Tous les articles par Jacqueline Collard

La concentration en dioxyde de carbone perturbe les capacités cognitives

Respirer de l’air dans un espace clos avec une forte concentration en CO2 , augmente le niveau de dioxyde de carbone dans le sang, réduisant la quantité d’oxygène atteignant le cerveau. Des études montrent que ce phénomène peut accentuer l’endormissement, l’anxiété et altérer les facultés cognitives.L’une d’elles a été publiée  le 20 avril dans la revue scientifique GeoHealth.

Aujourd’hui, de hauts niveaux de CO2 sont souvent  observés dans une même pièce lorsqu’on effectue des mesures. « C’est même impressionnant de voir les niveaux de concentration de CO2 dans les espaces fermés », souligne dans un communiqué Kris Karnauskas, climatologue à l’Université Colorado-Boulder (États-Unis) et auteur principal de cette étude. « Cela affecte tout le monde, des enfants assis en classe aux employés dans les bureaux, en passant par les gens dans leur maison », ajoute-t-il.

« La ventilation dans les bâtiments module les niveaux de CO2, mais parfois, trop de personnes se trouvent dans une même pièce où il n’y a pas assez d’air frais pour diluer le dioxyde de carbone » , détaille Shelly Miller, professeure de génie mécanique et co-auteure de l’étude.C’est donc bien une  aération quotidienne des locaux qui s’imposent  que ce soit à titre individuel ou à titre collectif.

Le rapport Lancet Countdown 2019 vient d’être publié

« The 2019 report of The Lancet Countdown on health and climate change : ensuring that the health of a child born today is not defined by a changing climate »,  a été rédigé par des expert issus de 35 institutions, dont l’OMS (Organisation mondiale de la santé), la Banque mondiale et différentes universités.

Il fait un tour d’horizon de l’impact que le changement climatique aura de façon direct ou non sur la vie d’une personne née en 2019 si aucune mesure efficace n’est prise rapidement. Les populations du monde entier sont de plus en plus confrontées à des conditions climatiques extrêmes, à l’insécurité alimentaire et hydrique, à l’évolution des schémas de maladies infectieuses et à un avenir moins sûr. Sans intervention rapide, cette insécurité définira la santé des individus à chaque étape de leur vie.

L’exposition à la pollution de l’air ambiant, principalement les particules fines, constitue le plus important facteur de risque mondial de mortalité prématurée et entraîne plusieurs millions de décès prématurés dus aux maladies cardiovasculaires et respiratoires chaque année. Les citadins sont toujours exposés à une pollution atmosphérique élevée, 83% des villes dépassant les concentrations de sécurité recommandées par l’OMS. La consommation d’énergie, en particulier la combustion résidentielle est un facteur majeur de cette pollution.

En 2018, les dépenses mondiales consacrées à l’adaptation du système de santé au changement climatique étaient estimées à 15 milliards d’euros (5%) de toutes les dépensent pour l’adaptation, et les dépenses liées à la santé, à 31 milliards d’euros (13,5%).

Sur les 101 pays étudiés en 2018, 48 ont indiqué qu’une évaluation nationale de la vulnérabilité de la santé au changement climatique avait été réalisée. Cependant, sur ces 48 pays, seulement 40% ont déclaré que les résultats de l’évaluation avaient influencé l’allocation des ressources humaines et financières. Dans 109 pays, la mise en œuvre d’un cadre d’urgence santé adapté au niveau national est notée de moyenne à élevé, ce qui aide à faire face aux épidémies, à la pollution atmosphérique, aux températures extrêmes, à la sécheresse, aux inondations et aux tempêtes. Ces estimations représentent des augmentations en termes absolus et relatifs par rapport aux données précédentes, mais sont-elles suffisantes: nous pouvons nous interroger.

