent des revenus modestes, entre 720 et 900 euros par mois. Désormais, les bénéficiaires de l’ACS pourront profiter du tiers payant et n’avancer aucun frais médicaux. Deux ans avant l’ensemble des patients.
Affichage des prix des médicaments
Au 1er juillet 2015, la vente de médicaments en officine est soumise à de nouvelles règles d’affichage des prix, notamment concernant les différents régimes de prix (médicaments remboursables et non remboursables).
Ce jour 30 juin est annoncée une canicule généralisée sur la France et dans les jours suivants est prévue une température avoisinant les 40°C: ce phénomène pourrait même s’accentuer et se renouveler plus fréquemment dans un avenir proche.
Simultanément on note un renforcement des teneurs en ozone déclenchant des processus d’information sur bon nombre de zones en Rhône-Alpes comme en témoigne Air Rhône-Alpes.
« Les vagues de chaleur vont s’accroître en fréquence, durée et amplitude« , assure Robert Vautard, directeur du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE) au CEA, à Saclay .Il ajoute: quel que soit le modèle envisagé pour le climat d’ici 2050, c’est le Sud-Est qui va le plus souffrir ainsi que les régions continentales. Les sols secs de l’intérieur des terres renverront l’énergie solaire sous forme de chaleur, amplifiant le phénomène…
La métropole comptera de 0 à 5 jours supplémentaires de vagues de chaleur par an sur l’ensemble du territoire entre 2021 et 2050. Et jusqu’à 5 à 10 jours par an dans les régions du quart Sud-Est. C’est ainsi qu’est envisagé une fourchette de hausse de température moyenne en France prévue d’ici à 2050, le Sud-Est pouvant atteindre +2°C. La tendance se poursuivra de façon diverse, selon les scénarios : d’identique à 4 fois plus forte (+5,3°C en été à la fin du siècle). En hiver, en revanche, il fera moins froid. Avec de 1 à 4 jours anormalement froids par an en moins en moyenne sur l’ensemble du territoire et jusqu’à 6 jours dans le nord-est du pays.
Dans une évaluation que les auteurs ont voulu « la plus optimiste possible », des chercheurs américains ont estimé que le rythme actuel d’extinction des espèces était plus de 100 fois supérieur au bruit de fond, soit l’équivalent de la période qui a vu s’éteindre les dinosaures. Si cette estimation est suffisante pour « montrer sans aucun doute possible que nous entrons dans la sixième grande extinction de masse » selon P. Ehrlich (professeur de biologie à Stanford), le chiffre avancé n’est qu’une estimation basse. En effet, l’étude est fondée sur le registre de l’Union internationale pour la conservation de la nature qui ne recence que les espèces vertébrées, c’est à dire possédant un squelette interne (comme les reptiles, mammifères ou oiseaux), qui ne représentent que 30% des espèces connues. Cette publication parue dans Science Advances le 19 juin a été suivie d’une autre quelques jours plus tard, consultable dans Proceedings of the National Academy of Science, et qui fait état d’un chiffre plus effrayant.
Cette seconde étude n’estime plus à 1,3% mais à 7% la perte de biodiversité terrestre depuis les débuts de l’activité humaine, ce qui représente 130 000 espèces déjà connues et disparues. Fruit d’un travail mêlant deux approches, l’une issue des avis d’experts biologistes et l’autre de mathématiciens probabilistes, les chercheurs sont partis d’un échantillon d’invertébrés et ont extrapolé leurs résultats à l’ensemble des espèces animales terrestres.
Si ces deux études ont des méthodologies différentes et prennent en considération des espèces différentes, elles s’accordent toutes deux pour dire que nous traversons une période de perte massive de biodiversité dont les activités humaines sont à l’origine (changement climatique, pollution, déforestation,…) et qui met en danger notre propre espèce. Ainsi, pour G. Ceballos de l’unviersité autonome de Mexico, « Si on permet que cela continue, la vie pourrait mettre plusieurs millions d’années à s’en remettre, et notre espèce même disparaîtrait probablement assez tôt ».
C’est le fruit d’un travail d’un an que l’INERIS (institut national d’évaluation des risques industriels) a publié, recensant l’état de la pollution des eaux superficielles, littorales ou souterraines sur l’ensemble du territoire national par les contaminants « émergents ». Les chercheurs ont axé leur recherche sur les molécules répondant à plusieurs critères : être « mal connues ou peu suivies », d’usage fréquent, et potentiellement dangereuses pour la santé ou l’environnement. Ils ont retenu 180 substances prioritaires, comme le bisphénol A, les phtalates, des pesticides, des plastifiants, des retardateurs de flammes, ou encore des résidus de médicaments ou de produits de beauté…
Les objectifs de ce travail sont à la fois d’établir une liste de substances à surveiller dans les prochains plans de gestion de l’eau, de faire ressortir les lacunes en matière de toxicologie et d’écotoxicologie, et d’évaluer en pratique les méthodes d’analyse les plus facilement utilisables.
Les résultats montrent que certains polluants sont déjà omniprésents. C’est le cas des parabènes (plus de 99% des échantillons analysés), conservateurs présents dans les cosmétiques et suspectés d’accroître le poids des nouveaux-nés. L’INERIS estime également que plusieurs perturbateurs endocriniens « peuvent être considérées comme omniprésentes sur le territoire», comme, le BPA et les phtalates, présents dans plus de la moitié des échantillons. Si la présence quasi-systématique de résidus de pesticides n’étonne plus vraiment, les chercheurs notent tout de même la présence de certains phytosanitaires interdits de longue date comme le DDT par exemple. À ce cocktail s’ajoute la présence de résidus médicamenteux, dont 4 sont retrouvés dans plus de la moitié des échantillons : un anti-épileptique (la carbamazepine), deux anti-inflammatoire (l’acide niflumique et le kétoprofène), et une benzodiazépine (oxazepam).