Tous les articles par Jacqueline Collard

L’alimentation notre première médecine ?

 

On dit souvent que l’alimentation est notre première médecine : c’est pourquoi nous devrions fréquemment nous pencher sur nos choix d’alimentation et sur la qualité de  nos aliments, d’autant que naturellement ils sont en contacts avec notre corps au plus profond de celui-ci ! C’est une raison supplémentaire pour ne pas négliger leurs effets.

Une enquête avait mis  en évidence des résidus de pesticides en  juin 2007 dans les fruits à destination des parlementaires européens à Bruxelles.La conclusion avait été édifiante : tous les fruits étaient contaminés, 28 résidus de pesticides différents avaient été retrouvés dans les échantillons avec une moyenne de 5 résidus différents par fruits. Parmi ces pesticides 10 avaient des caractères cancérigènes avérés, 3 neurotoxiques, 3 reprotoxiques et 8 perturbateurs endocriniens, 2 étant classés « hautement toxiques » par l’OMS.

Ces analyses corroboraient les enquêtes annuelles menées en Europe qui en 2006 montraient que sur 60 450 échantillons  40% étaient contaminés par des pesticides dont 3% avaient des doses supérieures aux seuils d’autorisation.Selon la direction de la répression des fraudes qui fait les analyses pour la France, les pesticides sont plus fortement présents dans les fruits : 58,6 % des échantillons comportaient des résidus à des teneurs inférieures au maximum autorisé et 5,5 % étaient non conformes. « Les dépassements concernent essentiellement les fraises, les mandarines, les poires. Les oranges, les avocats et les pommes ont un taux de dépassement de la LMR inférieur à la moyenne ».

Le Professeur Belpomme dans son livre «Avant qu’il ne soit trop tard» rappelle que «l’incidence croissante d’affections dégénératives du système nerveux analogues à la maladie de Parkinson, touchant particulièrement des jeunes est maintenant expliquée par la contamination de ces derniers par des pesticides organophosphorés dont on a clairement montré qu’ils s’accumulaient dans le cerveau en créant de multiples altérations enzymatiques »

Parmi les causes de l’accroissement mondial de ces types de maladies, il y a la présence dans notre corps  de métaux lourds (mercure, aluminium etc.) mais aussi de molécules chimiques  toxiques dont les pesticides. La contamination se fait tout à la fois par notre alimentation, par  l’eau que l’on boit,  par l’air que l’on respire, celles ci   se fixent   pour certaines, dans le cerveau, dans le système nerveux, dans nos glandes comme dans nos tissus graisseux.

Plusieurs analyses ont montré que nous avons tous dans notre sang des dizaines de produits chimiques, que nous stockons au cours de notre vie et qui peuvent être des précurseurs de maladies graves comme celles citées plus haut.

Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA)

AFSSA

Quelle eau utiliser?

 

Un litre d’eau du robinet coûte en moyenne 0,003 euros le litre contre 0,31 pour l’eau en bouteille soit 100 fois moins. (source Le Monde)

Utilisation de l’eau de pluie

L’arrêté de l’utilisation de pluie à l’intérieur des bâtiments vient d’être publié: toilettes, lavage de sols, et à titre expérimental le lavage du linge sont les seuls usages autorisés. Il est nécessaire de mettre en place alors 2 réseaux dissociés. La loi sur l’eau de 2006 avait instauré un crédit d’impôt pour favoriser la récupération des eaux de pluie mais  limitée seulement à une utilisation extérieure.

La France et les pesticides

 

La France est le premier utilisateur de pesticides (80 000 tonnes en 2006) en Europe(200 000 dans toute l’Europe) et le troisième dans le monde.

Ceux-ci sont utilisés à 90% en agriculture, les 10% restants concernent surtout l’usage domestique. On considère en France que 50% de la surface agricole concernent les grandes cultures tournées plus particulièrement sur les grandes cultures productivistes largement dépendantes des pesticides et des engrais. Cependant des méthodes alternatives existent et le Grenelle de l’Environnement s’est engagé sur une réduction de 50% du recours aux pesticides en 10 ans ; de tenir l’engagement d’atteindre les 6% de production en agriculture biologique (au lieu des 2,1% actuels) et enfin d’obtenir que 20% de la restauration collective soit faite avec des aliments provenant de l’agriculture biologique alors gageons sur ces objectifs !

Certains pesticides, sont démontés comme des perturbateurs endocriniens, outre la toxicité aigue pouvant conduire au décès, ils ont des effets chroniques avérés qui peuvent avoir des conséquences graves pour la santé, certains sont avérés cancérigènes. Ils provoquent : anomalies congénitales, des troubles du système immunitaire, des troubles de fertilité, des troubles neurologiques. L’exposition et l’ingestion répétitive, notamment chez les plus fragiles comme les enfants et les femmes enceintes même à faible dose, l’aspect cumulatif dès le plus jeune âge, l’effet cocktail doivent être réduits.

Les pesticides comprennent tout à la fois : les insecticides, les herbicides, les fongicides qui concernent les utilisations agricoles ; en usage domestique, ils sont dénommés biocides et concernent les désinfectants, les antiparasitaires, les antibactériens, les répulsifs de toute nature, les déodorants etc.

