L’impréparation des dispositifs face au changement climatique est mise en évidence

La France a bien présenté, en mars 2025, son  3ème plan national d’adaptation au changement climatique ( PNACC)* . Mais si ce document témoigne d’une prise de conscience de la trajectoire du réchauffement, il reste encore trop ancré dans le diagnostic et insuffisamment tourné vers l’action concrète.

Or en  ce jour 28 mai alors que la canicule sévit sur la France et même sur toute l’Europe le gouvernement français est réuni dans l’urgence pour dresser un plan de résilience valable jusqu’en septembre: L’épisode caniculaire actuel n’est que la version en miniature de ce qui nous attend dans le futur. Les conséquences semblent encore à ce stade supportables et limitées, face à ce qui pourraient advenir.

Notre impréparation à ce type d’épisodes devient de plus en plus criante, or depuis longtemps , les politiques publiques oscillent entre proposer des  normes ambitieuses et de les assouplir quelques  mois plus tard sous différentes pressions. Or les conditions climatiques ne feront qu’empirer face à ce changement climatique  et chaque report des mesures indispensables rend l’adaptation toujours plus difficile.

Face à ces excès de chaleur surprenants en cette fin mai, alors que l’été n’est pas encore annoncé,  est pourtant le signal prévisible d’une trajectoire climatique que la science a annoncé  depuis des décennies.

Or l’adaptation est l’affaire de tous, du citoyen au gouvernement, et chaque report des mesures indispensables pour faire face aux événements climatiques la rendra plus douloureuse.

https://www.ecologie.gouv.fr/dossiers/france-sadapte/3e-plan-national-dadaptation-changement-climatique

*(Le nouveau PNACC a pour socle la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC) qui prévoit un réchauffement mondial de + 3 °C en 2100 par rapport à l’ère pré-industrielle, soit environ + 4 °C en moyenne sur la France hexagonale)