Tous les articles par Jacqueline Collard

Un nouveau rapport alerte sur la crise climatique et la biodiversité

Pour la première fois, cinquante des plus grands spécialistes mondiaux de la biodiversité et du climat ont publié, ce jeudi 10 juin, un rapport commun sur le sujet. Ils y affirment l’impérieuse nécessité d’aborder conjointement ces crises pour espérer les résoudre, et ce alors qu’en France le Conseil d’État  demande au gouvernement de muscler sa politique climatique.

Pour établir ce rapport se sont réunis en visioconférences des experts sélectionnés par le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et la plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES). Il s’agit de la première collaboration entre ces deux organismes qui évaluent l’état des connaissances scientifiques sur ces deux thématiques.

« Le changement climatique menace de plus en plus la nature et les services qu’elle rend aux populations, a expliqué le climatologue Hans-Otto Pörtner, coprésident du comité de pilotage scientifique du rapport. Plus le monde se réchauffe, moins il y a de nourriture ou d’eau potable dans de nombreuses régions. Les changements de biodiversité, à leur tour, affectent le climat, en particulier par le biais d’impacts sur les cycles du carbone et de l’eau. Un avenir mondial durable est encore réalisable, mais il nécessite un changement radical. »

IPBES-IPCC CO-SPONSORED WORKSHOPBIODIVERSITY AND CLIMATE CHANGEWORKSHOP REPORT

The Synopsis presents the main conclusions of the workshop. In addition, a longer Scientific Outcome was prepared by participants including seven sections, a list of references and a glossary, and is posted here: https://ipbes.net/events/ipbes-ipcc-workshop

Un rapport sénatorial fait le point sur la crise sanitaire 1 an aprés

Trois parlementaires du Sénat ont rédigé un rapport dans le cadre de la délégation à la prospective intitulé « Crises sanitaires et outils numériques : répondre avec efficacité pour retrouver nos libertés« :  ils viennent de le divulguer.

Voir aussi : le rapport dans son intégralité

Rapport d’information de Mmes Véronique GUILLOTIN, Christine LAVARDE et M. René-Paul SAVARY, fait au nom de la délégation sénatoriale à la prospective n° 673 (2020-2021) – 3 juin 2021

http://www.senat.fr/rap/r20-673/r20-673-syn.pdf

http://www.senat.fr/notice-rapport/2020/r20-673-notice.html

Il commence ainsi: « Nous ne pouvons pas nous permettre mettre sous cloche la vie sociale et économique du pays tout entier à chaque nouvelle crise.C’est pourquoi le présent rapport propose de recourir bien plus fortement aux outils numériques, en assumant si nécessaire des mesures plus intrusives, mais aussi plus ciblées et limitées dans le temps. Avec, pour contrepartie, une liberté retrouvée plus vite dans le «monde réel»

En savoir plus sur notre système immunitaire

C’est la gageure que s’est fixé Thierry Souccar pour aider tout un chacun à améliorer son système immunitaire à travers son livre!  un ouvrage racontant en détail les précautions à prendre pour que notre système immunitaire soit le mieux préparé à affronter aléas et maladies.

le titre prometteur avec à la clé, 700 études pour rédiger celui ci :

Arrêtons de saborder notre immunité

(Ed. Thierry Souccar, 2020)

Contrairement aux idées reçues, le système immunitaire n’entre pas en action qu’en cas d’infection virale ou bactérienne. Il est programmé pour répondre immédiatement par une inflammation à toute anomalie : prise de poids, glycémie élevée, hypertension, changement dans la flore intestinale, et même manque de sommeil ou stress. Or les sentinelles de l’organisme qui devraient mener sereinement une activité de surveillance et de maintenance sont, avec le mode de vie et d’alimentation contemporains, de plus en plus agressées. Tant que l’anomalie n’est pas corrigée  par un changement, le système immunitaire reste suractivé, l’inflammation devient chronique. L’inflammation fait aussi vieillir le système immunitaire lui-même et expose à des complications en cas d’infection, comme on le voit avec la covid-19. Elle peut conduire aux cancers, diabète, maladies cardiovasculaires, Alzheimer, Parkinson etc…

