Tous les articles par Jacqueline Collard

L’institut de veille sanitaire (INVS) donne enfin des conseils aux utilisateurs de portable

Alors que depuis plus de dix ans les portables sont devenus pour la majorité des Français un outil indispensable à leurs yeux, que certains démontrent déjà des hypersensibilités notables avec l’accumulation des rayonnements électromagnétiques les autorités sanitaires pensent enfin à donner des conseils d’utilisation: nous vous invitons à les retrouver sur les sites indiqués*.

A l’issue du « Grenelle des ondes » organisé en 2009 par la ministre de la Santé, en collaboration avec la secrétaire d’État en charge de l’Écologie et la secrétaire d’État en charge de la prospective et de l’économie numérique, dix recommandations ont été émises.

Une d’elle porte sur l’information du grand public, via la mise en œuvre d’une campagne de communication, que l’Inpes lance le 13 décembre 2010 sur Internet et les plateformes mobiles.

L’objectif de ce dispositif est d’inciter les usagers de téléphones portables à réduire leur exposition aux ondes électromagnétiques en adoptant quelques gestes simples. La campagne se compose de deux films d’animation et de bannières diffusés sur Internet et renvoyant vers un mini-site d’information sur le « bon usage » du portable.

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Colloque Perturbateurs endocriniens: de plus en plus de suspicion

Ces substances sont suspectées de jouer un rôle dans la baisse de la fertilité humaine, comme d’ailleurs de déclencher d’innombrables maladies comme d’ailleurs les cancers hormonaux-dépendants: aussi n’est-il pas temps d’en limiter leurs utilisations et surtout de les réglementer, avant qu’il ne soit trop tard?

Telles étaient les interrogations confortées par les nombreuses études qui nous ont été présentées lors de colloque du 14 Septembre 2010 qui s’est tenu dans les locaux de l’Assemblée nationale à l’initiative du réseau environnement santé. De nombreux chercheurs et lanceurs d’alerte plaident donc pour une nouvelle approche de l’évaluation des risques sanitaires et environnementaux afin de promouvoir une réglementation de ces substances.

« Faut-il attendre 2031 et l’augmentation des cancers du sein pour décider d’agir ? » s’exclame Ana Soto, chercheur à l’université de Tufts (Boston, Etats-Unis), cette chercheuse faisant référence aux effets cancérogènes du bisphénol-A (BPA) observés chez le rat et la souris, mais non démontrés à ce jour chez l’homme, alors qu’il a fallu attendre 2006 pour observer les cancers du sein chez les femmes exposées au distilbène (un œstrogène de synthèse prescrit aux femmes enceintes dès 1940 et interdit en 1977 en France)», rappelle-t-elle.

A ce jour on considère qu’il existe près de 500 perturbateurs endocriniens (PE), des substances capables d’interférer avec le système hormonal.

Dans ces perturbateurs on compte les phtalates, le BPA, certains pesticides, des métaux lourds, des polluants organiques persistants (POP) comme les PCB et dioxines, des médicaments et les phytoestrogènes naturels comme le soja. Présentes à faibles doses dans l’environnement (eau, sol) et la chaîne alimentaire, ces molécules se retrouvent souvent dans le sang et l’urine humaines. Leurs impacts sur la faune sauvage, comme la féminisation des poissons, ont été largement démontrés.

En 1991 lors de la conférence de Wingspread aux USA a été soulevée pour la première fois l’hypothèse selon laquelle ils pourraient être à l’origine de certaines pathologies humaines. « Il fallait du courage pour lancer cette hypothèse, validée depuis par de nombreux articles scientifiques», souligne André Cicolella, président du RES.

De nombreuses études ont en effet montré des effets des PE sur des modèles animaux. « On est sûr des effets néfastes chez le rat et la souris, à des concentrations très faibles, mais il n’y pas encore de preuves chez l’homme. Ce sont toutefois des signaux d’alerte», indique Ana Soto.

« Il est difficile d’extrapoler à l’homme les résultats observés chez l’animal, rappelle cependant Patrick Fénichel endocrinologue à l’Inserm de Nice. La forte augmentation des cancers du sein, de la prostate et de la testicule, suggèrent néanmoins le rôle joué par les facteurs environnementaux », même si jusque là le lien entre exposition à un PE et un de ces types de cancers n’a encore pu être démontrée de façon certaine.

Les PE sont également suspectés de jouer un rôle dans la hausse des malformations génitales chez l’homme, dans les dysfonctionnements de l’intestin ainsi que dans certains troubles psychiatriques (dépression, anxiété).

