Tous les articles par Jacqueline Collard

Des expériences de géo-ingénierie pour ralentir le changement climatique ?

Une équipe de scientifiques de Harvard prévoit  de lancer un ballon à haute altitude depuis Kiruna en Laponie pour tester s’il peut transporter l’équipement nécessaire pour une future expérience consistant à disséminer des particules réfléchissant les radiations dans l’atmosphère terrestre.

Des groupes environnementaux suédois ont écrit au gouvernement et à la Swedish Space Corporation (SSC) pour exprimer leur opposition, inquiets de l’adoption d’une technologie potentiellement « dangereuse, imprévisible et ingérable ».

Les aérosols stratosphériques sont un élément clé de la technologie de géoingénierie solaire que certains ont proposé cette technologie  pour contrôler la température de la Terre, avec pour hypothèse que la crise climatique rendrait les conditions intolérables et que les gouvernements ne prendraient pas les mesures suffisantes. Les critiques portent sur  les conséquences de cette technique dont on soupçonne  ce que que les injections d’aérosols stratosphériques (SAI) à grande échelle pourraient endommager la couche d’ozone et au contraire provoquer un réchauffement de la stratosphère et perturber plus encore les écosystèmes.

Un psychanalyste lyonnais fait comme ses confrères le constat de l’augmentation de l’impact de la santé mentale

La crise sanitaire a  eu et a,  un fort impact sur la santé mentale des Français. Cela va faire un an que la crise  a commencé. La situation pèse énormément sur leur moral. Les incertitudes face à l’avenir et le manque de perspectives renforce l’anxiété en affectant leur moral. Dans ce contexte, de plus en plus de personnes consultent des spécialistes de la santé mentale. L’impact psychologique de l’épidémie de coronavirus est plus que jamais significatif.

Face à ce dysfonctionnement psychique il est notable de constater une augmentation des troubles du sommeil, des troubles anxiogènes incitant à des conduites addictives renforcées : consommation d’alcool, de tabac, drogues, médicaments et autres produits interdits. Le stress induit aussi l’isolement, l’absence de cadre ou la précarité et a fait augmenter l’usage de ces substances, ainsi que des comportements addictifs liés aux jeux vidéo, comme à d’autres activités sur écran (films, réseaux sociaux…), qui impactent sommeil et bien-être.

Les professionnels de l’addictologie et de la santé mentale s’en inquiètent, d’autant que la crise économique risque encore de s’aggraver,  doublée d’une crise sociale.

Les jeunes, particulièrement affectés par des difficultés de poursuivre des études de manière conventionnelle, de trouver leurs premiers emplois, d’avoir des relations conviviales, avec ceux de leur âge sont les plus concernés : ce qui va à l’encontre d’un départ dans le vie dans de bonnes conditions. La vie n’est- elle pas d’avoir un certaine liberté pour chacun et de  pouvoir  avoir une vie sociale, indispensable à l’équilibre de chacun ?

Des lumières sur l’utilisation de la biomasse en Europe

Un rapport du service scientifique de la Commission européenne publié en janvier, a mis en lumière le recours exponentiel à la biomasse forestière (bois sous forme de bûches ou granulés, sous-produits de l’exploitation forestière, rebuts des scieries, des papeteries…) pour la production d’énergie: celle ci  aurait  augmenté de 34 % entre 2005 et 2018.

Au sein de l’Union européenne (UE), la production de granulés a également été multipliée par 100 en près de vingt ans, mais ne couvre toujours que deux tiers des besoins.

500 scientifiques et économistes ont écrit aux dirigeants du Monde  pour les mettre en garde contre l’utilisation de la biomasse forestière. « Nous vous exhortons à ne pas porter atteinte à la fois aux objectifs climatiques et à la biodiversité en remplaçant la combustion fossile par le fait de brûler des arbres pour produire de l’énergie », écrivent les signataires, dont l’éminent biologiste américain Peter H. Raven.Ils ajoutent: « Les arbres ont plus de valeur vivants que morts », insistent-ils.

Un kg de carbone brûlé – peu importe d’où il vient – augmente la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Même si des forêts sont replantées, ce CO2 ne sera absorbé de nouveau que des décennies plus tard, une fois que les arbres auront repoussé. Ce sera trop tard. » Or L’Union européenne s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effets de serre de 55 % d’ici 2030 et par conséquent on ne peut ignorer ces inquiétudes des scientifiques ci dessus cités.

