Tous les articles par Jacqueline Collard

Des associations demandent que soient interdits les pesticides reconnus comme perturbateurs endocriniens

Nous reprenons le communiqué de notre partenaire Générations futures  à propos de la présence des pesticides dans les eaux de consommation et tout particulièrement ceux qui sont des perturbateurs endocriniens avérés.

Nous ne pouvons que soutenir une telle action!

L’UFC-Que Choisir et Générations Futures s’associent pour demander une interdiction des pesticides suspectés d’être des perturbateurs endocriniens, ainsi qu’un renforcement urgent, par le ministère de la Santé, des exigences en matière d’analyses de pesticides devant être impérativement réalisées par les Agences Régionales de Santé.
Selon l’enquête diligentée par L’UFC que choisir sur toute la France et qui a publié la 4e édition de la carte interactive de la qualité de l’eau du robinet: c’est prés de près d’un million de consommateurs, essentiellement en zones rurales, qui reçoivent toujours une eau non conforme.
  • Alors que plus de 750 molécules différentes de pesticides et de leurs dérivés sont susceptibles de se retrouver dans l’eau potable, seulement 206 sont en moyenne recherchées, avec d’inacceptables disparités locales.
  • Pour près de vingt départements, le spectre des analyses est clairement insuffisant. C’est le département de l’Aisne qui remporte la palme du plus faible nombre de substances recherchées (12 seulement en moyenne, soit 50 fois moins que dans le Var !), alors même qu’il s’agit d’une région d’agriculture intensive où sont répandues de grandes quantités de pesticides.
  • Notre étude révèle ainsi la présence de pesticides soupçonnés d’être perturbateurs endocriniens dans 28 % en moyenne des analyses considérées comme conformes à la réglementation.
  • Au vu de ces résultats préoccupants, Générations Futures et l’UFC Que Choisir s’associent pour demander une interdiction des pesticides suspectés d’être des perturbateurs endocriniens, ainsi qu’un renforcement urgent par le ministère de la Santé des exigences en matière d’analyses de pesticides devant être impérativement réalisées par les Agences Régionales de Santé. Les associations appellent les Français à vérifier gratuitement la qualité de l’eau du robinet de leur commune, constater le niveau de recherche des pesticides, et signer leur pétition pour que le Ministère de la Santé augmente les recherches de pesticides là où elles sont insuffisantes

Systématiser les études environnementales avant aménagement

Le Conseil d’État enjoint au gouvernement de systématiser les études environnementale avant tout projet d’aménagement. Une avancée juridique pour la démocratie, la santé et les écosystèmes.

Voici un délibéré que le gouvernement aurait pu et du éviter. Jeudi 15 avril, le Conseil d’État a exigé du Premier ministre,  que soient prises les dispositions nécessaires pour que les projets susceptibles de nuire à l’environnement ou à la santé humaine soient soumis systématiquement à une étude environnementale préalable.

La législation européenne imposait déjà une telle évaluation d’impacts à chaque entreprise ou collectivité qui souhaite réaliser un aménagement, du rond-point à l’élevage porcin.Grâce aux actions de la FNE, cette nécessité est mise sur la table et le gouvernement dispose désormais de neuf mois pour mettre en conformité ses critères de sélection des projets devant être soumis à une évaluation.

https://ged.fne.asso.fr/silverpeas/services/sharing/attachments/kmelia406/685c057c-cae7-4587-b64d-a143b4484d52/6b1f7bb6-950e-483d-8910-984bb9f42d82/1101098069_425424_Grosse_avocat.pdf

Code de l’environnement et particulièrement  dans les annexes de l’article R122-2

L’Anses relance la stratégie perturbateurs endocriniens

Communiqué de presse de l’ANSES

Dans le cadre de la seconde Stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE 2), l’Anses a élaboré une liste de substances d’intérêts et identifié une sélection de substances prioritaires à inscrire dans son programme d’évaluation. Pour les substances évaluées, l’Agence propose également une méthode pour déterminer s’il s’agit d’un perturbateur endocrinien avéré, présumé ou suspecté. L’ensemble de ces travaux vise à rendre l’identification des perturbateurs endocriniens plus rapide, efficace et partagée, et à favoriser leur évaluation en accord avec les objectifs français et européens de réduction des risques liés aux substances chimiques.

Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des substances qui interfèrent avec le fonctionnement hormonal des Hommes et des animaux et entrainent des effets délétères sur ces organismes ou impactant la survie de l’espèce. Ils peuvent, par exemple, affecter la reproduction, le développement, le métabolisme, l’immunité, ou encore favoriser le développement de cancers. La seconde Stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE 2), lancée en 2019, poursuit et amplifie les actions menées par la France pour réduire l’exposition de la population et de l’environnement à ces substances.

