Tous les articles par Jacqueline Collard

Une sobriété numérique qui s’impose

L’Ademe , le CNRS et l’INRIA appellent à une sobriété numérique, face une mutation qui s’impose ; et  proposent 3 directions nécessaires.

1) l’expansion du numérique  permet de distinguer conviction et opportunisme dans cet engouement

2 ) L’IA générative impose une révolution des compétences et des usages

3 ) L’approche collective reste le principal levier de résilience:, face à la complexité et à la vitesse des transformations: aucune organisation ne peut avancer seule.

L’INR est crée : Le Numérique Responsable face au défi de la transition écologique et solidaire. L’INR souhaite devenir un acteur de référence rassemblant entreprises et organisations autour de l’expérimentation et la promotion de bonnes pratiques pour un numérique plus régénérateur, inclusif et éthique.

Les 3 champs de réflexion de l’INR sont : la réduction de l’empreinte (empreinte environnementale numérique, empreinte sociale numérique et empreinte économique numérique), la capacité du numérique à réduire l’empreinte, la création d’innovation numérique responsable pour favoriser l’e-inclusion de toutes et tous.   ‣ Découvrir l’INR

C’est ainsi qu’ont été enregistrés  200 nouveaux signataires de la Charte Numérique Responsable, ce qui conduit à atteindre  le cap des 300 organisations labellisées.

1) L’expansion du numérique  permet de distinguer conviction et opportunisme dans cet engouement

2 ) L’IA générative impose une révolution des compétences et des usages

3 ) L’approche collective reste le principal levier de résilience:, face à la complexité et à la vitesse des transformations: aucune organisation ne peut avancer seule.

Il y 40 ans : c’était la catastrophe de Tchernobyl

Le 26 avril 1986, à 1 h 23 min et 45 secondes, le réacteur 4 de la centrale située en Ukraine, à 130 kilomètres de Kiev, explosait, libérant d’astronomiques quantités d’éléments radioactifs dans toute l’Europe. La catastrophe prend de court les autorités soviétiques par son ampleur. À ce moment là, il n’est pas certain que les dirigeants aient pleinement conscience de toutes les conséquences de l’accident. Après l’explosion, c’est environ 530 000 personnes civiles et militaires, appelées « liquidateurs », qui ont participé à l’intervention d’urgence, au confinement et au nettoyage du site de Tchernobyl et des zones contaminées, mettant leur santé en jeu en toute ignorance.

Sur les plateaux télévisés se succédaient alors dans notre pays des responsables politiques afin de  convaincre les Français que l’explosion située à plus de 2 400 kilomètres, ne présentait « aucun inconvénient sur le plan de l’hygiène publique » grâce à un opportun anticyclone des Açores. Il n’en n’était pas de même à travers l’Europe où contrairement à la France, des précautions étaient préconisées pour protéger les citoyens. Malgré la difficulté d’informer correctement face au déni russe et à l’enfumage politico-industriel français, journalistes, associations, citoyens, ont rapidement douté de cette thèse, qui à ce jour démontre la triste réalité.

En effet des mesures, observations, relevés météo indépendants ont établi des cartes de radiation au césium 137 et à l’iode 131 jusqu’à 40 000 fois plus élevées que celles présentées par les physiciens nucléaires, accrédités par le pouvoir,  et particulièrement, les paroles rassurantes et mensongères du professeur Pierre Pellerin, alors directeur du Service central de protection contre les rayonnements ionisants, au mépris de la santé des Français et des générations futures.

 Ce sont,  face à ces manques d’informations concrets que s’est crée la Criirad*, qui poursuit depuis des mesures scientifiques indépendantes, permettant une analyse critique et étayée afin  de  connaitre l’exposition aux éléments radioactifs, fort utiles dans cette période instable au niveau international.

Cet évènement représente la catastrophe nucléaire la plus grave de l’histoire nucléaire soviétique et mondiale. Le risque nucléaire est durable et difficile à maîtriser. « Les centrales nucléaires comportent des risques qui leur sont inhérents, et ces risques s’aggravent dans un monde en guerre, marqué par de fortes tensions géopolitiques et l’intensification des phénomènes climatiques extrêmes”. souligne Pauline Boyer, chargée de campagne Nucléaire Transition énergétique pour Greenpeace France.