Les chercheurs se heurtent néanmoins à des difficultés, comme l’évaluation de l’exposition passée (d’où la nécessité de développer des marqueurs prédictifs) et l’évaluation de l’effet « cocktail » des mélanges de substances.

Pour Ana Soto, « il ne s’agit plus d’un problème scientifique mais de politique de santé. On a besoin des législateurs pour changer de paradigme ». Un point de vue qui n’est pas consensuel dans la communauté scientifique.

Dans ce contexte le rapport et l’avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) sur les PE qui doit être publié avant la fin de l’année, est très attendu. « On touche aux limites du système actuel d’évaluation des risques », explique Gérard Lasfargues, directeur adjoint de l’Agence. Il propose de mettre en place de nouveaux schémas d’évaluation des risques, qui permettraient de recommander des mesures adaptées -de l’information à l’interdiction des  notion du principe de précaution car, face aux questions d’incertitudes, substances- en fonction de l’appréciation du risque. « Je revendique la notion du principe de précaution car, face aux questions d’incertitudes, le scientifique ne peut pas rester désengagé », affirme-t-il. L’interdiction du BPA dans les biberons, votée fin juin au Parlement, doit entrer en vigueur le 1er janvier 2011. Le gouvernement s’est également engagé à ouvrir un débat sur l’interdiction générale du BPA dès janvier 2011.

Sommet sur la Biodiversité à Nagoya, manque d’engagements

Le sommet sur la Biodiversité à Nagoya, qui vient de se tenir en octobre 2010 au Japon n’a montré que quelques avancées, beaucoup d’incertitudes et peu  de contraintes.

Cent quatre-vingt- treize pays ont ratifié à Nagoya un plan stratégique en 20 points permettant de freiner le rythme alarmant de la disparition des espèces pour 2020. Cependant on peut une nouvelle fois constater que les Etats-Unis ont encore refusé de ratifier ces accords.

Les négociations de Nagoya ouvrent de nouvelles potentialités de protections des espèces par l’augmentation des zones protégées terrestres de 17% et surtout par une forte augmentation de la protection des zones maritimes qui passent de 1% actuellement à 10%. Il faut  espèrer que cette mesure très importante sur les zones maritimes va remettre en question certains processus de négociation sur la pêche.

Toutefois les accords concernant les relations commerciales et scientifiques entre les pays du Sud qui possèdent une grande partie des ressources biologiques issues de la faune et de la flore et les pays du Nord qui possèdent les industries et qui déposent la quasi-totalité des brevets est une avancée majeure pour mettre fin à la biopiraterie mais  cependant plusieurs problèmes persistent malgré cette avancée : la rétroactivité n’a pas été reconnue.

Ce sont les agences nationales qui seront chargées de délivrer les autorisations de protection car le protocole réaffirme « le droit souverain des états sur leurs ressources naturelles ». De ce fait, les peuples indigènes estiment ne pas avoir été écoutés une fois encore puisque la question de la protection de leurs savoirs traditionnels est remise entre les mains des Etats.

De nombreuses failles restent perceptibles qui sont autant de « portes de sortie » pour ne pas respecter les engagements pris.

Les deux principales failles sont d’une part que cet accord n’est pas très contraignant et qu’aucune sanction ne soit prévue pour celui qui ne respecte pas ses engagements et, d’autre part, que le texte pourtant très technique comprend de nombreux passages pouvant faire l’objet d’interprétations différentes.

De plus, le financement des pays en voie de développement n’est pas très explicite et bien en deçà de ce qui avait été prévu. Si l’assurance que les fonds seront débloqués en 2012 une fois les objectifs identifiés a été certifiée, tout démontre que l’on compte sur des fonds qui ne semblent pas exister pour l’instant. En dehors des engagements bilatéraux de la Belgique et du Japon, la manière dont sera financée les mesures adoptées reste très floue.

La France a consenti à verser 500 millions d’euros par an à partir de 2013. Ces fonds seraient pris sur l’aide publique au développement qui est, avec 100 millions aujourd’hui, très inférieur aux engagements pris à Rio en 1992.

On peut donc en conclure que les décisions prises à Nagoya ne sont pas à la hauteur des enjeux qui sont pourtant de plus en plus urgents. Cependant, ces mesures auront toutefois permis de consolider l’ONU à quelques mois de Cancun

Surmortalité des abeilles vigiles de la biodiversité : pourquoi ?