Les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter. L’année 2020 est importante pour deux raisons: c’est l’année de mise en œuvre de l’Accord de Paris et l’année au cours de laquelle la plupart des études suggèrent que les émissions mondiales doivent atteindre leur maximum pour rester sur la voie de l’objectif de 1,5 ° C. L’engagement de tous les secteurs de la société est essentiel si l’on veut que l’action sur le changement climatique soit mobilisée et soutenue.

The 2019 report of The Lancet Countdown on health and climate change: ensuring that the health of a child born today is not defined by a changing climate : https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(19)32596-6/fulltext

Les masques en question

Quels sont les différents masques ?

Masque : c’est un  dispositif de protection respiratoire visant à filtrer les particules. Il faut déjà distinguer les deux grands types de masques médicaux qui existent :

  • les masques antiprojections, dit « chirurgicaux », qui ont pour vocation principale d’éviter que ceux qui les portent ne rejettent des sécrétions dans l’air et contaminent les autres ;Le masque à usage médical (ou masque chirurgical) est le plus basique et peut se présenter sous différentes formes (masque à plis, masque “bec de canard“, coque moulée). Il protège son porteur contre la projection de gouttelettes infectieuses mais pas contre l’inhalation de toutes petites particules en suspension.
  • les masques de protection respiratoire individuelle (comme les fameux FFP2), qui sont équipés d’un système filtrant, destiné à protéger le porteur des risques d’inhalation d’agents infectieux. Ces masques sont rarement supportés plus de quelques heures par ceux qui les portent.Pour cela, il est nécessaire de porter un masque FFP (pour Filtering Facepiece Particles ou pièce faciale filtrante). On en distingue de plusieurs types en fonction de la classe d’efficacité de leur filtre. Les FFP1 sont suffisants dans le bâtiment ou l’industrie agro-alimentaire. Ils filtrent 80% des particules dans l’air jusqu’à une taille de 0,6 micromètre. Les FFP2 en filtrent jusqu’à 94%, et les FFP3, 99%.

Nous avons tous été confrontés dans notre pays à une gestion de ces masques  fort étonnante. Alors que l’épidémie faisait la une des médias, que l’état d’urgence sanitaire  et  le confinement ont  été promulgués à la mi mars, nous limitant à des sorties réglementées avec précaution pour les achats de première nécessité, le port du masque faisait l’objet de controverses au plus haut sommet des autorités sanitaires. L’OMS déclarait rapidement  la crise du COVID 19 comme pandémie, de nombreux pays à travers le monde étaient soumis au confinement. Les médias insistaient sur les difficultés de gestion des stocks de masques, des lits hospitaliers alors que de toutes parts les soignants faisaient face à une vague de malades toujours plus importante.Ces personnels en direct avec ces malades soulignaient leurs manques de protections et en particuliers les masques mais aussi les surblouses, les matériels et les produis médicaux , les tests, dont ils avaient un besoin impérieux. Privés de ces outils indispensables pour se protéger du nouveau coronavirus, le personnel soignant s’est parfois retrouvé à improviser, et surtout en première ligne de la contagion.

Pourtant l’OMS  recommandait les masques  dès Février, notamment en se lavant les mains avant de les enfiler et après les avoir retiré, de positionner le masque de sorte à ce qu’il recouvre aussi bien le nez que la bouche et d’en changer dès qu’il devient humide. Tout comme L’OMS a très tôt préconisé de réserver l’usage du masque aux malades symptomatiques. « Il ne faut porter un masque que si on présente des symptômes [du] Covid-19 (en particulier, la toux) ou si on s’occupe de quelqu’un susceptible d’être atteint de la maladie ».Or, remarque-t-il, « de nombreux individus atteints sont asymptomatiques, ou ne présentent pas encore de symptômes : avec un masque, on peut empêcher les gouttelettes porteuses du virus de s’échapper et d’infecter les autres ».

