Tous les articles par Jacqueline Collard

Depuis le 1er Mars nouvelle étiquette énergie pour les appareils électroménagers

Depuis le 1er mars, l’étiquette énergie change pour certains appareils d’utilisation courante . Créée en 1996 par l’ADEME, cette étiquette indique le niveau de consommation énergétique des appareils électroménagers. Depuis sa création, les appareils n’ont cessé de gagner en performance. Résultat : une grande partie des produits est désormais bien classée. Des classes A+, A++ puis A+++ ont même dû être ajoutées au fil du temps au-dessus de l’échelle initiale de A à G.

C’est ainsi qu’une nouvelle étiquette est proposée à compter du 1er Mars concernant  quatre catégories de produits : réfrigérateurs, congélateurs, caves à vin, lave-linge, lave-vaisselle, téléviseurs, écrans. Les ampoules commenceront à l’afficher en septembre 2021.

Les centrales nucléaires françaises pourront être exploitées pendant 50 ans

L’Autorité de sûreté nucléaire valide l’exploitation des réacteurs nucléaires de 900 MW au-delà de quarante ans de fonctionnement. Mais d’importants travaux devront être menés par EDF pour obtenir le feu vert final pour chaque réacteur.

Les 32 réacteurs de 900 MWe d’EDF sont les plus anciens en fonctionnement en France. Leur quatrième réexamen périodique revêt une importance particulière puisqu’il avait été retenu, lors de leur conception, une hypothèse de 40 années de fonctionnement.

L’ASN considère que l’ensemble des dispositions prévues par EDF et celles qu’elle prescrit ouvrent la perspective d’une poursuite de fonctionnement de ces réacteurs pour les dix ans qui suivent leur quatrième réexamen périodique. L’ASN demande à EDF de rendre compte annuellement des actions mises en œuvre pour respecter les prescriptions et leurs échéances, ainsi que de sa capacité industrielle et de celle des intervenants extérieurs à réaliser dans les délais les modifications des installations. L’ASN demande que ces éléments soient rendus publics.

Préserver notre environnement en refusant le recyclage des déchets radioactifs

Notre partenaire la CRIIRAD appelle à la vigilance sur des projets de banaliser les déchets radioactifs lors du démantèlement des installations nucléaires au fur et à mesure de leur fermeture.

     

Jusqu’à présent, le recyclage des matériaux contaminés ne pouvait se faire qu’à l’intérieur des installations nucléaires.

Les autorités s’apprêtent à autoriser le recyclage dans le domaine public.

Première catégorie concernée : les déchets radioactifs métalliques (acier, aluminium, cuivre, etc.).

Officiellement, tout sera sous contrôle et les niveaux de risque seront négligeables, les ajouts de polluants radioactifs restant modestes par rapport à la radioactivité naturelle.

La « libération » des matériaux contaminés sera même bénéfique, permettant de préserver les ressources naturelles et de ne pas saturer les installations de stockage de déchets radioactifs.

Cette vision idyllique ne résiste pas à l’analyse. La Criirad l’a fait pour nous tous!

  1. Les niveaux de contamination autorisés induiront des doses plus élevées qu’annoncé et des risques sanitaires également plus importants (et pour partie encore inconnus) ;
  2. La radioactivité naturelle n’a rien d’inoffensif et beaucoup d’argent est déjà dépensé pour s’en protéger : ce n’est pas le moment de lui rajouter des polluants radioactifs ;
  3. Ne sont garantis ni le respect des limites, ni la préservation des ressources naturelles ;

Et tout est à l’avenant !

Découvrez les conclusions de notre étude critique en lisant la synthèse que nous venons de publier. Comme vous le verrez, des liens permettent d’aller plus loin dans la compréhension du dossier. Ils ne sont pas encore tous actifs : la publication se fera progressivement, d’ici le 12 avril date de clôture de l’ultime concertation publique.

Nous avons besoin de votre aide, et celle de tous vos proches, pour tenter de bloquer ce projet.

Compte tenu des enjeux, la décision doit être prise sur la base d’études complètes et approfondies, pas sur la base de rapports partisans et de débats biaisés.

Nous demandons l’abandon du projet ou, à tout le moins, un moratoire permettant une étude sérieuse qui dissipe toutes les zones d’ombre du dossier.

