Tous les articles par Jacqueline Collard

Annulation par le Conseil d’Etat de l’arrêté de Mai 2017 sur l’utilisation des pesticides

Le Conseil d’État vient d’annuler en partie l’arrêté de mai 2017 régissant les conditions d’utilisation des pesticides. « Générations futures », « Eau et rivières de Bretagne » et l’union syndicale « Solidaires »avaient porter ce recours. La conclusion du Conseil d’état reconnaît donc les manquements.

Le texte ne protégeait pas assez la santé publique et l’environnement en effet il ne prévoyait aucune disposition pour protéger les riverains des champs traités des aspersions de pesticides et présentait des failles pour les interdictions de traitement des zones enherbées destinées à protéger les rivières.Étaient oubliées aussi les mesures de protection  concernant  certains lieux fréquentés par des personnes vulnérables, tels les aires de jeu destinées aux enfants en bas âge, les établissements de santé, les maisons de retraite et les espaces de loisirs ouverts au public ».

Autre motif de grief, si l’arrêté prévoyait bien une protection des cours d’eau par interdiction de traitement par pulvérisation ou poudrage, il faisait sortir du champ d’application l’épandage de granulés ou l’injection des produits dans le sol alors que les risques de pollution par lessivage des champs par la pluie sont avérés. Enfin, l’arrêté instaurait une période de retour dans la zone traitée après le traitement chimique uniquement dans les cas où le champ était couvert d’une végétation et en excluait les traitements sur sol nu.

L’arrêté publié le 4 mai 2017

Le Conseil d’État a annulé l’arrêté

Le Haut conseil du climat (HCC) a rendu un rapport peu élogieux

Le HCC, composé de onze experts reconnus,  salue la décision du pays d’inscrire dans la loi un objectif de neutralité carbone en 2050 (impliquant que la France n’émette pas plus de gaz à effet de serre que ses «puits» — sols, forêts… — ne peuvent en absorber)

Le Haut conseil pour le climat (HCC) a rendu un premier rapport dans lequel il juge l’action de la France insuffisante dans sa politique de lutte contre le réchauffement climatique «Objectifs ambitieux» mais «actions insuffisantes», «dispositifs trop faibles»… tels sont les propos que l’on peut retenir. Les 10 experts du Haut conseil pour le climat (HCC) fustigent le manque de volonté du gouvernement d’atteindre les objectifs que s’est fixés la France en matière de baisse des émissions de gaz à effet de serre (GES).

«Les actions engagées restent insuffisantes, alors que l’ensemble des politiques climatiques devrait dès maintenant être renforcé», le rythme actuel étant notoirement insuffisant.

Les engagements de la France ont peu de chance d’être tenus», explique sa présidente, la climatologue Corinne Le Quéré. «Tant que l’action en réponse au changement climatique restera à la périphérie des politiques publiques, la France n’aura aucune chance d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Pour cela il faut que les mesures pour réduire les émissions deviennent une priorité nationale, au cœur des décisions des acteurs publics et privés», souligne la scientifique, co-auteur de trois rapports du Giec.

Avec 137 Mt équivalent CO2 (MtCO2e) émis en 2018, les transports sont les principaux émetteurs de GES français ; devant l’agriculture (86 MtCO2e), les bâtiments (84 MtCO2e) et l’industrie (79 MtCO2e). En 2015, l’empreinte carbone de chaque Français était évaluée à 6,6 tonnes de GES par an ; près du double (11 t) en intégrant les émissions imputables aux produits importés.«Les émissions du secteur des transports n’ont pas baissé depuis 10 ans. L’amélioration des performances des bâtiments, notamment en terme de chauffage, reste insuffisante. Les émissions de l’agriculture n’ont pas baissé autant que prévu», résume la climatologue franco-canadienne.

Mettre le climat au coeur de l’action publique tient désormais de l’urgence : la canicule qui sévit sur une grande partie de la France est là pour nous le rappeler!

rapport: diagnostic présenté au 1er Ministre intitulé «Agir en cohérence avec les ambitions»

https://www.hautconseilclimat.fr/rapport-2019/

L’Anses présente les repères nutritionnels dans le cadre du PNNS

L’Anses a publié  quatre avis d’expertise sur la nutrition de la population en fonction des âges et propose des repères alimentaires adaptés à leurs spécificités en complément des repères de 2017 élaborés pour la population générale adulte. Ces repères constituent les bases scientifiques qui permettront la mise en place de mesures de santé publique afin de garantir une nutrition de qualité pour prévenir certaines maladies chroniques. Par des travaux à venir du Haut Conseil de la santé publique et de Santé publique France, les repères de l’Anses seront traduits en recommandations puis en messages sanitaires adaptés à chaque catégorie de population afin de permettre leur diffusion et leur appropriation.

