La pollution atmosphérique due aux feux de forêts contribuerait à plus de 13 % de la surmortalité totale en Europe attribuable à la pollution par les particules fines (PM2.5) selon les résultats du projet Exhaustion rapportés par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).
l’Association AtmoSud a rassemblé les principaux enseignements de la littérature scientifique récente sur les émissions liées aux incendies, le transport des fumées, leurs effets sur la qualité de l’air et la santé, ainsi que les enjeux de surveillance.
Les fumées émanant des feux contiennent un mélange complexe de gaz, de composés organiques volatils (COV) et d’aérosols de différentes natures. Dans l’atmosphère, ces polluants primaires subissent des transformations physicochimiques qui peuvent donner naissance à des polluants secondaires. On peut y retrouver du dioxyde de carbone, du monoxyde de carbone, des oxydes d’azote, du méthane, ou encore de l’ammoniac. Le type de feux (prairies, forêts…) peut donner lieu à des profils d’émissions de fumées très différents.
Ces fumées (mélange de gaz, particules solides et gouttelettes émises par la combustion) engendrées par les incendies peuvent se déplacer sur plusieurs centaines de kilomètres et ainsi contaminer différents milieux (air, eau, sol) et affecter des populations éloignées géographiquement, rappelons nous des feux canadiens qui l’an dernier se sont déplacés sur la France, en traversant l’océan.
Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), citée dans la note, l’inhalation à court terme de fumées de bois altère les mécanismes de défense immunitaire des poumons.