Tous les articles par Jacqueline Collard

Un rapport de l’UICN pour mieux comprendre le principe « ONE Health »

Ce document vise à mieux faire connaître et à clarifier l’approche « Une seule santé », qui met en lumière les liens étroits entre la santé humaine, la santé animale et la santé des écosystèmes, dans un contexte de défis sanitaires et environnementaux croissants.

Le rapport propose une présentation pédagogique du concept, de ses principaux enjeux et de son intérêt pour l’action publique et les initiatives de terrain. Il constitue une étape importante avant la publication prochaine d’une brochure de synthèse mise en forme, prévue pour les mois de février–mars.

En 1946, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait définit la santé en ces termes :
« La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.

L’idée selon laquelle la santé des êtres humains, la santé des espèces animales, végétales et des micro-organismes dans toute leur diversité sont interdépendantes n’est pourtant pas nouvelle et a progressivement fait son apparition à l’échelle internationale. Par exemple, la Conférence de l’Unesco sur la biosphère de 1968 soulignait :
« L’homme fait partie intégrante de la plupart des écosystèmes, non seulement influençant mais subissant l’influence ; sa santé physique et mentale, présente et future, est intimement liée aux systèmes dynamiques des éléments, des forces et des processus naturels qui interagissent avec la biosphère et incluant également la culture de l’homme »

C’est ainsi que naquit en 2000 l’approche One Health autrement dit le concept une seule santé.

Cette approche est désormais promue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’UICN et de nombreuses autres instances internationales telles que le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA).

https://uicn.fr/wp-content/uploads/2026/01/Rapport_Comprendre-le-concept-Une-seule-sante.pdf

L’ANSES a publié son rapport sur les usages des réseaux sociaux numériques et la santé des adolescents

Demandée en 2019 puis analysée par un comité d’experts elle a pour vocation d’ éclairer l’ensemble des acteurs de la société sur les comportements spécifiques aux adolescents sur cette utilisation effrénée qu’il déploie.
Cette expertise, vise à contribuer à la protection de cette population, a pour objectifs de :
• caractériser le fonctionnement des réseaux sociaux numériques et leurs usages ;
• expliciter les spécificités de la population adolescente étudiée au sein de cette
expertise et les enjeux associés ;
• décrire les usages des réseaux sociaux numériques par les adolescents ;
• dresser le contexte réglementaire et institutionnel associé ;
• décrire les effets sur la santé de certaines pratiques particulières ;
• analyser les risques pour la santé liés aux usages des réseaux sociaux numériques
par les adolescents ;
• formuler des recommandations visant à protéger la santé des adolescents.
Les usages des réseaux sociaux numériques sont principalement appréhendés, dans la
littérature scientifique, par la quantification du temps d’utilisation. Cette dernière est pertinente lorsqu’il s’agit d’étudier certains effets sanitaires des réseaux sociaux numériques comme par exemple leur lien avec le sommeil. Toutefois, plus que le temps d’utilisation, la nature des contenus consultés, la notion d’engagement émotionnel dans les réseaux, notamment, sont importants à considérer pour évaluer les effets des réseaux sociaux numériques sur la santé.
Les réseaux comme TikTok, Snapchat ou encore Instagram, devenus omniprésents dans la vie des adolescents, nuisent gravement à leur santé mentale, a alerté au début du mois l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Les risques listés sont nombreux, entre cyberharcèlement, comparaison permanente ou exposition à des contenus violents. Également pointés: les systèmes de captation de l’attention, au détriment du sommeil.
Le Comité d’experts  souligne l’importance d’élaborer des règles d’usage des réseaux sociaux en impliquant les adolescents, afin de faciliter leur adhésion, renforcer leur responsabilité et assurer la crédibilité des repères ainsi coconstruits (par exemple, faire appel à leur expérience concernant leurs usages, bénéficier de leurs idées sur les règles d’encadrement, etc.).
L’efficacité des actions de régulation de l’usage des réseaux sociaux par les adolescents nécessite que les adultes respectent eux-mêmes les règles conjointement promues.

Les priorités de l’Inrae dévoilées pour un programme 2025- 2030

l’INRAE lance « 15 défis Recherche et Innovation », dont plusieurs dans les champs qui nous concernent.

La Recherche et l’Innovation s’inscrivent pleinement dans les priorités scientifiques d’INRAE 2030. Ils ciblent des enjeux scientifiques et sociétaux majeurs, avec une ambition d’impact à court et moyen terme, et seront conduits avec nos partenaires de l’écosystème recherche et développement en France et à l’international, pour et avec les acteurs socio-économiques concernés.

Construits de manière interdisciplinaire, ces défis mobilisent les expertises des 14 départements scientifiques d’INRAE, en articulation étroite avec les instituts techniques agricoles et tous les acteurs de terrain. Organisés en mode projet, ils reposent sur des objectifs clairement identifiés, des livrables précis et une volonté affirmée de renforcer le passage des connaissances aux solutions.

