Tous les articles par Jacqueline Collard

Le résercinol classé perturbateur endocrinien avéré par l’ANSES

Communiqué de l’ANSES

Le résorcinol (CAS 108-46-3) est utilisé pour la fabrication de pneus, de produits dérivés du caoutchouc, de colles et de résines industrielles. Il est aussi employé dans certains cosmétiques et soins d’hygiène (colorations pour cheveux, mascara à usage professionnel), comme antioxydant pour des produits alimentaires comme les crevettes et comme antiseptique dans la composition de certains médicaments. Dans le cadre de la Stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens, l’Anses a évalué le potentiel de perturbation endocrinienne du résorcinol pour la santé humaine. Suite à ce travail, l’expertise de l’Anses a démontré que le résorcinol impacte la fonction thyroïdienne, conduisant à des effets délétères, notamment chez la femme enceinte, ce qui réunit les conditions pour le proposer comme perturbateur endocrinien avéré. Ainsi, l’Anses propose son identification comme Substance extrêmement préoccupante (SVHC) selon le Règlement REACH ce qui pourrait, à terme, entrainer un contrôle plus strict de son utilisation en Europe.

Le règlement REACH prévoit que les substances chimiques ayant des propriétés de perturbation endocrinienne puissent être identifiées comme extrêmement préoccupante (SVHC) en conformité avec son article 57.Ainsi, les preuves ayant été établies chez l’Homme, l’Anses conclut que le résorcinol est un perturbateur endocrinien avéré.S’il est identifié en tant que SVHC, le résorcinol sera inscrit sur la liste des substances candidates à la procédure d’autorisation au titre de REACH

Sur la base des données expérimentales et cliniques disponibles, les experts de l’Anses ont établi que cette substance remplit tous les critères de danger nécessaires pour être définie en tant que perturbateur endocrinien selon les critères de l’OMS et les recommandations de 2013 de la Commission européenne

La Convention citoyenne pour le climat a formulé 50 propositions

La convention citoyenne pour le climat (CCC) a transmis vendredi 10 avril , 50 propositions à l’exécutif pour créer «un modèle économique et sociétal différent, plus humain et plus résilient», pour sortir de la crise sanitaire dans laquelle nous vivons.

.La Convention avait été mise en place par le gouvernement après la crise des «gilets jaunes». Elle est composée de 150 citoyens représentant la société française et doit aboutir à des mesures pour lutter contre le réchauffement climatique «dans une logique de justice sociale».  Logement, voitures, alimentation, publicité, innovation : les mesures, doivent encore être amendées et votées par l’assemblée plénière.

Trois exemples de leurs propositions:

Ils  proposent tout d’abord de rendre obligatoire la rénovation énergétique globale des bâtiments d’ici à 2040, et d’ici à 2030 pour les « passoires thermiques », ces logements étiquetés F et G pour leurs faibles performances énergétiques. « Notre ambition, écrivent-ils, est de passer d’une rénovation par petits gestes et à petits pas à une rénovation globale (toit, isolation, fenêtres, chauffage et VMC), en multipliant par trois le rythme des rénovations. »

L’essentiel porte sur l’éducation et la formation du consommateur à l’environnement et au développement durable. Les citoyens conventionnels propose, d’interdire dès 2023 la publicité sur les produits les plus émetteurs de gaz à effet de serre (« une sorte de loi Evin sur le climat »). D’une manière plus générale,  il s’agit de « limiter fortement les incitations quotidiennes et non choisies ».

Il est proposé que soit rendue obligatoire dans toutes les publicités une mention de type « En avez-vous vraiment besoin ? La surconsommation nuit à la planète ».

Avant même la finalisation de ses travaux, la Convention a décidé de « partager sans attendre un certain nombre de ses propositions avec l’exécutif« , selon un communiqué de presse.

Communiqué_Contribution-de-la-Convention-citoyenne-pour-le-climat-à-la-sortie-de-crise

contribution-Convention_citoyenne_pour_le_climat-Ministre_ecologie

Le Professeur Martin Pall dans une conférence nous rapporte les effets des déploiements de la téléphonie mobile sur l’homme et l’environnement.

Martin L. Pall,  professeur émérite de biochimie et de sciences médicales de base,  a fait une conférence à la  Washington State University – en  février 2020 parmi les 59 conférences professionnelles où il a été  invité sur ce sujet dans 15 pays sur quatre continents, en rappelant  la reconnaissance du mécanisme des CCVG ( mécanisme du canal calcique à commande électrique)  devenue  accessible au plus grand  nombre.

En résumé, il a identifié une série d’événements liés à la 5G qui se sont produits dans plus d’une situation, où nous avons des mécanismes plausibles que les rayonnements 5G peuvent provoquer et où nous savons que les arguments adverses sont basés sur « des standards de sécurité » qui ne permettent pas de prévoir les effets biologiques et sont donc inacceptables . Il s’agit notamment des éléments suivants :

