Missionnés fin 2025 sur le financement de la dépollution de l’eau aux pesticides et PFAS, l’IGEDD, le CGAAER et l’IGAS ont estimé de leur côté les surcoûts totaux « entre 6,15 milliards d’euros et 11,3 milliards d’euros par an » dans un rapport remis au gouvernement en mai dernier qui n’a été rendu public que le 30 juillet. Les trois inspections rappellent qu’en 2024, « un peu plus de 29% de la population française a été exposée » à la présence dans l’eau potable de « pesticides ou de composés per‑ et poly‑fluoroalkylés (PFAS), polluants chimiques d’origine humaine, à des niveaux de concentration dépassant les limites de qualité européennes ».
« Cette situation est préoccupante pour la santé des populations, fragilise l’accès à l’eau, pèse sur la confiance de la population dans l’eau potable et sur les finances publiques », souligne la mission. La mission propose de plus une nouvelle doctrine d’anticipation, de qualification et d’intervention afin de mieux protéger l’eau potable et la ressource en eau et formule un corpus de recommandations pour faire évoluer : la gouvernance nationale et territoriale, la doctrine d’intervention et de financement et l’organisation territoriale des services d’eau potable. Elles visent à améliorer l’efficacité du système de gestion de l’eau potable, sans qu’il soit nécessaire de modifier le cadre législatif actuel (hors loi de finances).