Ils couvrent notamment :

  • l’adaptation des agricultures et des forêts au changement climatique,
  • la gestion durable des ressources en eau, des sols et de la biodiversité,
  • la transition des systèmes agricoles et alimentaires vers des modèles bas-carbone,
  • la santé animale et humaine dans une approche « une seule santé »,
  • la bioéconomie et les biotechnologies,
  • le numérique et l’intelligence artificielle au service des transitions.

Face à l’accélération des crises climatiques, agricoles, sanitaires et environnementales, et à l’urgence de transformations profondes des systèmes agricoles, alimentaires et forestiers, INRAE franchit une nouvelle étape dans le déploiement de sa stratégie scientifique à l’horizon 2030. Philippe Mauguin, PDG d’INRAE, et Carole Caranta, DG déléguée Science et Innovation, annoncent le lancement de 15 défis “Recherche et Innovation” à l’occasion de l’ajustement à mi-parcours de la stratégie scientifique de l’institut. Objectif : produire sur une série d’enjeux prioritaires, d’ici 3 à 5 ans, des solutions concrètes et mobilisables par les acteurs socio-économiques, les filières et les pouvoirs publics.

En complément : Priorités INRAE 2025-2030 : lancement de 15 défis « Recherche et Innovation » | INRAE

Où en est-on de l’application du bio dans les cantines ?

En 2023 au niveau national, seules 7 % des cantines scolaires respecteraient le seuil des 20 % de bio introduit par la loi Égalim, selon l’Agence bio.

L’association Agir pour l’environnement a publié le 22 janvier le tout premier palmarès des cantines bios. Elle a analysé 97 villes de France hexagonale, évaluant la part d’alimentation issue de l’agriculture biologique servie dans les cantines des écoles primaires.

Malgré l’obligation légale imposant aux collectivités de servir au moins 20 % de produits issus de l’agriculture biologique en restauration collective depuis le 1er janvier 2022, 64 villes-préfectures respectent la loi, mais 19 n’atteignent pas le seuil légal.

L’association Agir pour l’environnement dévoile LE TOUT PREMIER PALMARÈS des 97 villes-préfectures de France hexagonale évaluant la part d’alimentation issue de l’agriculture biologique servie dans les cantines des écoles primaires. Réalisée sur plus de sept mois, cette enquête met à l’honneur les villes de Saint-Étienne, Périgueux et Bordeaux, tandis que Mâcon, Orléans et Tarbes ferment la marche du classement.

Le taux de bio peut varier de l’excellent au pire dans deux départements proches (Saint-Étienne et Lyon, aux taux élevés, voisinent avec Le-Puy-en-Velay et Mâcon qui sont parmi les mauvais élèves), et n’est pas non plus corrélé à la taille des villes. L’engagement dans la transition biologique de l’alimentation n’est donc pas lié à des facteurs géographiques, mais bien avant tout politiques

Palmarès des cantines bio

Le traité de la haute mer entre en vigueur au 17 janvier 2026

Le traité sur la protection de la biodiversité en haute mer  (BBNJ) entre en vigueur dés le 17 janvier 2026, après avoir atteint le nombre de ratifications requis ( 60) , marquant une avancée historique pour l’océan et le multilatéralisme. Après deux décennies de pourparlers ayant débuté en 2004, les États membres de l’Organisation des Nations unies (ONU) avait adopté, le 19 juin 2023, l’accord sur le Traité international de protection de la haute mer.

Officiellement connu sous le nom d‘Accord sur la biodiversité au-delà des juridictions nationales (BBNJ), ce traité des Nations Unies, juridiquement contraignant, couvre les zones océaniques situées au-delà des eaux territoriales (la « haute mer ») et les fonds marins internationaux. Ces régions représentent plus des deux tiers de la surface des océans et plus de 90 % du volume total des habitats sur la Terre. Cela s’explique par la profondeur des océans, la majeure partie de l’espace vital sur Terre se trouvant sous l’eau.

La haute mer représente en effet : 60% de la surface des océans et près de la moitié de la surface du globe.

Ce traité est également un premier instrument juridique contraignant relatif aux océans pour prévoir une gouvernance océanique inclusive, avec des dispositions concernant la participation des peuples autochtones et des communautés locales, ainsi que l’équilibre entre les sexes.

L’enjeu du traité est d’atteindre les objectifs et les cibles liés aux océans du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal, issu de la COP15.

Adopté le 19 juin 2023 par les 193 membres de l’Organisation des Nations unies (ONU), le traité sur la haute mer porte en particulier sur :

  • la protection du milieu marin au delà des frontières ;
  • la lutte contre la pollution chimique et les déchets plastiques en haute mer ;
  • la gestion plus durable des stocks de poissons ;
  • le problème de la hausse des températures des océans et de l’acidification des eaux marines.