Quelle est la cause de la surmortalité des abeilles sauvages et domestiques qui, partout dans le monde, menacent la biodiversité et la sécurité alimentaire de l’humanité ? Article du Monde d’Aout 2010

Pour répondre à cette question, les autorités anglaises et écossaises viennent de lancer un programme d’une envergure sans précédent. Un cheptel menacé partout dans le monde.

Une perte de 10 % du cheptel par saison est considérée comme normal chez les abeilles domestiques. Aux Etats-Unis et au Canada, cette proportion atteint en moyenne 30 % et peut être beaucoup plus importante localement. En Europe, le pourcentage de perte varie de 10 % à 30 %. Au Moyen-Orient, les mortalités représentent environ 20 % du cheptel en Jordanie et au Liban, et vont de 22 % à 80 % selon les régions étudiées en Syrie et en Irak. Des surmortalités se produisent aussi au Japon, en Argentine et au Brésil, mais elles ne sont pas quantifiées.

Rassemblés sous l’intitulé « Initiative pour les insectes pollinisateurs« , neuf projets de recherche, qui bénéficieront d’un financement de 12 millions d’euros sur trois ans, tenteront d’apporter des réponses. « L’enjeu est à la fois de protéger la biodiversité – de nombreuses espèces sauvages dépendant de la pollinisation -, et les cultures alimentaires, en particulier les fruits et légumes, explique Andrew Watkinson, directeur du partenariat Living with Environmental Change, qui chapeaute les recherches menées par les gouvernements du Royaume-Uni. On voit déjà les conséquences du manque de pollinisateurs en Angleterre : les producteurs de pommes doivent ainsi importer des abeilles. »

Un tiers de l’alimentation mondiale dépend de la pollinisation par les insectes. Le programme a été suscité par les parlementaires britanniques, alertés par des apiculteurs. Il est financé par des fonds publics et le Welcome Trust, une fondation privée.

IMPACT DES PESTICIDES Pour expliquer cette surmortalité, la communauté scientifique parle aujourd’hui de causes « multifactorielles », et d’interactions possibles entre les divers facteurs : maladies, parasites, exposition aux pesticides, raréfaction de la nourriture des insectes due à l’uniformisation des cultures, appauvrissement génétique des reines… Les programmes lancés en Grande-Bretagne exploreront ces diverses pistes : rôle du parasite Varroa destructor – surnommé le « vampire de l’abeille » – dans la propagation des virus, impact des modifications du paysage et des changements dans l’environnement, fonctionnement des abeilles en ville…

L’un d’eux, dirigé par le neurologue Christopher Connolly, de l’université de Dundee (Ecosse), sera consacré aux incidences des pesticides. « Ils affectent les connexions neuronales des insectes, explique M. Connolly. A haute dose, ils entraînent la mort, mais l’exposition chronique à de faibles doses peut aussi provoquer des changements plus ténus, comme la perte du sens de l’orientation, la diminution de la capacité d’apprendre et de communiquer. » Jusqu’à présent, de tels impacts ont été mis en évidence en laboratoire, mais jamais en conditions réelles, en plein champ. L’équipe du professeur Connolly travaillera sur les deux plans. Elle tentera de mettre en évidence les effets d’un ou de plusieurs pesticides sur l’activité cérébrale des abeilles au niveau cellulaire. « Nous nous focaliserons sur l’impact combiné de plusieurs pesticides, poursuit M. Connolly. Ils peuvent ne pas avoir d’effets isolément, mais être délétères quand ils agissent en synergie. » Les pesticides de traitement des cultures, mais aussi ceux qui sont utilisés par les apiculteurs pour éradiquer les parasites dans les ruches, seront testés. L’évolution des capacités d’apprentissage d’abeilles exposées à des produits chimiques sera également évaluée en laboratoire. Enfin, volet le plus spectaculaire de la recherche, les abeilles de trois ruches en plein champ seront équipées de puce de radio-identification (RFID), qui permettront de suivre la trace de chaque insecte.

Il s’agit de résoudre l’une des difficultés majeures dans l’identification des causes de surmortalité : dans de nombreux cas, les abeilles ne meurent pas près de la ruche, mais disparaissent. Les insectes seront également régulièrement pesés, afin de déterminer s’ils ramènent la même quantité de nourriture que dans des ruches témoins. Quelque 16 000 abeilles au total seront équipées de puce RFID. Ce programme, mené en collaboration avec des apiculteurs écossais, doit durer trois ans.