Or au début de l’épidémie sur le territoire français, le ministre de la santé, Olivier Véran, annonçait que la France n’était pas pourvue d’un stock suffisant de masques, c’est pourquoi ils devaient être réservés aux soignants. La communication a depuis été fort modifiée. Nous allons maintenant être en capacité de produire et d’importer massivement pour répondre à l’ensemble des besoins. » Depuis la fabrication de masques, tant à usage unique, que réutilisables ont été déployés, et désormais ils sont obligatoires dans les transports en commun. Leur usage a été fort développé voire recommandé dans certains cas. Cependant on retrouve trop fréquemment ces masques jetés à terre par les plus désinvoltes, et ils deviennent un nouveau problème de santé publique.

Reste un problème de taille, c’est en quoi sont -ils fabriqués lorsqu’ils ne sont pas en tissus ? Or les masques chirurgicaux comme les  FFP2 sont tous deux composés de meltblown. Ce matériau non tissé assure la filtration et donc fait barrière au virus et la capacité de filtration des masques (95% pour les chirurgicaux et 98% pour les FFP2) repose sur ce matériau non-tissé qui est inséré entre deux couches d’un autre matériau plus résistant, le « spunbound », qui sert de support. Et ces 2 composés à consonance anglo-saxonne sont en fait des composés de produits polymères synthétiques autant dire de formes de divers plastiques (polyamide, polyester, polypropylène PP, polyéthylène, PET, PVC , ou autres fibres synthétiques. Le traitement de ces nouveaux déchets et les quantités importantes qu’ils génèrent ont-ils été pris en compte ? et cette forte utilisation est-elle en cohérence avec les décisions environnementales prises jusqu’alors ? Il devient donc très urgent d’examiner ce problème de traitement des déchets ainsi fortement accru, pour avoir une filière dédiée.

Pour les citoyens ne serait-il pas recommandable d’utiliser de préférence des masques tissus qui eux sont lavables et réutilisables ?

 

L’ANFR a publié la liste des points atypiques et des mesures en 2019

L’Agence nationale des fréquences (ANFR) publie la liste des « points atypiques » recensés en 2019. L’ANFR considère qu’un point est atypique si son niveau global d’exposition atteint ou dépasse 6 V/m et s’il se situe dans des locaux d’habitation ou des lieux accessibles au public.

L’ANFR publie son bilan 2019 qui pointent 29 points atypiques,  soit 0,8 % des lieux mesurés

La loi du 9 février 2015 relative à la sobriété, à la transparence, à l’information et à la concertation en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques a notamment confié à l’ANFR le recensement annuel des points atypiques. Ces points sont les lieux dans lesquels les niveaux d’exposition du public aux ondes électromagnétiques dépassent substantiellement les niveaux généralement observés à l’échelle nationale.

80 % des points identifiés en 2017 ont été résolus, 70 % des points 2018, mais seulement 31 % des points 2019 le sont à ce jour car la résorption de ces expositions plus élevées prend plusieurs mois.

L’ ANFR a publié de même son étude annuelle portant sur l’analyse de plus de 3 000 mesures d’exposition du public aux ondes réalisées en 2019. Elle montre que les niveaux mesurés restent globalement faibles, avec un niveau d’exposition médian à 0,38 V/m tandis que 90 % des niveaux mesurés apparaissent inférieurs à 1,8 V/m. Pour mémoire, les valeurs limites réglementaires à ne pas dépasser sont comprises entre 28 V/m et 87 V/m selon les fréquences utilisées.

Cette étude porte sur l’ensemble des mesures réalisées en 2019, dans le cadre du dispositif national de surveillance de l’exposition du public aux ondes électromagnétiques mis en place en 2014. Ce dispositif est ouvert à tous et permet de faire mesurer gratuitement l’exposition aux ondes électromagnétiques, aussi bien dans son lieu d’habitation que dans des lieux accessibles au public. 3 020 lieux ont fait l’objet de mesures dans la bande 100 kHz – 6 GHz en 2019 (hors  campagnes nationales). On constate que le nombre de mesures demandées auprès de l’ANFR dans le cadre de ce dispositif est comparable aux années précédentes.

