Les canicules et leurs effets sur la production d’électricité nucléaire

En France nous avons 57 réacteurs nucléaires, et ils doivent être refroidis en permanence, d’où leur implantation près de la mer ou de cours d’eaux. C’est pourquoi lors des pics de chaleur, ces rejets d’eaux de refroidissement, entrainent des hausses de température des rivières, ou des fleuves, et de fait , peuvent contraindre EDF à réduire, voire arrêter sa production pour éviter de réchauffer davantage les cours d’eau (ce qui est problématique pour la faune et la flore aquatiques) .

Il existe 2 sortes de  circuits de refroidissement dans les installations nucléaires ; l’un dit fermé, , les rejets thermiques sont principalement effectués alors dans l’atmosphère, par le biais de tours aéroréfrigérantes,l’autre dit ouvert , dans ce cas les rejets thermiques sont entièrement effectués par voie liquide et donc directement dans le milieu.

EDF annonce déjà de devoir  envisager de baisser la production des centrales nucléaires du Bugey, dans l’Ain, et de Saint-Alban, en Isère. Face aux fortes chaleurs, ces restrictions permettront d’éviter un trop grand réchauffement des eaux du Rhône. Les rejets thermiques liquides sont encadrés : l’échauffement du milieu (pour toutes les centrales) et la température en aval (pour la plupart d’entre elles) ne doivent pas dépasser des valeurs fixées réglementairement. Les arrêts ou restrictions pour des raisons environnementales ont un effet limité sur la production nucléaire d’EDF avec une baisse annuelle estimée à 0,3%, mais pourrait être augmentée dans le cas d’évolution climatique à la hausse ( 1,4% à l’horizon 2035, puis 1,5% en 2050) . C’est pourquoi EDF a annoncé un plan d’adaptation de ses installations nucléaires, hydrauliques et insulaires, pour un total de 8,7 milliards d’euros d’ici 2040.