La loi d’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans retoquée par le Conseil Constitutionnel

L’Assemblée nationale avait  définitivement adopté le 21 juillet , la loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans avec un texte  particulièrement succinct. Officiellement destinée à protéger les mineurs, cette réforme pourrait imposer, dès la rentrée, un système de vérification d’âge reposant sur une preuve d’identité.

Or , malgré le relatif consensus sur le principe même, d’une interdiction des réseaux sociaux aux jeunes mineurs, le Conseil constitutionnel avait été saisi par des députés socialistes et « insoumis » après l’adoption du texte. Les auteurs de la loi estiment toutefois qu’en fixant, au niveau national, une telle interdiction, les plateformes se verront de facto dans l’obligation d’empêcher les moins de 15 ans de s’inscrire, et donc de  vérifier leur âge en soumettant ces accès à la présentation de leur carte d’identité.

Le Conseil constitutionnel reconnaît que le gouvernement est tout à fait fondé à vouloir protéger les jeunes Français des risques des réseaux sociaux, toutes les mesures prises en ce sens doivent être « nécessaires, adaptées et proportionnées » pour respecter deux principes fondamentaux, la liberté d’expression et le droit à la vie privée.

Mais n’y a-t-il pas une contradiction à vouloir pourfendre l’utilisation des réseaux sociaux tout en déroulant le tapis rouge à l’intelligence artificielle sans  mesures normatives et législatives  en vantant  la puissance d’un outil mal encadré? Une fois installée à chaque instant  dans nos vies, dans la sphère économique autant que personnelle, l’intelligence artificielle se démultipliera pour vite devenir incontrôlable sans pour l’instant n’inquiéter personne!

Pour l’instant la mise en place de cette loi sur les réseaux sociaux à la rentrée de Septembre est donc remise en cause.