1. Les effets neurologiques/neuropsychiatriques rapportés en Suisse et à Stuttgart en Allemagne suite au « déploiement » de la 5G, effets similaires mais plus graves que les effets causés par d’autres expositions aux CEM ( champ électromagnétique engendré par la téléphonie mobile).
2. Trois suicides à 11 jours d’intervalle parmi le personnel des ambulances équipées en 5G.
3. Des effets cardiaques ont également été signalés en Suisse et à Stuttgart en Allemagne, des effets similaires à ceux observés chez les humains après d’autres expositions aux CEM ainsi que dans des études expérimentales sur les animaux.
4. Deux cas d’effets de la 5G par arrêt cardiaque presque instantané de nuées d’oiseaux, l’un aux Pays-Bas et l’autre au Royaume-Uni.
5. Nous avons des cas de panique massive chez les bovins, ainsi que d’autres effets neurologiques/neuropsychiatriques chez les bovins et les ovins.
6. Nous avons de multiples cas de malformations congénitales des membres humains en France et en Allemagne.
7. Nous avons de nombreux cas d’incendies dûs à la 5G en Corée et en Californie du Sud.
8. Nous constatons une forte augmentation apparente de l’électrosensibilité à Stuttgart, en Allemagne. Bien qu’il s’agisse d’un seul exemple, à ma connaissance, des exemples similaires d’électrosensibilité, bien que se développant plus lentement, ont été démontrés dans des études d’exposition professionnelle aux CEM et dans les deux études sur les compteurs intelligents. Le cas est peut-être plus faible ici que pour les sept autres, car il est basé uniquement sur l’exemple de Stuttgart, mais il reste conséquent.

Les impacts très élevés des impulsions modulantes et non modulantes signifient que le niveau extraordinairement élevé d’impulsions modulantes dans le rayonnement 5G, ces impulsions communiquant de grandes quantités d’informations par seconde, signifie que le rayonnement 5G est encore beaucoup plus dangereux que les expositions que nous avons eues précédemment et que ces expositions précédentes ont déjà eu des impacts massifs sur nous et sur d’autres organismes.

En conclusion: Les communications câblées, qu’il s’agisse de fibre optique ou de fil de cuivre, sont toujours préférables aux communications sans fil : elles sont plus rapides, plus fiables, beaucoup plus sûres et beaucoup plus efficaces sur le plan énergétique et, surtout, les communications câblées ont un impact biologique minimal. Nous pouvons profiter de la plupart de ces technologies en utilisant des connexions câblées, de préférence avec la fibre optique ,de sorte qu’il n’est pas nécessaire d’utiliser la 5G, ni d’ailleurs la 4G ou le Wi-Fi.

Multiplication des accidents domestiques avec des désinfectants usuels

Dans un contexte de confinement, de l’épidémie de Covid-19,  s’accompagne d’une multiplication des accidents domestiques. C’est du moins ce que suggèrent l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et le réseau des Centres antipoison (CAP)

En ce mois de mars 2020, les « familles d’agents » toxiques  ont suscité le plus de sollicitations des centres anti poison tels que  les nettoyants ou désinfectants comme  l’eau de Javel ou les solutions hydro-alcooliques. En particulier, l’utilisation de certains de ces composés ou mélanges comme produits d’hygiène corporelle a occasionné plusieurs consultations pour des lésions cutanées. Cependant, l’application notamment prolongée de ces produits sur la peau s’avère dangereuse aussi faut-il en ménager l’utilisation selon des protocoles bien précis  et surtout sans abus. Sans compter les risques accrus de l’eau de Javel qui peut endommager les voies respiratoires et par ailleurs il n’est pas conseillé de l’utiliser non plus, comme produit ménager, car son coté antiseptique n’est pas du tout favorable au traitement des eaux usées.

Ces produits sont capables, après contact avec la peau, la surface de l’œil ou des muqueuses, de pénétrer les tissus et de provoquer des réactions chimiques pouvant mener soit à une inflammation (qui se manifeste par des rougeurs, de la chaleur et des douleurs), soit à une destruction plus massive de cellules éventuellement à l’origine de lésions irréversibles.

Le changement climatique va-t-il favoriser les pandémies ?

Nous relayons les propos de chercheurs qui mettent l’accent sur la probabilité croissante d’épidémies, conséquences de nos modes de vie et de nos modes de transports rapides à travers le monde, accélérée par les modifications climatiques.

«L’épidémie de coronavirus révèle l’ampleur de la menace que représentent les maladies infectieuses pour nos sociétés», dit à Reporterre Emmanuel Drouet, enseignant-chercheur à l’Institut de biologie structurale de Grenoble (Isère). Or, prévient-il, « l’émergence de nouveaux agents infectieux pourrait augmenter dans les années à venir » avec l’explosion des flux de déplacements humains et commerciaux, les modifications d’usage des sols et les perturbations des écosystèmes, le tout sur fond de changement climatique, « énormément de maladies infectieuses étant étroitement liées aux températures et aux taux d’humidité ».

« Le changement climatique devrait accroître la portée géographique des maladies infectieuses aux noms effrayants, comme Zika ou chikungunya, propagées par des vecteurs comme les tiques ou les moustiques », signale , la climatologue Katharine Hayhoe, directrice du Centre des sciences du climat à la Texas Tech University.

L’expansion des insectes vecteurs de maladies comme les moustiques s’observe dans l’espace, mais aussi dans le temps. « La hausse des températures hivernales augmente leur période d’activité et de reproduction », explique Emmanuel Drouet. Les maladies dont ils sont vecteurs pourraient ainsi être « transmises de façon quasiment continue ».

Dans le contexte des changements climatiques dont les effets sont de plus en plus sensibles, il est fort à imaginer que nous allons connaitre des évènements difficiles, si nous ne modifions pas nos habitudes qui contribuent à ces crises graves.