Le Conseil de sécurité, la diplomatie française déclarait solennellement, le 28 octobre, que « les risques de prolifération nucléaires n’ont jamais été aussi élevés ». Or la ministre des Armées, Catherine Vautrin a annoncé fièrement la mise en service opérationnelle du missile nucléaire M51.3.
Le programme de modernisation du M51 lancé en 2014, précède largement la guerre entre la Russie et l’Ukraine et montre que l’État ne cherche qu’une seule chose à travers la modernisation et le renouvellement de ses systèmes nucléaires : garantir pour toujours la capacité à utiliser son arsenal.
De fait, le président de la République porte une responsabilité forte sur la crise du régime de non-prolifération nucléaire en ne respectant pas les obligations de désarmement que la France s’est pourtant engagée à réaliser au titre du TNP, le Traité de non-prolifération nucléaire. En prétendant lutter contre la prolifération tout en modernisant son arsenal, la France ne la freine pas : elle l’alimente.