L’ANSES a publié son rapport sur les usages des réseaux sociaux numériques et la santé des adolescents

Demandée en 2019 puis analysée par un comité d’experts elle a pour vocation d’ éclairer l’ensemble des acteurs de la société sur les comportements spécifiques aux adolescents sur cette utilisation effrénée qu’il déploie.
Cette expertise, vise à contribuer à la protection de cette population, a pour objectifs de :
• caractériser le fonctionnement des réseaux sociaux numériques et leurs usages ;
• expliciter les spécificités de la population adolescente étudiée au sein de cette
expertise et les enjeux associés ;
• décrire les usages des réseaux sociaux numériques par les adolescents ;
• dresser le contexte réglementaire et institutionnel associé ;
• décrire les effets sur la santé de certaines pratiques particulières ;
• analyser les risques pour la santé liés aux usages des réseaux sociaux numériques
par les adolescents ;
• formuler des recommandations visant à protéger la santé des adolescents.
Les usages des réseaux sociaux numériques sont principalement appréhendés, dans la
littérature scientifique, par la quantification du temps d’utilisation. Cette dernière est pertinente lorsqu’il s’agit d’étudier certains effets sanitaires des réseaux sociaux numériques comme par exemple leur lien avec le sommeil. Toutefois, plus que le temps d’utilisation, la nature des contenus consultés, la notion d’engagement émotionnel dans les réseaux, notamment, sont importants à considérer pour évaluer les effets des réseaux sociaux numériques sur la santé.
Les réseaux comme TikTok, Snapchat ou encore Instagram, devenus omniprésents dans la vie des adolescents, nuisent gravement à leur santé mentale, a alerté au début du mois l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Les risques listés sont nombreux, entre cyberharcèlement, comparaison permanente ou exposition à des contenus violents. Également pointés: les systèmes de captation de l’attention, au détriment du sommeil.
Le Comité d’experts  souligne l’importance d’élaborer des règles d’usage des réseaux sociaux en impliquant les adolescents, afin de faciliter leur adhésion, renforcer leur responsabilité et assurer la crédibilité des repères ainsi coconstruits (par exemple, faire appel à leur expérience concernant leurs usages, bénéficier de leurs idées sur les règles d’encadrement, etc.).
L’efficacité des actions de régulation de l’usage des réseaux sociaux par les adolescents nécessite que les adultes respectent eux-mêmes les règles conjointement promues.