Serge Morand publie : l’homme, la faune sauvage et la peste

« Préserver la nature, c’est préserver notre humanité… et notre santé, il est temps d’en finir avec le massacre de la faune sauvage, et de renouer avec notre vraie nature. « 

(Son livre est paru chez Fayard, 2020)

Le témoignage percutant de Serge Morand, écologue de la santé, qui monte au front pour révéler les responsabilités de notre civilisation dans la crise sanitaire. Il propose, plutôt que d’accuser hypocritement des animaux sauvages de transmettre une peste moderne, de lutter enfin contre les fondements de la crise écologique, à l’origine de la transmission du coronavirus.

S’appuyant sur les dernières avancées scientifiques, cet essai propose un panorama inédit des relations évolutives entre les hommes et les primates non humains, mais aussi des relations écologiques que nous entretenons avec les autres animaux, par le biais de la chasse et de la domestication. Si ces relations sont à l’origine du parasitage des humains, on oublie trop souvent que nous pouvons aussi transmettre des maladies aux animaux.

Par Serge Morand, Serge Morand est écologue de la santé, directeur de recherche au CNRS et au Cirad et enseignant à la Faculté de médecine tropicale de Bangkok, en Thaïlande.chercheur au CNRS et au CIRAD, travaille au Centre d’infectiologie Christophe-Mérieux du Laos.

Réglementation du protoxyde d’azote (N2O) utilisé en dehors du champ thérapeutique

Le 20 décembre 2018, l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) avait publié un rapport soulignant la visibilité du protoxyde d’azote dans l’espace public pour des usages inappropriés : « De nombreuses petites cartouches grises contenant le gaz sont retrouvées, de façon continuelle et massive, dans plusieurs secteurs de l’espace urbain ou sur les lieux de rassemblement de jeunes, le long des trottoirs, aux abords de certaines épiceries de nuit, à proximité de grands ensembles urbains où se pratique le deal de drogues illicites, etc »,

Selon l’étude de l’Anses à ce propos il a été répertorié, entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2019, 66 intoxications au protoxyde d’azote ont été enregistrées. Il s’agissait en majorité de jeunes hommes et plus de la moitié avait entre 20 et 25 ans.

Au sein de l’OFDT, les dispositifs TREND (Tendances récentes et nouvelles drogues) s’intéressent essentiellement aux groupes particulièrement consommateurs de produits psychoactifs ; soyons vigilants de ces dérives préjudiciables à la santé des jeunes.

La diffusion d’informations sur le protoxyde d’azote est d’autant plus nécessaire que des consommations répétées et à intervalles trop rapprochés peuvent entraîner des maux de têtes, des vertiges, mais également des troubles du rythme cardiaque graves (notamment si le gaz est associé à des stimulants ou à d’autres toxiques ).

Une étude sud-coréenne, publiée en ligne en octobre 2018 dans le Journal of Clinical Neurology, rapporte la survenue de cette complication neurologique chez ces deux patients habitués à inhaler de fortes doses de N2O.Le N2O endommage le système nerveux en interférant avec le métabolisme de la vitamine B12, avec pour conséquence une perte de la gaine de myéline qui permet la conduction, de manière rapide et efficace, des signaux électriques le long des fibres nerveuses. L’atteinte de la myéline entraîne donc une interruption de la transmission nerveuse. Le N2O est également responsable d’une anémie dite mégaloblastique, caractérisée par des globules rouges de grande taille.

Le protoxyde d’azoteDISLong

C’est ainsi qu’une loi réglementant son usage a été promulguée:  

LOI n° 2021-695 du 1er juin 2021 tendant à prévenir les usages dangereux du protoxyde d’azote (1)

NOR : SSAX1936070L
ELI : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2021/6/1/SSAX1936070L/jo/texte