Tous les articles par Jacqueline Collard

29 juillet jour du dépassement 2021

L’ONG américaine Global Footprint Network calcule, chaque année, cette date appelée le « jour du dépassement de la Terre ». En 2020, cet évènement tombait le 22 août suite à l’impact des limitations d’activité en raison des confinements, il était déjà tombé le 29 juillet en 2019. Depuis les années 1970, la date du Jour du dépassement se dégrade : le 29 décembre en 1970, le 11 octobre en 1990, le 29 juillet en 2019.

Le ralentissement des activités humaines de 2020 avait réduit l’empreinte écologique mondiale de près de 10 %. Cette année au contraire c’est une augmentation de 6,6 % de l’empreinte écologique mondiale  qui a été calculée, mettant en évidence l’impact écologique négatif de la déforestation qui n’en finit pas de s’accroître.

L’humanité utiliserait actuellement 74 % de plus que ce que les écosystèmes de la planète peuvent régénérer, soit l’équivalent de 1,7 planète Terre.ce qui signifie que l’humanité a dépensé l’ensemble des ressources que la Terre peut régénérer en un an.

Face à ces données, la PDG de Global Foot Network estime que « les plans de relance de l’ère post-Covid 19 ne peuvent réussir à long terme que s’ils s’appuient sur la régénération et la gestion raisonnée des ressources écologiques »

Cet été les cataclysmes s’enchaînent à travers le monde

Depuis le début de l’été, les incendies, les inondations , les canicules avec des sécheresses extrémes  se multiplient partout sur le globe.

Il suffit de suivre les informations pour constater que les populations mondiales sont affectées en nombre par ces différentes catastrophes qui touchent tant le Canada, la Californie, la Chine, la Sibérie et plus prés de nous la Gréce, la Turquie, la Sardaigne, la Belgique, l’Allemagne, l’Autriche, l’Italie.

Interviewé Christophe Cassou chercheur sur le changement climatique et co-auteur  du 6ème rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) s’exprime ; « Il est maintenant clairement établi que le changement climatique augmente l’occurrence et l’intensité des évènements extrêmes, que ce soit les précipitations diluviennes ou à l’opposé les sécheresses, car le changement climatique perturbe de manière profonde tout le cycle de l’eau ».

Une fois encore donc, des scientifiques de premier plan ( plus de 15 000) soulignent la « hausse sans précédent » des catastrophes naturelles et alertent sur un changement dramatique et irrémédiable du système climatique.Ils ont en ce  mercredi 28 juillet souligné l’affaiblissement des « signes vitaux » de la planète sous les coups de l’économie mondiale. Ils s’inquiètent aussi de l’imminence possible de certains « points de rupture » climatiques.Ils dénoncent les gouvernements qui ont de manière systématique échoué à s’attaquer aux causes du changement climatique : « la surexploitation de la Terre ».

Sur les 31 « signes vitaux » de la planète, qui incluent les émissions de gaz à effet de serre, l’épaisseur des glaciers ou la déforestation, 18 atteignent des records, selon ce texte publié dans la revue « BioScience ».

Les auteurs réclament des actions rapides radicales dans plusieurs domaines : éliminer les énergies fossiles, réduire la pollution, restaurer les écosystèmes, opter pour des régimes alimentaires basés sur les plantes, s’éloigner du modèle de croissance actuel et stabiliser la population mondiale.

« Nous devons réagir face aux preuves qui montrent que nous allons vers des points de rupture climatiques, en prenant des mesures urgentes pour décarboner l’économie et en commençant à restaurer la nature plutôt que la détruire », a indiqué l’un des auteurs, Tim Lenton, de l’université britannique d’Exeter.

Nouvelle victoire sur l’exposition des riverains aux pesticides

Un collectif d’associations dont Générations futures avait déposé  des recours auprès du Conseil d’Etat (CE,) or celui ci l vient de rendre une décision majeure dans la lutte contre les pesticides, en annulant, car insuffisamment protectrices,  plusieurs dispositions encadrant leur épandage près des habitations :
– insuffisance des distances minimales pour les produits suspectés d’être cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR 2) – plusieurs pesticides relevant de cette catégorie,
– absence d’information réelle des riverains en amont des épandages ,
– insuffisante protection des riverains et travailleurs.

De nombreuses molécules de pesticides sont fortement suspectées d’être cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques (CMR) ou d’être des perturbateurs endocriniens. Au regard du risque accru que ces substances font courir aux populations riveraines, le rapporteur public avait demandé que 35 substances actives ne puissent être pulvérisées à moins de 20 mètres des habitations.

