La revue Nature vient de produire une étude établissant le lien entre les modes d’agriculture et les écosystèmes du sol.
Le résumé porte sur les effets de 63 pesticides sur les archées de sol, les bactéries, les champignons, les protistes, les nématodes, les arthropodes et les principaux groupes de gènes fonctionnels sur 373 sites couvrant les forêts, les prairies et les terres cultivées dans 26 pays européens. Les résidus de pesticides ont été détectés dans 70% des sites et sont apparus comme le deuxième moteur le plus fort des modèles de biodiversité du sol après les propriétés du sol.
Les pesticides ont modifié les fonctions microbiennes, y compris le cyclage du phosphore et de l’azote, et supprimé les taxons bénéfiques, y compris les champignons mycorhiziens arbusculaires et les nématodes bactérivores.« Plus que le nombre de pesticides retrouvés, c’est leur rémanence dans les sols qui est inquiétante », souligne Patrick Lavelle, professeur émérite en écologie des sols à Sorbonne Université à Paris.
Köninger, J., Labouyrie, M., Ballabio, C. et coll. Les résidus de pesticides modifient la biodiversité taxonomique et fonctionnelle dans les sols. Nature 650, 367–373 (2026). https://doi.org/10.1038/s41586-025-09991-z