Signez, et faites signer, l’appel de la CRIIRAD !

www.criirad.org

Lyon s’engage sur le changement climatique

Le maire de Lyon Grégory Doucet a  fait voter une programmation pluriannuelle d’investissement dans laquelle il souhaite déposer une motion décrétant « l’état d’urgence climatique ». Grégory Doucet a confirmé sa volonté de faire de Lyon une « capitale en transition ». Ceci pour un budget de près de 1,25 milliards d’euros, pour la période 2021-2026, sur cette somme, plus d’un tiers sera directement consacré à la transition écologique, notamment par « la rénovation énergétique des bâtiments, la modernisation de l’éclairage public, la sortie du diesel de notre flotte de véhicules, ainsi que par la végétalisation de la ville et l’apaisement de la circulation », précise le plan, qui a été soumis et adopté par la majorité ce jeudi 24 mars.

En décembre 2020, Antonio Guterres, Secrétaire Général de l’ONU appelle les responsables du monde à déclarer l’état d’urgence climatique. La Ville de Lyon répond à cet appel. Pour y parvenir, la Ville mobilise tous ses moyens pour adapter Lyon aux enjeux climatiques et environnementaux. Et ce dans toutes ses politiques publiques et dans tous les services municipaux. La Ville de Lyon réintégrera les émissions liées à des locaux attribués à des tiers, dans le bilan de ses propres émissions de gaz à effet de serre.

La Ville de Lyon renforcera son rôle de relais de la politique climat air énergie de la Métropole (PCAET). Pour cela, elle associera notamment les instances de démocratie participative de proximité (conseils d’arrondissement, conseils citoyens…) et la société civile organisée.  A nous de nous en saisir !

Les chartes d’engagement sur l’encadrement des pesticides recalées par le Conseil Constitutionnel

Ce vendredi 19 mars 2021, le Conseil constitutionnel a jugé que les chartes d’engagements dites « de bon voisinage » qui encadrent l’utilisation des pesticides à l’échelle départementale sont contraires à la Constitution. C’est une victoire pour la santé des riverains et la préservation de la biodiversité !
Rappel des faits.
En décembre 2019, le gouvernement publiait les textes nationaux ayant vocation à encadrer l’utilisation des pesticides de synthèse (un arrêté et un décret). Générations Futures et un collectif d’organisations* ont alors dénoncé un cadre légal trop peu ambitieux en termes de protection de la santé des populations riveraines de parcelles traitées et ont déposé des recours contre ces textes devant le conseil d’Etat en février 2020.
Nos organisations avaient notamment dans le viseur les « chartes d’engagements » (dites « de bon voisinage ») censées réguler l’utilisation des pesticides à l’échelle locale, avec une concertation préalable des différentes parties prenantes (agriculteurs, riverains, etc). Rappelons que ces concertations ont été menées à l’initiative des utilisateurs de pesticides eux-memes…! Le collectif a immédiatement dénoncé une véritable mascarade orchestrée par le gouvernement à l’échelle locale :
  • non seulement sur le fond les chartes réduisaient les distances de sécurité (zone de non traitement : ZNT) prévues par ce nouveau cadre légal entre les habitations et les parcelles traitées qui étaient déjà beaucoup trop faibles !
  • mais en plus sur la forme, les concertations préalables à leur rédaction n’étaient absolument pas démocratiques : restriction de la concertation aux seuls représentants des riverains, absence d’informations officielles, concertations uniquement en ligne, observations des participants non prises en compte…
Dialogues muselés, récits de concertations « biaisées » ont été légion aux quatre coins de la France  c’est ainsi que ce sont mobilisés de nombreuses associations! 
Le Conseil constitutionnel a rendu ce vendredi 19 mars sa décision en statuant sur le caractère anticonstitutionnel de ces chartes d’engagements, donnant raison à nos organisations ! « Nous n’avons pas encore de retour du Conseil d’Etat sur les autres actions juridiques mais une chose est certaine : à la suite de cette décision du Conseil constitutionnel, il va falloir une remise à plat de ces chartes ! »
La prochaine étape juridique est maintenant d’obtenir de meilleures protections et informations des populations vivant à proximité des parcelles agricoles traitées, ainsi qu’une réelle protection des milieux et en particulier de la ressource en eau et des salariés agricoles. Comptez sur nous pour ne rien lâcher et mettre toute notre énergie dans ces batailles !