Tous les articles par Jacqueline Collard

L’étiquetage de la provenance du lait n’est plus obligatoire

Un décret du 19 août 2016, avait  rendu obligatoire, à titre expérimental, l’indication de l’origine du lait ainsi que du lait et des viandes utilisées comme ingrédient dans des denrées alimentaires préemballées, pour la période allant du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2018 », cette période d’expérimentation avait été  prorogée par décrets jusqu’au 31 décembre 2021. Or en ce 12 mars , le Conseil d’État a annulé le décret gouvernemental qui avait imposé l’étiquetage de l’origine du lait, le jugeant illégal, après une requête en ce sens du géant laitier français Lactalis.

Le groupe Lactalis avait demandé l’annulation de cette obligation en soutenant qu’elle était contraire au règlement du 25 octobre 2011 du Parlement européen et du Conseil de l’Union européenne concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires, a indiqué le Conseil d’État.

« Interrogée par le Conseil d’État, la CJUE a jugé le 1er octobre 2020 que, en application de ce règlement, les États membres peuvent imposer un tel étiquetage au nom de la protection des consommateurs à deux conditions » : d’une part, « que la majorité des consommateurs attache une importance significative à cette information » et d’autre part qu’il existe un « lien avéré entre certaines propriétés d’une denrée alimentaire et son origine ou sa provenance », a indiqué le Conseil d’Etat. Or l’administration n’a pas démontré de lien entre origine géographique et propriétés du lait, ce qui a conduit à  la décision précitée.

Une interview sur la santé environnementale

Inattendue mais oh combien intéressante :

une fois n’est pas coutume : nous vous livrons cette interview d’un de nos adhérents médecin qui témoigne avec réalisme de la transversalité de la santé environnementale :

http://www.laradioplus.com/news/locales/83449/un-environnement-sain-cle-d-une-meilleure-sante

11 mars 2011, il y a 10 ans, c’était la catastrophe de Fukushima

Il y a 10 ans au Japon : un accident majeur survenait à la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, à la suite d’un tremblement de terre et d’un tsunami. Des citoyens japonais s’organisaient pour comprendre les impacts sanitaires et tenter de mieux assurer leur propre protection en dépit des discours rassurants des autorités.

La CRIIRAD s’était alors rapidement mobilisée afin de les soutenir. Mais les impacts d’une telle catastrophe sont durables. Quelles réalités font suite à une telle contamination ? A quels enjeux la population japonaise est-elle confrontée ? La CRIIRAD réunit 7 experts japonais et français afin d’analyser la situation de 2021 et de répondre aux questions des internautes.

Nous avions rendez-vous le 6 mars 2021 entre 11h et 13h, puis de 14h à 15h30, pour suivre ce webinaire « Fukushima 10 ans : quelles réalités ? »  avec 7 experts du nucléaire japonais qui nous témoignaient de la situation au Japon

Film Invisibles retombées

Les catastrophes nucléaires comme celles de Tchernobyl et de Fukushima entrainent des rejets massifs de substances radioactives dans l’environnement et une c…

https://www.youtube.com/playlist?list=PL3IbOGKW-BxbaokXV_OmxjTG0AClwsSf9

 

 

japonais qui nous témoignaient de la situation au Japon

Aprés le bisphénol A c’est au tour du B d’être identifié perturbateur endocrinien

Utilisé dans certains pays hors Union européenne comme alternative au bisphénol A, substance dont le caractère perturbateur endocrinien est aujourd’hui largement reconnu, le bisphénol B présente des propriétés endocriniennes similaires à cette substance, voire légèrement plus prononcées. Suite à la mise en évidence de ces propriétés, l’Anses propose d’identifier le bisphénol B en tant que substance extrêmement préoccupante dans le Règlement européen REACH, à l’instar du bisphénol A.

Cette classification vise à éviter les utilisations industrielles de cette substance chimique sur le continent européen en remplacement du bisphénol A, et à obliger les importateurs d’articles de consommation à déclarer sa présence dès qu’il dépasse un seuil de 0.1% dans leur composition.

Dans le cadre de la Stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens, l’Anses a évalué le potentiel de perturbation endocrinienne du bisphénol B. Sur la base des données scientifiques disponibles, l’Anses a établi que cette substance remplit tous les critères de danger pour être définie en tant que perturbateur endocrinien selon la définition de l’OMS et les recommandations de 2013 de la Commission européenne, à savoir :

Le lien entre tumeurs cérébrales et pesticides reconnu

L’association Phyto victimes obtient une reconnaissance satisfaisante dans une procédure pour 2 agriculteurs décédés en 2020 : en effet le 23 février, les tumeurs cérébrales de ces deux agriculteurs ont été reconnues maladies professionnelles. Des données épidémiologiques ont montré un lien entre leur pathologie et leur forte exposition à certains pesticides.

C’est une avancée pour toutes les victimes. La décision judiciaire est un premier pas vers la reconnaissance officielle du lien entre l’exposition aux pesticides et l’apparition de tumeurs cérébrales. Pour aider les nombreuses victimes il est nécessaire d’ améliorer les connaissances de ces liens pour le monde médical et indiquer aux victimes de se rendre dans des centres de consultation en pathologie professionnelle, qui existent dans chaque région, pour les aider dans leur parcours sanitaire.

Phyto victimes a pour projet de créer une base de données nationale des victimes de pesticides pour créer un outil statistique, mais aussi un outil de veille sanitaire. Ils  incitent ainsi tous les professionnels à se faire recenser s’ils ont une pathologie spécifique et  sont exposés aux pesticides dans leur métier.

contact@phyto-victimes.fr