 

 

Appel des soignants pour soutenir la Convention citoyenne pour le climat

Nous vous soumettons cet appel que nous soutenons fortement  dans sa détermination d’un monde plus sain pour tous !

Appel des soignants à soutenir massivement la contribution de la Convention Citoyenne pour le Climat au plan de sortie de crise: Une urgence vitaleNous traversons une crise sanitaire d’une ampleur extraordinaire. Cette crise du COVID 19 met nos vies en péril, et vient nous rappeler que la santé est notre bien le plus précieux. Elle nous invite à admettre avec humilité notre vulnérabilité, mais aussi à reconnaître avec courage et honnêteté nos responsabilités. Par-dessus tout, ces temps étranges et suspendus nous donnent l’occasion de prendre du recul sur nos choix individuels et collectifs. Et cette confrontation collective à la mort vient nous questionner sur le sens profond de nos vies et de notre Histoire.
En tant que soignants, nous sommes en première ligne pour affronter l’épidémie. Nous sommes chaque jour qui passe présents aux côtés des malades, de leurs familles, des personnes âgées, isolées ou fragiles. Nous côtoyons l’angoisse, la détresse vitale et parfois la mort. Certains d’entre nous payent de leur vie cet engagement professionnel. Alors regardons en face ce qui nous met en danger……

Aussi, nous soignants, invitons les ONG et les associations qui ne l’ont pas encore fait, les élus et les citoyens à soutenir la contribution réalisée par la Convention Citoyenne pour le climat à la sortie de crise.
Pourquoi nous direz-vous ?
* Parce que cette convention citoyenne a été créée après tirage au sort de 150 citoyens de tout horizons âgés de 16 à 80 ans. En seulement 6 mois, ils ont appris à appréhender les problématiques liées au réchauffement climatique, et leurs conséquences sur le Vivant.
* Parce que leurs propositions sont basées sur trois effets cumulatifs recherchés : « un effet positif sur le climat, un effet positif sur l’activité économique à court ou moyen terme dans un esprit de justice sociale, ainsi qu’un effet sur la santé et le bien être des populations ».
* Parce qu’en plus de la réduction des gaz à effet de serre, ces propositions auront un impact bénéfique sur la qualité de l’air, la réduction de la pollution de l’eau et des sols, sur notre alimentation et donc sur notre santé.
* Parce que le Président de la République s’est engagé à ce que ces propositions soient soumises soit à référendum, soit au vote du parlement.
* Une des bases de la médecine n’est-elle pas « mieux vaut prévenir que guérir » ? * Quel sens a et aura encore notre métier de soignant face à des maladies dont les causes ne sont pas combattues par nos choix politiques ? Quelle
médecine pourrons-nous espérer faire demain dans un monde caniculaire et incertain ?
* A l’heure où cette pandémie de Covid 19 nous oblige à envisager des changements profonds, les citoyens français sont légitimes à exiger une politique pour un avenir durable, préservant notre santé et notre environnement.

Nous, professionnels de santé, appelons tous les soignants de France et au-delà des frontières, les ONG et les associations, les élus et l’ensemble des citoyens, à une mobilisation massive et constructive pour soutenir la contribution de la Convention Citoyenne pour le climat au plan de sortie de crise.
Leur travail doit nous servir de base pour nous rassembler, et pour contraindre nos dirigeants à instaurer une politique de développement durable et de respect du vivant pour les générations futures.

Il y a urgence. C’est une urgence vitale.

Les promotrices : Mme Cathy FAITG (Cadre Sage-femme) Dr Alicia PILLOT (médecin généraliste)

Pour en savoir plus sur la Convention Citoyenne pour le climat :
https://www.conventioncitoyennepourleclimat.fr

Tribune Convention citoyenne pour le climat Format PDF – 103.52 Ko

Pour signer la pétition: https://www.collectifpourlasortiedecrise.fr