Ces derniers sont aussi des produits toxiques qu’il faut manipuler avec précaution et sans abus car l’excès peut conduire à des effets pervers, comme des résistances, allergies. La directive européenne 98/8/CE concerne la mise sur le marché, et l’utilisation de ces produits biocides.

phy.agriculture.gouv.fr

Legrenelle-environnement.fr  http://www.actualites.news.environnement.com/1615-grenelle-environnement-pesticides.html

PAN Pesticide Database

httpp://mdrgf.org/news/pesticides.html

Welcome to PAN Europe

Risque accru de cancers pour les obèses

 

Les personnes obèses ont plus de risque d’être atteint de cancer.

Le surpoids est-il un facteur de risque de cancer ? Une étude publiée il y a quelques mois par le Fond mondial de recherche contre le cancer le suggérait déjà. Ces résultats sont aujourd’hui confirmés par une nouvelle étude de grande envergure publiée dans la revue médicale The Lancet.

Les chercheurs britanniques ont passé en revue plus de 140 études portant en tout sur plus de 282 000 patients pour vérifier s’il existait un lien entre l’indice de masse corporelle et le risque de cancer.

La qualité de l’air intérieur en question

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Nous passons de 70 à 90 % de notre temps (voire plus pour certaines populations sensibles comme les jeunes enfants et les personnes âgées) à l’intérieur de locaux divers (locaux d’habitation, de travail ou destinés à recevoir le public) et de moyens de transport, où nous sommes exposés à divers polluants, principalement par inhalation. A la différence de la pollution de l’air extérieur, plus médiatisée et faisant l’objet de règlementations, celle de l’air intérieur est restée relativement méconnue jusqu’à présent. L’air intérieur fait partie de la sphère privée, il est donc nettement plus difficile à investiguer alors que les concentrations de polluants peuvent y être élevées et n’ont pas de valeurs limites établies.

Jusqu’à récemment la qualité de l’air à l’intérieur des bâtiments ne faisait pas partie des préoccupations sanitaires majeures, comme l’est la qualité de l’air extérieur. Pourtant, nous passons, en climat tempéré, en moyenne 85 % de notre temps dans des environnements clos, et une majorité de ce temps dans l’habitat. L’environnement intérieur offre une grande diversité de situations de pollution, avec de nombreux agents physiques et contaminants chimiques ou microbiologiques, liés aux bâtiments, aux équipements, à l’environnement extérieur immédiat et au comportement des occupants. Depuis quelques années, une attention croissante est portée à ce sujet, avec en particulier la création par les pouvoirs publics, en 2001, de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI).La vocation de cet observatoire, mis en œuvre par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), est de dresser un état des lieux des expositions aux polluants de l’air observés dans les lieux de vies et d’en établir les déterminants, afin d’apporter les informations nécessaires à l’évaluation et à la gestion des éventuels risques. L’étude pilote, qui s’est déroulée en 2001 et qui se prolonge par une campagne nationale en 2003-2005, a confirmé les lacunes concernant l’existence de valeurs guides permettant d’asseoir une réglementation dans ce domaine. En effet, alors qu’il existe des valeurs guides pour la qualité de l’air extérieur (OMS, Air Quality Guidelines for Europe, 2000) ainsi qu’un ensemble de valeurs limites à caractère réglementaire ce n’est pas le cas pour la qualité de l’air intérieur, du moins en France. Il est alors difficile d’apprécier les niveaux de concentrations mesurés dans les environnements clos et d’instaurer des mesures de réduction des émissions proportionnées au risque potentiel encouru.

Cette volonté d’approfondissement des connaissances dans ce domaine s’inscrit également dans le cadre du Plan national santé environnement (PNSE2). En effet, l’une des douze actions prioritaires visant à répondre à l’un des trois objectifs majeurs du plan, « garantir un air et une eau de bonne qualité », est de « mieux connaître les déterminants de la qualité de l’air intérieur ». Ce travail s’articulera également avec le Plan cancer pour lequel l’Afsset doit contribuer à caractériser l’exposition de la population à des substances cancérogènes et procéder à une analyse critique des valeurs toxicologiques de référence (VTR) associées. Enfin, la volonté de l’Afsset est également motivée par ses besoins de connaissance des déterminants et des niveaux de pollutions de l’air intérieur dans le cadre d’autres projets menés par ailleurs au sein de l’agence et de réponse à différentes saisines.

Ces travaux doivent maintenant permettre de hiérarchiser les actions de santé publique au niveau politique. Pas seulement en termes d’émission de substances chimiques donc, mais en intégrant par exemple la gestion de l’humidité (ventilation, méthodes de construction, bonnes pratiques quotidiennes, etc.) ou encore le rôle de l’enveloppe du bâtiment comme protection contre la pollution extérieure, notamment les particules fines. Un autre vaste chantier qui concernera l’ensemble des parties prenantes : autorités publiques et associations bien sûr, mais aussi l’ensemble des acteurs du bâtiment.