En mars dernier, l’Anses a publié une expertise scientifique documentant la sur imprégnation trés forte au Cadmium dans la population française , y compris infantile, alors que que cet élément métallique est classé CMR (cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction) par la voie quasi-exclusive de l’alimentation chez les non-fumeurs.
Le cadmium est largement utilisé par la biais d’engrais phosphatés fertilisants utilisés pour aider à la croissance des végétaux.
Le règlement (UE) 2019/1009 fixe à 60mg/kg de P2O5 la teneur maximale en cadmium, la France tolère 90 mg/kg, en conventionnel, en bio on redescend à 60mg/kg
Or l’Anses recommande de 20mg, , mais ce qui est susceptible d’impacter l’approvisionnement en engrais phosphatés et de complexifier l’épandage des boues tandis que la limitation des flux de cadmium à 2g/ha/an pourrait engendrer des carences en phosphore pour certaines cultures.L’agence sanitaire appelait l’État à appliquer les valeurs limites dans les fertilisants, et les consommateurs à réduire la consommation de céréales du petit-déjeuner, gâteaux ou encore biscuits afin de réduire leur exposition.
Selon le rapport de l’IGEDD et du CGAAER, le seuil maxi de 20 mg/kg et le flux maxi 2 g/ha/an impliqueraient « des transformations majeures, tant des circuits commerciaux et des outils industriels de fabrication des engrais, que de la valorisation, voire du changement de traitement des boues », évoquant à ce propos la nécessité d’accroître les surfaces d’épandage, ou bien d’opter pour l’incinération, beaucoup plus coûteuse.
On doit donc abaisser les valeurs limites en cadmium dans les fertilisants. Les valeurs recommandées par l’Anses pour réduire l’exposition des Français à ce cancérogène seront atteintes en 2038. Si un rapport en confirme la faisabilité d’ici-là.
Douze ans: voilà ce qui est proposé par les pouvoirs publics pour réduire la teneur maximale autorisée en cadmium dans les engrais et boues d’épuration aux niveaux recommandés par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Un projet d’arrêté, mis en consultation par le ministère de l’Agriculture, propose de réduire en trois étapes étalées jusqu’en 2038 la teneur maximale en cadmium de certaines matières fertilisantes et les apports maximaux admissibles de ce contaminant lors de…
ANSES vaste étude d’imprégnation cadmium sur les facteurs d’exposition de la population.
Une pétition est en cours à l’Assemblée nationale pour réduire ces délais au plus vite