Des documentaires qui peuvent vous apporter des informations complémentaires :

Chernobyl, série écrite par Craig Mazin et réalisée par Johan Renk (RU-EU, 2019, 5 × 60 à 72 min). Disponible sur HBO Max.

Tchernobyl. Un mensonge français, de Mélanie Dalsace (Fr., 2016, 50 min). Disponible sur M6.fr, sur YouTube et diffusé sur Paris Première samedi 25 avril à 21 h 55.

Tchernobyl, anatomie d’une catastrophe, d’Erica Jenkin et Tom Cook (RU-EU, 2026, 3 × 52 min). Disponible sur Arte.tv jusqu’au 5 juin et sur Arte lundi 27 avril à partir de 9 h 55.

*CRIIRAD » est l’acronyme de « Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité ». https://www.criirad.org/la-criirad/  Ses missions: La CRIIRAD a pour but de contrôler le niveau de radioactivité dans l’environnement, d’informer la population sur les risques liés à cette radioactivité (impacts sur la santé et l’environnement) et d’obtenir la mise en place de mesures de protection pour protéger la population contre des radiations ionisantes d’origine « artificielle ».

Nous vous permettons de revivre cette journée commémorative de ces 40 ans de la Criirad: à vous d’en prendre connaissance

https://www.youtube.com/watch?v=wD6JkMD0Th4

40 ans de la CRIIRAD • Conférence #2 “Les missions de la CRIIRAD en cas de catastrophes”

https://www.youtube.com/watch?v=Nvr6STP9QMg

“Comment la CRIIRAD révèle-t-elle les impacts de l’industrie nucléaire ?”

https://www.youtube.com/watch?v=itLEWZKiVlc

Une étude épidémiologique sur les expositions aux PFAS: le Projet Perfao

Alors qu’en 2022, a été mis en évidence un scandale sanitaire et environnemental d’ une pollution massive de l’air, de l’eau et des sols autour de la plateforme industrielle de ces deux producteurs historiques de PFAS de la vallée de la Chimie dans le sud lyonnais, des mobilisations citoyennes se sont fait jour .

C’est ainsi qu’avec les conseils prodigués par l’Institut écocitoyen de Fos-sur-Mer, le projet Perfao s’est engagé: il constitue la première étude épidémiologique de cette ampleur en France sur les «polluants éternels». Ces composés per- et polyfluoroalkylés très persistants sont utilisés massivement dans l’industrie et de nombreux objets du quotidien, et leurs effets nocifs sur la santé sont avérés.

Afin de mettre en évidence les expositions auxquelles ont été soumis les populations 300 citoyens du Sud Lyonnais se sont porter volontaires pour objectiver ces pollutions par une enquête de biosurveillance. Ils vont contribuer à une meilleure connaissance de la pollution. C’est au sein de l’hôpital Lyon Sud, que Sophie Fougerat, coordinatrice des essais cliniques, a élaboré l’ensemble du protocole de l’étude Perfao avec l’aide du biologiste Karim Chikh : prélèvements, analyses, matériel, budget, mobilisation du personnel, échanges avec le comité d’éthique.Les échantillons sont conservés à — 80 °C le temps de compléter la cohorte, puis seront envoyés en une seule fois, d’ici trois à quatre mois.

Cofinancée par la Métropole de Lyon et l’Agence régionale de santé à hauteur d’environ 500 000 euros, le budget comprend le recrutement des volontaires, la campagne de prélèvements et d’enquêtes à domicile, les analyses de 32 PFAS et des principaux biomarqueurs. «  L’objectif est d’identifier des liens entre le niveau d’exposition aux PFAS et différents paramètres biologiques, et de voir si des associations émergent  », explique le biologiste Karim Chikh.

Cette étude est complétée par un second volet essentiel : une enquête à domicile qui consiste à une longue série de questions posées par l’enquêtrice : situation familiale, emploi,  santé, produits d’entretien, hygiène, alimentation, loisirs, jardinage…De quoi analyser l’environnement des personnes  appelé aussi l’exposome.