Nous vous transmettons les communiqués de presse correspondants suivant les particularités:Les nourrissons, les enfants et adolescents, les femmes enceintes et allaitantes, les femmes ménopausées et les personnes âgées présentent des spécificités physiologiques qui justifient une alimentation adaptée.

les 4 avis associés :

Une canicule est annoncée, comment se protéger ?

Un épisode de canicule intense, qui durera entre cinq et sept jours, est attendu à partir de ce jour, lundi 24 juin sur la majeure partie du pays, à l’exception de la Bretagne.

La durée du jour est à son apogée au mois de juin, ce qui rend difficile le rafraîchissement nocturne. Le phénomène est amplifié dans les grandes agglomérations où les surfaces minérales (bâtiments, chaussée…) emmagasinent l’énergie et créent des îlots de chaleur urbaine. Ce qui explique notre engagement de participation à plusieurs plans climat air énergie territoriaux .

Il est possible de rester au frais sans abuser de la climatisation, qui représente 10 % de la consommation électrique mondiale,  selon l’Agence internationale de l’énergie. Pollueuse, elle rejette des fluides frigorigènes qui sont un puissant gaz à effet de serre. Calorifique, elle est en partie responsable de la « surchauffe urbaine », en augmentant à elle seule de 1 à 1,5 degré la température en ville par rapport à celle de la campagne environnante – le différentiel total pouvant atteindre huit degrés en cas de canicule.

En bref, évitez tout contact avec les rayonnements solaires et ne faites pas rentrer l’air chaud extérieur dans votre maison ou votre appartement.

En cas de forte chaleur, il faut absolument éviter les boissons alcoolisées qui favorisent la déshydratation, les boissons à base de caféine (cafés, thé, colas) et les boissons très sucrées (diurétiques).

Quelques conseils pratiques recommandés en particulier en présence de personnes fragiles :

  • Buvez régulièrement de l’eau sans attendre d’avoir soif »
  • Évitez les efforts physiques
  • Évitez de sortir aux heures les plus chaudes
  • Fermez vos volets, Fermez vos rideaux ou stores, Fermez vos fenêtres
  • Ainsi quand il fait très chaud, évitez de cuisiner pour le déjeuner et mangez froid
  • Mangez léger et frais ! Une salade, des fruits, des légumes, un yaourt… sont si agréables les jours de canicule mais  Mangez en quantité suffisante et ne buvez pas d’alcool
  •  Maintenez votre logement frais (fermez fenêtres et volets la journée, ouvrez-les le soir et la nuit s’il fait plus frais)
  • Créez des courants d’air pour faire circuler l’air intérieur (en ouvrant quelques portes et fenêtres la nuit)
  • N’oubliez pas aussi la douche ou le bain. Quand on se sent oppressé par la chaleur, une bonne douche tiède voire fraîche, et c’est reparti ! Vous pouvez aussi vous mouiller seulement la nuque, le visage, les avant-bras, etc. Un bain de pieds est aussi une excellente solution pour se rafraîchir.
  • Si vous devez prendre la route, prenez de l’eau et un brumisateur, faites des pauses régulières pour vous rafraîchir.
  • Pour vous renseigner sur la situation météorologique, rendez-vous sur http://vigilance.meteofrance.com.

Des vies sauvées par une diminution des particules fines

Les particules fines sont un indicateur indirect courant de la pollution de l’air et affectent plus de personnes que n’importe quel autre polluant, d’après l’OMS. Les PM10, dont le diamètre n’excède pas 10 micromètres (10 millionièmes de mètre) peuvent pénétrer et se loger profondément à l’intérieur des poumons. Mais les PM2,5, plus petites encore, peuvent franchir la barrière pulmonaire et entrer dans la circulation sanguine.

Or une nouvelle étude émanant  de récents travaux de l’Inserm, du CNRS, de l’Inra, d’Atmo Auvergne Rhône-Alpes et de l’Université Grenoble Alpes nous montre qu’Il faudrait baisser le niveau moyen de particules fines d’au moins 3 μg/m3 en moyenne pour baisser d’un tiers la mortalité qui leur est attribuée, elle est parue dans la revue Environment International,   

Il est d’autant plus intéressant d’arriver à ces valeurs d’autant qu’elles restent supérieures aux normes OMS ( 10µg/m3) et pourtant d’un intérêt significatif.

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0160412019300157?via%3Dihub#bb0195

Valeurs recommandées OMS

Matières particulaires fines (PM2.5) Normes recommandées Europe  17µg/m3

10 μg/m3 moyenne annuelle
25 μg/m3 moyenne sur 24 heures

Matières particulaires grossières (PM10) Normes recommandées Europe  28µg/m3

20 μg/m3 moyenne annuelle
50 μg/m3 moyenne sur 24 heures