Une étude de l’Anses sur le vapotage apporte des précisions

Le vapotage souvent préconisé pour une dés-habituation du tabac n’est pas sans risques comme on le croit trop souvent. Or en France, plus de 6 adultes sur 100 vapotent quotidiennement, soit plus de 3 millions de personnes.

Après l’examen de près de 3 000 articles scientifiques et plusieurs rapports, l’Agence nationale de sécurité sanitaire conclut que le vapotage est associé à de possibles risques sanitaires à moyen et long termes, tout en reconnaissant l’intérêt d’un usage transitoire pour l’arrêt du tabac.

Quel en est le principe ? Les dispositifs électroniques de vapotage, plus connus sous le nom de cigarettes électroniques ou vapoteuses, peuvent être remplissables ou rechargeables. Trois éléments principaux composent généralement une cigarette électronique : un atomiseur, un réservoir d’e-liquide et une batterie. Les produits du vapotage comprennent également les cartouches et flacons de recharge, c’est-à-dire les récipients renfermant un liquide contenant le cas échéant de la nicotine.

La majorité des e-liquides déclarés sur le marché français  peuvent contenir :

  • plus de 2 200 substances utilisées comme ingrédients ;
  • généralement entre 2 et 20 ingrédients par e-liquide.
  • sont composés d’un support de dilution tel que du propylène-glycol (PG), du glycérol (VG) ou éventuellement du 1,3-propylène-glycol, et parfois avec de l’eau et de l’éthanol ;
  • affichent une teneur en nicotine comprise entre 2 et 20 mg/ml ;
  • comportent plusieurs additifs conférant un goût ou une saveur. Les plus fréquents sont la vanilline, le maltol, les dérivés du menthol, les esters aux odeurs fruitées. On retrouve également des sucres et édulcorants (glucose/fructose, sucralose), des acides utilisés dans les sels de nicotine et des extraits de plantes.
  • Les jeunes sont soumis aux effets de mode et attirés par la diversité des arômes.

Dans une tribune relatée dans le  Monde, Isabella Annesi-Maesano avait notamment plaidé pour inclure les e-cigarettes dans l’élargissement des interdictions de fumer mises en place à l’été 2025. « Vapoter devant les écoles est un mauvais exemple pour les jeunes », argumente-t-elle.

Dans l’examen du budget a été abandonnée cette taxe sur les produits de vapotage: en effet l’article 23 du projet prévoyait de créer une taxe sur les produits de vapotage, d’interdire leur vente en ligne et d’obliger tous les magasins spécialisés à obtenir un agrément administratif, sur le modèle des bureaux de tabac. Dans les ultimes arbitrages, le gouvernement a retiré l’article en cause du texte qui devrait être définitivement adopté lundi 2 février.

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