Il est prévu que les résultats individuels soient communiqués dès l’été pour les marqueurs biologiques, puis d’ici fin 2026 pour les taux de PFAS, probablement lors d’ateliers publics. L’analyse collective, elle, est attendue pour 2027.

22 avril Journée mondiale de la Terre

Cet événement mondial, célébré depuis 1970, vise à sensibiliser à la protection de l’environnement et à encourager des actions écocitoyennes.

La Journée internationale de la Terre nourricière met en lumière l’interdépendance qui existe entre l’être humain, les autres espèces vivantes et la planète sur laquelle nous vivons tous. Elle appelle à des actions concrètes pour bâtir un environnement sain et durable, faire face aux changements climatiques et protéger la Terre pour les générations futures.

L’expression « Terre nourricière » est couramment utilisée dans de nombreux pays et régions pour désigner la planète Terre. Elle illustre l’interdépendance qui existe entre l’être humain, les autres espèces vivantes et la planète sur laquelle nous vivons tous.

Les changements climatiques et les autres perturbations environnementales provoquées par les activités humaines, notamment celles qui touchent à la biodiversité comme la déforestation, le changement d’affectation des terres, l’agriculture et l’élevage intensifs, ou encore le commerce illégal des espèces sauvages, sont autant de facteurs qui accélèrent la détérioration de notre environnement.

C’est pourquoi, il n’a jamais été aussi urgent de restaurer les écosystèmes endommagés.

Cette Journée internationale de la Terre nourricière nous rappelle la nécessité de passer à une économie plus durable, qui bénéficie à la fois à l’humanité et à la planète. Assurer une harmonie avec la nature et la Terre n’est plus uniquement souhaitable, mais impératif. Rejoignez le mouvement mondial pour restaurer notre monde !

La Journée de la Terre 2026 en région AURA (Auvergne-Rhône-Alpes) inclut des initiatives locales comme le ramassage de déchets, le nettoyage de plages et de forêts, et la mobilisation d’associations écologiques, dans le cadre d’une transition écologique axée sur les énergies renouvelables et la réduction des émissions carbone.

Plateforme de ressources pour les enseignants

Participation à une enquête scientifique : dénombrer les insectes lors d’un trajet en voiture

C’est une initiative lancée par le Muséum national d’Histoire naturelle de Paris. Ainsi vous téléchargez l’application « Bugs Matter », prenez une photo de votre plaque d’immatriculation au départ de votre trajet et une autre à l’arrivée. Vous cliquez et il suffit d’envoyer.

Cette expérience de science participative est née en Angleterre il y a quatre ans, où des milliers d’automobilistes se sont déjà prêtés au jeu. Les chercheurs de cet institut viennent donc de lancer l’expérience  en France et espèrent des milliers de contributions : « On voit bien qu’il y a un effondrement, notamment dans les zones où l’agriculture est intensive. On va pouvoir le mesurer et on invite d’ailleurs les gens qui ont des doutes vis-à-vis de ce genre de résultats à participer pour qu’ils puissent eux-mêmes faire le constat », souligne Grégoire Loïs, codirecteur programme Vigie-Nature du Muséum national d’Histoire naturelle.

De quoi objectiver le « syndrome du pare-brise propre » qui frappe la plupart des automobilistes étant déjà derrière un volant au début des années 2000.Rappelons , une étude publiée en 2017 dans la revue PLOS One qui  avait montré déjà qu’entre 1989 et 2016, sur une soixantaine de petites zones protégées, insérées dans des paysages agricoles, la biomasse d’insectes volants capturés dans des pièges standardisés avait chuté de 75 % à 80 %.

Colin Fontaine, directeur scientifique de Vigie-Nature rappelle aussi que 80 % des plantes à fleurs de la planète se reproduisent grâce aux pollinisateurs, que certains participent au recyclage de la matière organique dans les sols – assurant ainsi leur fertilité –, que d’autres contrôlent les ravageurs des cultures et que la majorité d’entre eux forment le socle de la chaîne alimentaire des écosystèmes terrestres

Muséum national d’Histoire naturelle – « Bugs Matter »(Nouvelle fenêtre)