Dans ce cadre, l’Anses a été saisie par les ministères en charge de l’environnement et de la santé pour élaborer deux outils méthodologiques permettant de concentrer les efforts sur les substances prioritaires potentiellement perturbatrices endocriniennes et de les évaluer rigoureusement. Ces deux outils sont :

Japon : le gouvernement annonce le rejet des eaux de Fukushima dans l’océan

Communiqué de notre partenaire : la Criirad : www.criirad.org

 Mardi 13 avril 2021, le premier Ministre japonais, Yoshihide Suga, a déclaré que les eaux contaminées de Fukushima seraient, une fois traitées, rejetées dans l’océan Pacifique.
Depuis 10 ans, la catastrophe nucléaire de Fukushima-Daiichi se poursuit. A la suite des explosions de mars 2011, les cœurs des trois réacteurs accidentés ont fondu et nécessitent d’être refroidis en permanence. Les eaux utilisées à cet effet par TEPCO, l’industriel en charge de l’exploitation de la centrale, se contaminent au contact du corium qui s’est répandu sous les cœurs des réacteurs, un magma hautement radioactif formé par le combustible nucléaire et les anciennes structures métalliques. S’y ajoutent les eaux d’infiltration également polluées. TEPCO a ainsi accumulé et stocké sur le site plus de 1,24 million de mètres cubes d’eau contaminée et insuffisamment traitée.
Depuis plusieurs années, le gouvernement japonais cherche des solutions car, selon TEPCO, les limites des capacités de stockage pourraient être atteintes d’ici la fin 2022. L’option retenue a été communiquée ce mardi : le Japon déversera dans l’océan Pacifique une partie des eaux contaminées accumulées dans les réservoirs. Les autorités nippones assurent que les eaux seront préalablement filtrées afin que leur niveau de contamination ne dépasse pas les limites établies par les normes de sécurité. Or, ces eaux contiennent divers éléments radioactifs tels que le carbone 14, le strontium 90, l’iode 129, le ruthénium 106, etc., mais aussi le tritium, un radionucléide imperméable aux processus de traitement existants. TEPCO (mars 2020) estime à environ 860 TBq (Térabecquerels, soit 860 mille milliards de Becquerels) la radioactivité de ce seul tritium.

Cette décision intervient alors même que la catastrophe est déjà à l’origine d’une contamination radioactive de l’océan sans précédent, qui se poursuit encore aujourd’hui du fait des fuites de la centrale, du transfert des retombées radioactives terrestres de 2011 via les cours d’eau et également de la remobilisation des polluants qui imprègnent les sables des plages.

Il n’est ni légitime, ni acceptable que cette pollution radioactive soit amplifiée par le déversement volontaire des eaux contaminées dans l’océan. Les justifications basées sur une comparaison avec l’usine de la Hague, reprises par certains médias, sont destinées à banaliser les rejets dans l‘esprit du public.
Cette décision rencontre de nombreuses contestations, notamment de la part de pêcheurs et agriculteurs de Fukushima qui s’inquiètent de son impact sur la réputation déjà entachée de leurs productions, mais aussi d’ONG.
Retrouvez également :
  • L’intervention de Bruno Chareyron dans l’émission « 3 minutes pour la planète » diffusée sur Radio classique ce mardi 13 avril
  • L’article de Roland Desbordes et Kolin Kobayashi disponible dans le TU n° 86 de septembre 2020 : « Fukushima : que d’eau … que d’eau ! »
 

 

 

 

Ne pas abuser des visio conférences !

En février dernier, une étude de Stanford a été publiée sur ce phénomène de fatigue constatée avec la surenchère des visioconférences dans cette période inédite de cette crise sanitaire, cette analyse a notamment confirmé ce que l’on ressent après une journée de télétravail, après laquelle  nous sommes plus fatigués que précédemment.

« Cet épuisement est lié à une surutilisation des plateformes virtuelles de communication « , complète Jean-Christophe Villette, psychologue du travail et directeur associé du cabinet Ekilibre. Résultat, une fatigue visuelle mais aussi cognitive et sociale. Celui ci souligne des problèmes de connexion et de décalages entre l’image et le son. « Même s’il s’agit de quelques micro secondes, notre cerveau doit redoubler d’effort pour tout recoller « , observe Charlie Clarck (cofondateur de Whistcom qui conseille les dirigeants dans leurs prises de paroles) . La visio exige une plus grande concentration que lors d’une réunion physique, ainsi le  cerveau est en « hyper vigilance, souligne de plusJean-Christophe Villette. Cela demande plus d’efforts dans la manière de communiquer et de recevoir l’information.

Sachant que les Français passent en moyenne six heures par jour devant un écran et plus encore jusqu’à près de dix heures pour les 16-24 ans !

Jean-Christophe Villette renchérit : « les problèmes de connexion peuvent entrainer des retards de démarrage, des images bloquées ou pixellisées. Autant de facteurs d’irritation qui s’accumulent et usent notre relation aux autres ». « La visio perturbe la relation vis-à-vis des autres, mais aussi le rapport à soi ».

Charlie Clarck invite même à limiter ces réunions virtuelles à 45 minutes.

 

 

https://news.stanford.edu/2021/02/23/four-causes-zoom-fatigue-solutions/