Alors que se préparent les dernières négociations à New York en amont de la future COP 30 à Belem en Novembre nous venons de franchir la 7ème limite planétaire : l’acidification des océans, qui a augmenté de 30 à 40 % depuis l’ère préindustrielle. Sur 9 en tout, seules 2 limites sont respectées et ne risquent pas d’être franchies dans l’immédiat : la pollution aux aérosols atmosphériques et le maintien de la couche d’ozone…
Ces changements drastiques et irréversibles dans les équilibres climatiques, provoqués par le dépassement d’un certain seuil de température, pourraient remettre en question jusqu’à la viabilité même de nos sociétés. Ce sont les sciences du système Terre, sur la base de données rigoureuses, qui démontrent l’impossibilité pour nos sociétés de perdurer si l’on continue sur notre trajectoire actuelle, sans changement radical. En France, il faudrait passer de 9 à 2 tonnes d’émissions de CO2 par personne. En simplifiant, cela signifie de diviser par cinq notre consommation et notre production, ce qui ne semble pas être à l’ordre du jour pour de nombreux citoyens français.
Et de plus, nous apprenons qu’ à cette occasion à ce sommet climat organisé à New York, seuls 47 des 118 pays rassemblés avaient annoncé rehausser leurs objectifs climatiques, (alors que l’Accord de Paris de 2015 prévoit qu’ils soient renouvelés tous les cinq ans) et la France a même fait obstruction aux négociations européennes, en posant des conditions sur le nucléaire et l’industrie.
Et l’Europe s’est contentée de présenter une simple « déclaration d’intention » proposant une fourchette comprenant une baisse des émissions entre 66,25 % et 72,5 % d’ici 2035. Devant de telles réalités au sommet de New York des inquiétudes s’instaurent quant aux résultats de la COP30, qui devrait se concentrer sur l’accélération de la mise en œuvre de l’Accord de Paris.