Gaëlle Dupont Article paru dans l’édition du 01.08.10

Des personnes hyperélectrosensibles réfugiées dans une forêt domaniale de la Drôme

Communiqué de Presse de la part du groupe: Une terre pour les EHS – 08 10 2010

Une expulsion imminente avec recours à la force publique des Électro Hyper Sensibles est prévue prochainement de leur refuge Drômois. Depuis plus de 3 mois un groupe de personnes dites Électro Hyper Sensibles (EHS) ne sachant où se réfugier pour vivre dans un environnement non pollué par les Champs ÉlectroMagnétiques occupe un des parkings de la forêt de Saoû situés dans la Drôme.

L’EHS est un état qui génère des pathologies biologiques, voire sanitaires sur les personnes, il est reconnue par l’OMS, mais pas encore par la France.Cet état est une des conséquences des effets sur le métabolisme humain de la nouvelle pollution environnementale provoquée notamment par tous les rayonnements électromagnétiques artificiels micro-ondes des Radio Fréquences (appareils dits sans fil).

Les études scientifiques constatent une forte progression de l’EHS qui impacte en premier les personnes dites en état de faiblesse, telles que les personnes âgées, les malades, notamment les diabétiques, ainsi que les enfants.

Dans un document de 196 pages l’OMS déclare que « La sensibilité vis-à-vis des champs électromagnétiques a reçu la dénomination générale d’Hyper Sensibilité Electromagnétique » ou EHS. Elle comprend des symptômes exprimés par le système nerveux comme les maux de tête, la fatigue, le stress, les troubles du sommeil, des symptômes cutanés comme des picotements, des sensations de brûlure, des démangeaisons, des douleurs et des crampes musculaires ainsi que beaucoup d’autres problèmes de santé.

Quelles que soient les causes, la sensibilité électromagnétique est un problème invalidant pour les personnes qui en sont affectées, alors que le niveau de Champs ÉlectroMagnétiques dans leur environnement n’est habituellement pas plus élevé que celui rencontré dans le cadre de vie normal ». A ce jour en turnover plus d’une centaine d’EHS sont allés se ressourcer dans cette forêt ouverte au public, propriété du Conseil Général qui y autorise une très forte pratique de la chasse en mettant des commodités et des installations bâties à disposition des chasseurs. Néanmoins Didier Guillaume président du Conseil Général de la Drôme ne voit pas d’un très bon oeil cette immixtion d’un groupe d’EHS sur « ces terres » puisqu’il a initié une procédure judiciaire de Référé dont l’ordonnance rendue le 30 juillet 2010, même si elle le déboute de tout dédommagement et astreinte ordonne aux EHS (sic) « de libérer les lieux dans un délais de 5 semaines à compter de la signification de la présente décision ».

Philippe Tribaudeau un des coordinateur du Collectif « Une terre pour les EHS » initiateur de cette action a déclaré : « C’est un jugement qui va faire le moins de vagues possibles, un jugement creux qui n’aborde d’aucune manière l’essentiel da la problématique : où aller pour survivre ? » Le paradoxe dans cette affaire étant que la personne en charge de ce dossier environnemental au Conseil Général n’est autre que son vice-président Patrick Royannez, un Vert qui a remplacé au pied levé Michèle Rivasi suite à son élection comme députée au parlement Européen. Ce lundi 4 octobre dans une interview pour la chaîne de télévision Canal Plus il a réaffirmé « qu’il compatissait à la souffrance des EHS, mais que cette question n’est pas des compétences du Conseil Général, mais du Ministère de la Santé d’où l’action d’expulsion engagée à l’encontre des EHS pour occupation illégale d’un domaine privé ». Dans ses extériorisations il est surprenant d’entendre Patrick Royannez qui évoque et oppose aux EHS la stricte protection de l’espace naturel sensible de la forêt de Saoû, alors qu’en réalité il autorise les 4 x 4 des chasseurs qui disposent des clefs des barrières à sillonner de long en large les pistes de la forêt de Saoû totalement interdite à toute circulation, un comble ! Pire, les chiens sont même équipés de colliers radio-émetteurs de localisation avec antennes extérieures.

Qu’en est-il du devenir de la protection des personnes Électro Hyper Sensibles qui résident à la forêt de Saoû ? Concrètement, Didier Guillaume qui avait dans un premier temps joué la carte du pourrissement de l’action vient subitement de changer de stratégie face à la pérennisation de l’action, on suppose sous la pression des chasseurs puisque le 7 octobre 2010 au petit matin les EHS présents à la forêt de Saoû, qui sont semble-t-il devenus des gêneurs, ont eu la désagréable surprise de se voir signifier un commandement d’expulsion pour le 12 octobre 2010 à minuit avec recours à la force publique si nécessaire.

