Ce dernier week-end à Paris se sont réunis 156 citoyen·nes tiré·es au sort, pour le lancement d’«Un commun accord», l’assemblée citoyenne initiée par Jean-Marc Jancovici pour tenter de dénouer quelques-uns des grands blocages de notre société, climatiques, économiques, sanitaires ou énergétiques.
Le premier rendez-vous a eu lieu ce samedi 19 septembre 2026. Ces citoyens seront chargés d’échanger sur certains dilemmes posés par notre société en lien avec les tensions écologiques, économiques ou géopolitique comme la gestion de ressources qui se raréfient, la tension entre emploi et pouvoir d’achat, entre libertés individuelles et dommages collectifs… S’en suivront 5 autres week-end de réflexions en commun.
Leur mandat ? Répondre à cette question centrale : «Au 21ème siècle, pouvons-nous encore espérer tout avoir ? ne rien changer, vivre comme avant», sous-entendu, alors que notre monde est plus contraint que l’ancien (l’énergie manque pour répondre à nos besoins) et que nos aspirations sont de plus en plus contradictoires – le toujours plus se heurtant aux limites physiques de la planète. «Espérer est le mot clef, insiste Jean-Marc Jancovici. Il faudra partir de vos rêves, de vos désirs, et définir la direction qu’il nous faut prendre pour avoir une chance d’y arriver.»
Pour ce premier week-end de travail, les citoyen·nes ont bénéficié des éclairages d’expert·es en géopolitique (Pascal Ausseur), économie (Patrice Geoffron), finances (Selma Mahfouz) ou climat (Valérie Masson-Delmotte). Un vaste tour d’horizon pour poser les enjeux et comprendre les contraintes physiques et financières de notre pays.
Afin d’engager chacun (e) de nous à faire des propositions une plateforme de financement participatif, a été crée, elle héberge déjà plus de 50 000 commentaires, et a vocation à accompagner et à nourrir les travaux des citoyen·nes tiré·es au sort. L’enjeu est énorme. Plus l’initiative bénéficiera de l’engouement du grand public, plus ses conclusions seront jugées légitimes. Or le nombre de 200 000 contributeur·ices est encore très insuffisant pour y parvenir, quoique déjà importante dès le lancement.
Parmi les soutiens à cette initiative, on compte Thierry Lhermitte, Albert Dupontel, Françoise Combes Chloé Nabédian Paul Mirabel, McFly et Carlito, prix Nobel de physique Alain Aspect, François Gabart, Amixem…
Peut-on participer même si on n’est pas l’un des citoyens tirés au sort ?
Afin de pouvoir contribuer, l’initiative demande un don symbolique de 1 euro afin de montrer le soutien au processus sur la plateforme Ulule *.
Une plateforme numérique – uncommunaccord.fr – a été mise en place afin de permettre à l’ensemble de la population de s’informer de l’avancée des travaux, de s’informer mais aussi de contribuer aux débats et aux dilemmes.
Exemples de ces dilemmes ? Comment limiter la pollution en ville sans nuire à la liberté de circulation ? Comment répondre à la demande en logements sans artificialiser les sols ? Comment produire français en gardant des produits peu chers ? Comment se débarrasser du gaz russe sans devenir dépendant du gaz étasunien ? Autant de questions, laissées au choix des citoyen·nes.
Les conclusions de l’assemblée citoyenne seront rendues publiques les 6 et 7 février, soit un peu plus de deux mois avant la présidentielle – un pari qui semble audacieux. Le but : faire émerger des compromis qui s’imposeront aux candidat·es.
- un financement participatif (https://fr.ulule.com/un-commun-accord/)
- La plateforme https://www.uncommunaccord.fr/ permet au grand public de participer à la démarche par l’intermédiaire de différentes fonctionnalités qui seront proposées tout au long du processus et particulièrement pendant la période de fonctionnement de l’Assemblée citoyenne