Le CE rappelle au gouvernement l’importance de la protection de population contre les méfaits des pesticides et l’invite à prendre  enfin sérieusement en compte l’avis des scientifiques en revoyant en profondeur sa copie sous 6 mois

 ‘Pesticides et effets sur la santé, nouvelles données’ – Expertise collective – Inserm – Juin 2021

https://www.conseil-etat.fr/actualites/actualites/pesticides-le-conseil-d-etat-ordonne-que-les-regles-d-utilisation-soient-completees-pour-mieux-proteger-la-population

La loi Climat résilience votée par le Parlement le 20 juillet

Le Parlement français a adopté définitivement mardi le projet de loi Climat et Résilience à l’issue d’un parcours chaotique devant les deux chambres et d’une bataille permanente des associations environnementales déçues d’un texte qu’elles qualifient « édulcoré ».

Ce texte, voté par l’Assemblée nationale et le Sénat à la suite d’un compromis, est inspiré des 146 propositions de la Convention citoyenne sur le climat retenues par Emmanuel Macron.Il est à noter de nombreux  points de friction entre les deux chambres tout au long de ce travail entamé depuis des mois.
La loi vise à placer la France sur la trajectoire d’une baisse des émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici à 2030 (par rapport aux niveaux de 1990), en vertu de l’Accord de Paris sur le climat.Saisi notamment par la commune de Grande-Synthe (Nord), qui dénonce l’inertie des pouvoirs publics, le Conseil d’Etat a ordonné le 1er juillet au gouvernement de prendre des mesures supplémentaires d’ici au 31 mars 2022 pour atteindre cet objectif.

Au-delà de l’innovation démocratique, le projet de loi accélère la transition de notre modèle de développement vers une société neutre en carbone, plus résiliente, plus juste et plus solidaire. Il a l’ambition d’entraîner et d’accompagner tous les acteurs dans cette indispensable mutation. Tous les domaines de notre vie sont concernés :

  • Consommer
  • Produire et travailler
  • Se déplacer
  • Se loger
  • Se nourrir
  • Renforcer la protection judiciaire de l’environnement

Du côté du ministère de la Transition écologique, on estime que cette loi, ajoutée aux lois déjà votées (énergie-climat, LOM, Agec), au plan de relance, aux mesures réglementaires et aux mesures européennes, permet de tendre vers l’objectif des -40 %.

Le texte : https://www.ecologie.gouv.fr/loi-climat-resilience

Retrouvez les mesures phares dans le communiqué de presse sur le vote définitif du projet de loi au Parlement

Révision de la convention d’AARHUS par l’Europe dans le cadre du Pacte vert

Rappel: Les dispositions concernant l’information du public ont été confortées, entre autres, par la convention d’Aarhus signée le 25 juin 1998 au Danemark par 39 États. Adoptée en application de l’article 10 de la déclaration de Rio pour la région Europe de la Commission économique des Nations Unies, la convention d’Aahrus porte sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement. Elle se décliait selon les axes suivants :

Développer l’accès du public à l’information détenue par les autorités publiques, en prévoyant notamment une diffusion transparente et accessible des informations fondamentales
* Favoriser la participation du public à la prise de décisions ayant des incidences sur l’environnement. Il est notamment prévu d’encourager la participation du public dès le début d’une procédure d’aménagement, « c’est-à-dire lorsque toutes les options et solutions sont encore possibles et que le public peut exercer une réelle influence ». Le résultat de sa participation doit être pris en considération dans la décision finale, laquelle doit faire également l’objet d’une information.
* Étendre les conditions d’accès à la justice en matière de législation environnementale et d’accès à l’information

Depuis plus de 20 ans cette convention a eu du mal à être appliquée aussi la révision de celle ci s’imposait afin que le principe pollueur payeur devienne une réalité.

Le nouvel accord a été conclu le lundi 12 juillet et le règlement doit maintenant être formellement approuvé avant d’entrer en vigueur. Proposée initialement en octobre 2020, dans le cadre du Pacte vert pour l’Europe, cette révision devrait assurer un contrôle public accru des actes de l’Union européenne en matière d’environnement.La modification validée cette semaine par le Parlement et le Conseil prévoit de préciser ce contrôle administratif et juridictionnel à travers certaines conditions.
La commissaire chargée de l’environnement, des océans et de la pêche, Virginijus Sinkevičius, s’est exprimée dans un communiqué. « Cette révision renforcera la capacité de la société civile européenne et du grand public à exercer un contrôle sur les décisions ayant une incidence sur l’environnement. Il s’agit d’un élément important du système d’équilibre des pouvoirs dans le domaine de l’état de droit en matière d’environnement, qui permettra de garantir que le pacte vert pour l’Europe apporte un changement durable. »

Association SERA Santé Environnement Auvergne Rhône Alpes
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