Coté Ministère de la Santé, afin de trouver une solution de sortie de crise une réunion a eu lieu sur cette affaire à la Direction Générale de la Santé le mercredi 1er septembre 2010 avec les représentants des EHS et les principaux intervenants des autorités de santé Françaises (AFFSET, ARS, INVS, DASS) ainsi que le représentant de la Préfecture de la Drôme.

C’est le Pr Dominique Choudat de l’hôpital Cochin qui a en charge le dossier EHS au niveau national dans le cadre du Grenelle de l’environnement. Lors de cette réunion il a fait un état des avancées en expliquant que « l’élaboration du protocole de prise en charge des EHS est toujours en cours en concertation avec l’INRIS et l’Institut de Santé de Lausanne, il devrait être achevé en principe en fin d’année avec les premières consultations des EHS dans 24 centre nationaux qui devraient durer 2 ans, plus une à deux années d’analyses de résultats nécessaires à l’élaboration de « l’étude pilote multicentrique totalement indépendante ». Parallèlement des consultations sont engagées au niveau national avec les réseaux des pathologies professionnelles.

« En tout état de cause il reste beaucoup d’étapes à mettre en place avant l’accès aux consultations médicales standardisées sur tout le territoire français afin d’avoir les mêmes données pour les analyses » a conclu le Pr Dominique Choudat.

Pour les représentants des EHS initiateurs de l’action d’occupation de la forêt de Saoû qui souhaitent la création dans chaque département français d’une Zone Refuge (sans irradiation) destinée au ressourcement des EHS, il n’est plus possible d’attendre face aux pathologies, au désarroi et à la souffrance endurée par de plus en plus de personnes atteintes d’EHS. Face à cette expulsion imminente, les EHS ont écrit au Préfet de la Drôme représentant l’État : »les autorités ne laissent aucun choix aux EHS pour leur survie, en conséquence ils n’opposeront aucune violence à leur expulsion, mais ils partiront que sous la pression de la force publique ». Ils rajoutent que « Cela rappelle les heures sombres de notre histoire lorsque pendant plusieurs années les autorités ont expulsé d’autres personnes classées indésirables sans se poser des questions sur leur devenir ».

Pour Serge Sargentini, coordinateur de l’Organisation Next-up qui diffuse mondialement l’information sur les Champs ÉlectroMagnétiques : « Cette expulsion ne résout en rien le problème, puisque les EHS, traités comme des parias, n’ayant aucun choix pour survivre iront s’installer en convoi un peu plus loin dans une autre zone éligible (sans rayonnement) évidemment classée aussi site naturel protégé, mais avec des conditions de vie plus difficiles puisque en moyenne altitude et se laisseront enfermer dans les neiges pour l’hiver ». Il n’en reste pas moins que les EHS mettent en garde le Préfet de la Drôme notamment sur l’aspect sanitaire inhérent à cette expulsion à hauts risques. En effet les EHS présents à Saoû possèdent « des certificats médicaux, exemples [1] [2] signés par des médecins qui attestent explicitement leur état de santé », en conséquence ils attirent l’attention du Préfet, responsable de la force publique « sur l’extrême vulnérabilité de certains (es) d’entre eux qui ne supportent physiquement aucun appareil émettant des rayonnements de Radio Fréquences dans une zone proche sous risques de pathologies et d’effets sanitaires graves ». Ils demandent explicitement à ce que les forces de l’ordre n’utilisent pas de matériel de transmission durant l’opération d’expulsion et la présence d’une unité médicale mobile afin d’assurer la sécurité. « Pour beaucoup, leurs déplacements doivent avoir lieu dans des véhicules spéciaux aménagés contre les rayonnements des CEM artificiels Hautes Fréquences micro-ondes même de très faibles niveau sous peine d’atteinte à la vie de la personne. Ceci est clairement stipulé sur les certificats médicaux, c’est ce qui est le cas pour la majorité des EHS présents à Saoû ». Les EHS considèrent aussi « comme corresponsables les politiques qui ont initié une telle expulsion sans proposer dans le cadre de leurs fonctions et prérogatives une solution alternative à cette problématique environnementale émergeante de santé publique ».

Ils rappellent que la Charte de l’Environnement qui a valeur constitutionnelle confirme un droit légitime dans son article 1 : « Tout homme a droit à un environnement sain et respectueux de sa santé » Didier Guillaume, président du Conseil Général a initié une exposition sur l’histoire de la forêt de Saoû, en préambule ont peut y lire : « La forêt de Saoû a toujours été un refuge (ndlr : huguenots) et un lieu de résistance pour les hommes » …