Un rapport parlementaire sur la santé environnementale très édifiant

Alors que le plan national santé-environnement 2021-2025 PNSE4 est arrivé à échéance sans qu’un nouveau plan ne soit annoncé pour les années à venir, le rapport de la député Catherine Hervieu sur l’évaluation des politiques de santé environnementale, déposé le 16 avril 2026, dénonce un financement et des moyens trop faibles de la part des pouvoirs publics, au regard des coûts sanitaires de la pollution estimés à plus de 150 milliards d’euros par an.  

Pour la rapporteure, il faut agir à la source « avec des règles claires et contraignantes », sur le modèle du renforcement des contrôles de la qualité de l’air qui a conduit à une réduction des particules fines. Le rapport pointe également un déficit d’accès à une information compréhensible pour les non-spécialistes ainsi qu’un manque de formation à la santé environnementale des différents acteurs de l’environnement (agriculteurs, urbanistes, élus, opérateurs sanitaires…).

Par ailleurs, le rapport recommande de renforcer les moyens des agences nationales comme l’Ademe ou l’Anses, ainsi que les services déconcentrés de l’État et les opérateurs locaux avec les agences régionales de santé (ARS).

Ce rapport rendu public surprend par ses objections, quelques semaines aprés le sommet One Health de Lyon où le chef d’Etat français parlait de structurer une véritable politique de santé environnementale à l’échelle internationale.

«En Europe, les facteurs environnementaux évitables sont responsables de 1,4 million de décès par an, soit au moins 15% de la mortalité.» Et, en France, la problématique semble reléguée au second plan «Il ne se passe quasiment plus une semaine sans qu’une nouvelle étude révèle l’ampleur des pollutions environnementales.» PFAS, Cadmium; pollutions de l’air, de l’eau etc..

« La santé environnementale ne bénéficie d’aucun portage et n’est la priorité d’aucun ministère. Elle entre souvent en conflit avec d’autres priorités, comme la compétitivité ou l’emploi ». » Cette situation suscite une forte incompréhension chez les citoyens, notamment chez les malades, qui dénoncent des logiques économiques perçues comme prioritaires par rapport à leur santé ».

Il est donc urgent de s’appuyer sur les 85 recommandations que comporte ce rapport.

https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/rapports/cec/l17b2689_rapport-information#