Lancement de la consultation sur la biodiversité

À Marseille vendredi 18 mai le ministre de la transition écologique Nicolas Hulot a lancé son plan pour la biodiversité. Après avoir initié le plan Climat, fait entrer le Président  dans une forme de postérité avec son “make our planet great again”, le voilà au chevet des espèces. Un plan qui pourrait bien dans les prochains mois, devenir “un frère jumeau » du plan Climat. Parce que l’un et l’autre sont liés et que tous deux ont le même but: la survie de l’humanité. Il a officialisé alors la tenue, en juin 2020, du congrès mondial de la nature, le ministre de la Transition écologique était sur son terrain d’aventures.

“Diversité est un mot essentiel qui sied bien à Marseille”,on devrait délocaliser le ministère ici”. Brûlant de convictions sur l’extinction des espèces et l’impératif devoir d’y remédier, Nicolas Hulot a appris l’art d’attirer l’attention en dédramatisant non pas les enjeux, mais leur mise en scène.“Je veux sonner le tocsin et lancer ce cri de mobilisation générale. Chacun doit prendre sa part de responsabilité”, a déclaré le ministre de la Transition écologique.

“Nous assistons à la sixième extinction de masse, celle de la biodiversité”, a-t-il expliqué . “Dans le siècle, 30 à 40 % du vivant pourra avoir disparu de la surface de la planète.” A commencer par les abeilles. “En Chine, des ouvrières agricoles pollinisent à la main les champs.” Même sort pour les oiseaux.

En France, selon des études menées par le Muséum d’histoire naturelle, “33 % des oiseaux des campagnes ont disparu entre 1989 et 2017 avec une chute de 25 % sur les quinze dernières années. Une hécatombe liée à l’intensification agricole et à la disparition des insectes dont ils se nourrissent. Nicolas Hulot lance l’alerte et prépare une riposte à laquelle il veut associer les Français. Une consultation est ouverte sur le site www.consultation-plan-biodiversité.gouv.fr. Ils sont invités jusqu’au 7 juin, à donner avis et solutions sur plusieurs thèmes : qualité de vie et santé ; produire et consommer; nature et territoires ; engager la société ; ou encore action internationale.”

Le plan Biodiversité devrait être finalisé en juillet après un comité interministériel le 28 juin. “C’est une question de survie” insiste le ministre, “à l’horizon 2030, il ne faut plus continuer à détruire la nature, mais devenir réparateur du vivant.”