Le 21 septembre 2026, le Potsdam Institute for Climate Impact a publié la nouvelle édition de son étude annuelle « Planetary Health Check ». Plus de 60 scientifiques ont contribué à cette évaluation. Leur constat est net : sept limites planétaires sur neuf sont franchies, et toutes les sept se situent à leur niveau de dépassement le plus élevé enregistré jusqu’ici, ainsi on peut considéré que la gravité du diagnostic, elle, augmente.
La réflexion sur les limites planétaires remonte à 2009, c’est cette année-là qu’a été formalisé le cadre destiné à définir un « espace de fonctionnement sûr » pour l’humanité. Le cadre a ensuite été régulièrement révisé à mesure que progressaient les observations, les modèles climatiques et les connaissances sur les écosystèmes.
« Le diagnostic est sans ambiguïté. La pression augmente sur chaque limite planétaire déjà située hors de l’espace de fonctionnement sûr », déclare Boris Sakschewski, auteur principal du rapport.Deux limites seulement restent dans l’espace de fonctionnement sûr au niveau mondial : l’appauvrissement de l’ozone stratosphérique et la charge en aérosols atmosphériques.
Rapellons-les:
- Le changement climatique : l’excès de gaz à effet de serre dérègle les températures. Limite dépassée.
- La biodiversité : trop d’espèces disparaissent et les écosystèmes s’affaiblissent. Limite dépassée.
- L’utilisation des terres : les forêts et les espaces naturels reculent au profit des activités humaines. Limite dépassée.
- L’eau douce : rivières, nappes phréatiques et humidité des sols sont trop perturbées. Limite dépassée.
En ce qui concerne l’état des ressources en eau, le dernier rapport de l’ONU tire la sonnette d’alarme : le cycle mondial de l’eau subit des dérèglements structurels majeurs;surtout les réserves d’eau douce sont en baisse continue.
- Les cycles de l’azote et du phosphore : les engrais déséquilibrent les sols et les milieux aquatiques. Limite dépassée.
- Les substances nouvelles : plastiques, pesticides et produits chimiques s’accumulent dans l’environnement. Limite dépassée.
- L’acidification des océans : le CO2 absorbé rend l’eau plus acide et fragilise la vie marine. Limite dépassée.
- La couche d’ozone : elle nous protège des rayons ultraviolets. Son rétablissement se poursuit grâce aux mesures internationales. Limite non dépassée.
- Les aérosols atmosphériques : ces particules polluent l’air et influencent le climat. La limite reste sûre à l’échelle mondiale, mais pas dans toutes les régions.