L’OMM confirme le lien entre qualité de l’air et climat

« Une fois encore, les articles du bilan annuel de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) soulignent l’importance de considérer la qualité de l’air et le changement climatique comme des enjeux liés et interdépendants », conclut- elle.

Ce rapport met l’accent sur une augmentation de la pollution causée par les feux de forêt ( émissions intenses de particules fines et de COV) et les vagues de chaleur qui risquent de compromettre les efforts déployés au plan international pour améliorer la qualité de l’air et protéger la santé des populations, ainsi que celle des écosystèmes.

Une étude citée dans le Bulletin de l’OMM indique que les épisodes extrêmes de fumée d’incendie ont triplé dans le monde depuis les années 1990, contribuant à près de 100 000 décès supplémentaires par an entre 2010 et 2018, bien que ce chiffre représente sans doute une sous-estimation.

En cette année 2026 où les vagues de chaleur auront été particulièrement récurrentes , elles ont favorisé la formation d’ozone près du sol. En effet, la combinaison de températures de l’air élevées, de conditions atmosphériques de stagnation et d’un rayonnement solaire intense favorise la formation d’ozone en augmentant les émissions de composés organiques volatiles (COV) provenant de la végétation et en accélérant les vitesses de réaction photochimiques*. Ce polluant a des conséquences sur la santé humaine (notamment des affections respiratoires), mais aussi sur l’agriculture et les écosystèmes.

Avec l’augmentation des températures «À l’avenir, les risques sanitaires liés à l’ozone devraient s’intensifier», est-il précisé dans le rapport. De surcroit, les particules d’aérosol peuvent se propager loin de leurs sources, traverser les océans et les continents, et modifier la façon dont l’atmosphère réfléchit la lumière du soleil. Elles peuvent également modifier les propriétés chimiques des sols et des plans d’eau et polluer des environnements qui, sans cela, seraient propres. On peut citer, par exemple, les dépôts de carbone noir, ou suie, sur la neige et la glace, qui diminuent la quantité de lumière solaire réfléchie par ces surfaces et peuvent, par conséquent, accélérer le processus de fonte.

* Guion A. et al., Émissions d’isoprène biogénique, vitesse de dépôt sec et concentration d’ozone en surface pendant les sécheresses estivales, les vagues de chaleur et les conditions normales dans le sud-ouest de l’Europe, European Geosciences Union, janv. 2023

OMM  – https://wmo.int/fr/media/news/un-bulletin-de-lomm-met-en-evidence-les-liens-entre-qualite-de-lair-et-climat