 En France, l’ONF persiste pourtant dans une gestion « productiviste » et à courte vue des forêts, fondée sur la seule exploitation des ressources en bois commercialisable (vente de bois d’ameublement, de construction et de chauffe). Ceci pour répondre aux demandes de l’Etat et aux objectifs financiers  fixés par les ministères de l’agriculture et des finances, l’ONF continue à considérer les forêts comme des champs d’arbres. C’est donc la responsabilité de L’État, qui devrait réorienter cette recherche de rentabilité,au détriment des conséquences sur la biodiversité et l’équilibre indispensable pour conserver à notre pays sa multiplicité  des paysages qui font la richesse de notre pays.

Les fleurs, cadeau empoisonné si l’on n’y prend pas garde ?

En cette période de la St valentin, l’une des dates phares pour les fleuristes, nous devrions nous demander quelle est la provenance de ses bouquets tous plus chatoyants ? Ce magnifique bouquet n’aurait-il pas  un impact  lourd au niveau environnemental, social et économique ?

Or ce plaisir éphémère n’est pourtant  pas sans conséquences : transport en avion, utilisation de pesticides, consommation d’eau, ou encore occupation de terres agricoles, l’achat d’un bouquet de fleurs n’est décidément pas un acte  aussi anodin qu’il y parait pour la planète.

En effet la plupart des fleurs sont importées (c’est par exemple le cas pour 90% des roses, orchidées et  tulipes) et souvent de très loin : l’Amérique Centrale, l’Afrique et depuis peu, l’Inde qui sont les régions du monde qui exportent le plus de fleurs coupées. Les trois quarts des importations des Pays-Bas proviennent du Kenya (22 %), de l’Éthiopie (12 %), d’Équateur (10 %), de Colombie (5 %) ou du Costa Rica (4 %). Et comme les fleurs sont des produits fragiles et très périssables, on les transporte par avion, ce qui génère des émissions considérables de gaz à effet de serre.

Par ailleurs, la floriculture est particulièrement polluante sachant que les fleurs doivent arriver sur les étals dans un état irréprochable : pour fournir au consommateur des fleurs parfaites, les producteurs utilisent de grandes quantités de  pesticides  (pour certains  interdits en France comme en Europe). N’oublions pas les apports d’engrais et de grandes quantités d’eau : c’est dire que le beau bouquet arrivé sur l’étal du fleuriste  a connu une longue vie avant d’être proposé à la vente.

La solution la plus écoresponsable reste donc les fleurs locales issues de l’agriculture biologique. En France , le label Fleur de France vise à distinguer cette culture locale que l’on devrait valoriser pour limiter tous les effets nocifs.

 

Des chercheurs en neurosciences analysent l’impact des visioconférences

Avec la crise sanitaire et le télétravail, la visioconférence s’est imposée dans notre quotidien tant à l’échelle professionnelle, que pour nos distractions, comme pour les échanges familiaux.

Car outre la fatigue visuelle, liée à la fixation prolongée d’un écran, la visioconférence est surtout génératrice de fatigue mentaleexplique à un journaliste de France Info : Nawal Abboub, docteure en sciences cognitives. Et pour cause : une discussion vidéo exige beaucoup plus de concentration qu’un échange en face à face. Le cerveau doit donc davantage se concentrer pour s’appuyer sur d’autres indicateurs, comme le ton de la voix ou les expressions du visage. 

Surtout, les appels vidéo nous privent de « la synchronicité dans l’échange des regards », rapporte Marie Lacroix autre docteure en neurosciences. Ainsi, face à une vidéo où un individu s’exprime, « notre attention est davantage attirée lorsque la personne qui parle donne l’impression de nous regarder environ 30% du temps »ajoute- t-elle. » la visioconférence bouleverse la perception des autres, elle modifie également le regard porté sur soi-même, vous mettez votre cerveau en double tâche : vous vous concentrez à la fois sur la personne à qui vous parlez et sur vous. »

« Il ne faut pas non plus tomber dans le syndrome de la  visionite »,  poursuit Nawal Abboub, qui incite à alterner avec d’autres modes de communication. « On peut aussi s’appeler par téléphone, s’envoyer des messages, travailler sur des documents partagés », détaille-t-elle.

Nous devons prendre conscience de ses conseils de vigilance car  ces techniques sont pour  l’instant privilégiées tandis que la crise persiste.